Id.t p
leur péché, ils donneront aux pauvres et aux malheureux de l'église de leur ville ou de leur village une partie convenable, selon leur position, de Phéritage qu'ils possèdent, et on leur donnera l'absolution *. »
Clercs ou séculiers qui méprisent ces sanctions et quiconque communiquera en secret ou en public avec les interdits tombent sous le coup des peines suivantes : « Qu'aucun des clercs ou des fidèles séculiers ne puisse les accompagner au jour de leur mort, ni conduire leur cercueil en célébrant l'office, ni les ensevelir au jour de leur décès, soit en secret, soit en public,... mais qu'ils soient comme des ânes, comme les bêtes qu'ils ont imitées dans leurs mœurs 2. »
4° De la déposition des deux personnes qui avaient introduit la dualité ; des absolutions (de la revalidation des ordinations) et des sentences qui furent prononcées au sujet de ceux qui avaient été institués par eux. — Il s'agit encore du conflit soulevé par la compétition de Mar Elisée et Mar Narsès. C'est l'historique de cet épisode, suivi du récit d'un fait analogue relatif à Yzedaphrid et à Sergius, mais ces derniers ayant été de bonne foi, on partage entre eux les territoires. Le premier aura les Églises de Zarang, de Pharah et de Qâs, le second celles de Bist et de Roukout.
5° Des définitions et des règles relatives aux degrés du gouvernement ecclésiastique. — C'est une longue homélie rappelant au respect de la hiérarchie et des canons. Les circonstances difficiles de l'heure présente ne permettent pas de convoquer tous les évêques autour du catholicos; on se borne donc à leur communiquer les écrits et les décisions susmentionnés. « Il ne sera permis, soit à Beit Lapât, soit à Nisibe, soit en quelque autre lieu, ni aux évêques de la province, ni aux évêques ou au métropolitain d'une autre province, d'ordonner un évêque métropolitain ou d'introniser un évêque déjà ordonné, ou excommunié, sur le siège de Beit Lapât, de Nisibe ou de quelque autre lieu que ce soit, sans notre autorisation, notre présence ou nos lettres 3. » Suivent les sanctions contre tous ceux qui mépriseraient les décisions du concile et ensuite les signatures de dix-huit évêques.
2° et 6° Nous ne possédons que des fragments de ces deux lettres dont M. J.-B. Chabot a proposé une restitution 4.
Suivant son titre : De l'orthodoxie de la foi, la deuxième lettre contient la formule de confession orthodoxe 5. — La sixième lettre intitulée Practica déclare qu'après la mort de Mar-Aba son siège ne pourra être occupé par « un de ceux qui préfèrent le plaisir à l'amour de Dieu ». On enverra cher-