‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 535 sur 544 · LA COLLECTION CANONIQUE DU DIACRE THÉODOSE · texte numérisé non relu

LA COLLECTION CANONIQUE DU DIACRE THÉODOSE

manuscrit est une compilation, à un point de vue alexandrin, de documents relatifs aux conciles de Nicée et de Sardique. Or, rien ne pouvait, mieux que cette collection, éclaircir la question débattue entre les églises de Rome et d'Afrique. M. G. H. Turner estime qu'on peut admettre, (et nous croyons que ce n'est pas assez dire) que les délégués de Garthage en Orient étaient pourvus d'exemplaires des canons de Nicée, les uns dans la version de Cécilien , les autres sous une forme qui incluait ceux de Sardique. L'objet même du litige étant dans cette diversité des exemplaires, on s'expliquerait à grand'peine que les messagers n'eussent pas été pourvus des uns et des autres afin de procéder à des confrontations et à des collations du texte, indépendamment de la traduction qu'ils sollicitaient. A Gonstantinople, la besogne se trouvait réduite d'autant plus qu'on n'y connaissait pas plus le concile de Sardique qu'àCarthage même; aussi Atticus se borna-t-il à faire serrer le texte grec d'un peu plus près que dans la version de Cécilien que le messager portait avec lui, ainsi qu'on peut s'en convaincre en comparant les canons 10 et 20 des deux versions de Cécilien et d' Atticus. La dépendance de la seconde à l'égard de la première saute aux yeux. En revanche, à Alexandrie, on était depuis longtemps familiarisé avec le nom et les documents de Sardique, grâce à la participation d'Athanase et sans doute aussi grâce à une copie des canons que devait conserver l'archive de l'Eglise. Si de Constantinople le messager a rapporté la preuve que la version cécilienne coïncidait pour le nombre et la matière des canons avec l'original grec, d'Alexandrie le messager rapporta la preuve que les canons pseudo-nicéens mis en avant par l'Église de Rome devaient être résolument identifiés avec les canons de Sardique. Dès lors, on est pleinement en droit de supposer que Cyrille ou son commissaire n'aura pas vu de solution plus péremptoire du conflit que de mettre aux mains des africains une série de documents sur les deux conciles de Nicée et de Sardique aussi complète que les archives du siège pa triarcal pouvaient la fournir, pièces se groupant naturellement autour de la vie et des écrits de saint Athanase. Cette théorie, aussi ingénieuse que satisfaisante, trouve une sorte de confirmation dans la garantie d'exactitude exprimée par saint Cyrille faisant appel au témoignage de l'histoire : quod et in ecclesiastica historia requirentes invenietis. Ces mots se réfèrent aux documents historiques qui accompagnent la lettre et au surplus l'affirmation de Cyrille porte sur le synode et non, comme celle d'Atticus, sur les canons.

Cette hypothèse jette une lumière nouvelle sur le contenu du manuscrit.

Nous avons dit que la Collection de Théodose contient des pièces grecques et des pièces africaines et un document africain, la np session du concile de Carthage, en419, précède immédiatement la collection elle-même. Cette coïncidence s'explique sans peine si on observe que le corps du manuscrit se compose de documents envoyés d'Alexandrie à Carthage, en 419.

La Collection s'ouvre par les canons de Nicée dans la version dç Ceci-

lien, c'est-à-dire la version que les Africains opposaient aux textes romains et que le messager de 419 aura certainement présentée à Cyrille. Une comparaison instituée entre la forme théodosienne de la version de Cécilien et la forme allemande permet de remarquer que celle-ci est plus voisine d'Atticus, celle-là de l'original grec. Or la version d'Atticus n'est que la version de Gécilien revisée, d'où il résulte que la forme allemande représente excellemment l'original de Cécilien et la forme théodosienne une revision sur le grec du texte Gécilien. Dès lors, il semble que ce soit se rendre à l'évidence que de tenir les canons de Théodose pour la version de Nicés rapportée d'Alexandrie par Innocent.

