Id., p
dans le pays des Perses, corrigeant successivement tout ce qui se présenta au cours de la route.- On nous décrit ensuite toutes les étapes de l'itinéraire et les répressions nécessitées dans un grand nombre de lieux. Un des plus grands coupables que l'on rencontra fut Abraham, fils de Audmihr, de Beit Lapât, dont on détaille toutes les iniquités suivies de l'écrit qu'il rédigeapour confesser les motifs de sa déposition *, Après quoi il refusa de faire pénitence et redoubla ses crimes, fut saisi, mis en prison perpétuelle, excommunié. Le document se termine par l'interdiction faite à quiconque de communiquer avec lui en quelque manière que ce soit. Suivent les signatures épiscopales et autres.
3° Du règlement des mœurs vertueuses. — C'est un traité d'un genre assez verbeux où, parmi des considérations sans fin, on rencontre quelques décisions dont la précision laisse à désirer, ce Nous, les métropolitains et les évêques... nous avons exposé, décidé et défini que... les clercs des villes ou des campagnes ne pourront faire des factions, nouer des liens, user de serments ou d'écrits pour s'insurger contre leurs directeurs ou les uns contre les autres, ni recourir à la protection des séculiers dont ils troublent la conscience par leurs calomnies. Il n'est pas non plus permis aux séculiers, de leur côté, comme ils ont fait pendant le temps de la perturbation, d'exciter des schismes et des disputes, ni de prêter la main à ceux qui osent faire quelque chose de semblable 2. »
On condamne ensuite la bigamie et tous les degrés de l'inceste. On accorde aux coupables occupant un rang parmi les clercs « un laps de temps d'un, de deux, tout au plus de trois mois ou d'un an, s'ils obéissent, pour en arriver à régler leurs affaires entre eux et celles auxquelles ils se sont unis 3. » Ceux qui invoquent des délais interminables avec le dessein d'esquiver la loi sont interdits et chassés de l'église et de la communion ainsi que de la société des fidèles. Et ces sentences s'appliquent aux femmes aussi bien qu'aux hommes. « Nous avons parlé plus haut des clercs qui ont pris la femme de leur frère. Quant aux fidèles séculiers qui ont, par ignorance, commis ce même péché de s'unir à la femme de leur frère, ne pensant pas que c'était un péché... nous les laissons libres, dans leur propre jugement, de s'éloigner de ce péché d'un mariage illégitime, conformément au conseil et à l'avis des prêtres de l'Eglise qui leur est nécessaire pour leur régularisation. S'il leur est difficile, s'ils ne peuvent laisser leur femme parce qu'ils sont avec elle depuis de longues années ou à cause des enfants qu'ils ont eus d'elle, nous décidons qu'ils jeûneront tous les deux — je veux dire celui qui a pris la femme de son frère et celle qui s'est unie à son beau-frère — pendant un an, également ; ils prieront et supplieront Dieu à cause de leurs fautes ; et, comme rachat de