‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 492 sur 544 · Quellen · texte numérisé non relu

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et aux deux autres signalés par Hardouin 1. Deux de nos canons y sont précédés de la mention suivante : Piaerio et Ardabore vv. ce. consulibus VIII kal. octob. in basilica sancta Leontina. La basilique Léontine d'IIippone est connue 2 ; aussi les Ballerini, et après eux Maassen, admettent-ils sans hésiter ce concile d'Hippone du 24 septembre 427.

Mais si l'allocution par laquelle débute le texte publié par les Ballerini appartient au concile d'Hippone, les canons qui la suivent ne seraient-ils pas de la même source ? Je me garderais de l'affirmer aussitôt ; les confusions et transpositions sont trop fréquentes dans les textes des conciles africains. C'est du moins une présomption qu'il nous sera possible de contrôler par les indications de Ferrand.

Celui-ci mentionne sept fois un concile d'Hippone : ex conc. Hipponireg. à savoir aux titres 34, 35, 37, 47, 54, 95 et 198. On ne saurait admettre une confusion ni des erreurs de copiste portant sur des références aussi nombreuses. D'autre part, il est certain que Ferrand ne se reportait pas au concile d'Hippone de 393, car il ne connaît les décrets de ce synode que sous la forme abrégée où ils figurent dans les actes du concile de Carthage de 397 et il les cite exclusivement sous la rubrique : ex conc. Carthagin. Reste donc que les sept mentions relevées se rapportent au concile d'Hippone de 427.

Ce n'est pas que le document ait échappé à la confusion jui est la loi commune des textes africains. Si la préface ainsi que les sept canons mentionnés par Ferrand appartiennent au concile d'Hippone (ce sont les can. 1, 2, 4, 5, 9 et 10 des Ballerini), trois autres (les caji, 6, 7 et 8) proviennent de la deuxième session du concile de 419 ; car ici encore le contrôle de Ferrand est positif; les trois canons étant cités par lui comme d'un concile de Carthage.

Au demeurant, la publication des Ballerini n'ajoute aux textes connus que l'allocution d'Aurélius et le can. 4 ; car la clause finale est insignifiante. Tous les autres canons se trouvaient déjà, sauf des variantes, dans Denys ; ceux d'Hippone dans la première session du concile de 419, les trois autres dans la seconde session. Mais ce qu'il est intéressant de noter, c'est que les premiers sont rapportés par Denys au milieu même de ceux qu'il reproduit du premier concile d'Hippone, de 393, sous leur forme abrégée. Cela même est un exemple de la confusion qui règne dans les textes africains, tels qu'ils sont parvenus jusqu'à nous. La source utilisée par Denys aura confondu et rapproché les canons des deux conciles d'Hippone ; car le contrôle qu'il est possible d'établir, grâce aux indications de

1. Conc, I, col. 879, en marge du canon 29. — Ces deux mss. sont l'un de Pithou, l'autre du collège de Clermont.

2. [S. Gseil, Les monuments antiques de V Algérie, in-8, Paris, 1901, t. n, p. 213 : La basilica Leontiana, fondée par Léontius, évêque d'Hippone et martyr.]

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