Parmi les documents relatifs à Sardique, le premier que nous rencontrons dans la Collection théodosienne (11 a) est le symbole du conciliabule eusébien de Philippopolis, sous ce titre : sancta synodus congregata Sardicœ. Il y aurait lieu d'être surpris qu'un semblable document fût conservé à Alexandrie et communiqué par Cyrille, si on ne remarquait que cette pièce contient certains traits de la pure doctrine anti-athanasienne, par exemple que le Père a engendré le Fils « par sa volonté » et non « de sa nature », ce qui se trouve formellement contredit par l'omission de la négation en sorte que ceux qui disent que aut voluntate vel arbitrio pater genuit filium s'y trouvent anathématisés ; ainsi le document se trouve être finalement orthodoxe. On comprend sans trop de peine que dans un laps de temps d'un demi-siècle environ la véritable histoire d'un symbole ait pu subir quelques altérations et par suite d'une méprise aisée à expliquer on fait émaner du concile orthodoxe le document issu du conciliabule hérétique tenu simultanément, à une distance très rapprochée, grâce à quelques corrections apportées soit à l'original soit à la traduction.

La nature de la traduction des canons de Sardique vient corroborer cet argument. Ces canons, rapidement jetés en circulation en grec et en latin, ne font défaut, sous une forme ou sous une autre, qu'à un très petit nombre de collections conciliaires latines. Or la version théodosienne est unique, elle consiste en une traduction nouvelle et distincte du grec. Cette traduction était destinée aux Africains qui prétendaient ignorer l'origine des textes romains, les Alexandrins ne pouvaient leur rendre de plus réel service que de leur mettre entre les mains une traduction latine des canons de Sardique d'après le texte grec conservé dans leurs propres archives. Enfin, l'addition de la Chronique acéphale, relative à Athanase, était destinée à faciliter aux Africains la distinction des faits historiques de Nicée et de Sardique brouillés à plaisir par les Romains.

Cest donc l'Église d'Alexandrie qui aurait fourni les éléments de solution du conflit élevé entre Rome et Garthage, la Collection du diacre Théodose a conservé les documents ainsi communiqués.

D'après Massen et Turner, H, Leclercq.

P. 8 : F. Cavallera, Le schisme d'Antioche (iv-ve siècle), in-8, Paris, 1905.

P. 36 : Le numéro de la note est 1 et non pas 5.

P. 42 : Le concile de Gonstantinople en 381 semble contredire la doctrine de la nécessité de la présence du pape ou de ses mandataires pour assurer à un concile le privilège de l'œcuménicilé. Dès 382, en effet, on voit des évoques d'Orient réunis à Constantinople décerner à l'assemblée tenue l'année précédente le titre de concile œcuménique. G. A. Kellner, Papst und Konzil im ersten Jahrtausend, 2e article, dans Zeitschrift fur katholische Théologie, 1903, 3e trimestre, montre que le concilede381 ne prit réellement la valeur d'un concile oecuménique qu'après approbation de ses décrets par le concile de Chalcédoine, en 451. Jusqu'à cette date, il existe toute une série de témoignages contre l'œcuménicité décernée par l'assemblée de 382. Quand on parle des conciles dont les décisions sont obligatoires, on ne fait pas mention de celui de 381, ce qui serait inexplicable s'il était réellement considéré comme œcuménique. La lutte contre le nestorianisme fournit plusieurs preuves du silence sous lequel on passe ce concile de 381. Cependant les Pères de Chalcédoine mentionnent le symbole de Constantinople à côté du symbole de Nicée. Mais on met quelque temps avant de se décider à faire un pas de plus. Le pape Simplice écrivant à Acace de Constantinople (1er janvier 476) ne mentionne que trois conciles œcuméniques : Nicée, Ephèse, Chalcédoine ; de même la lettre de Félix II, datée du 5 octobre 485 ; de même encore le Décret dit de Gélase. Ce pape, dans une lettre de 496 adressée aux évêques de Dardanie, rappelle les décisions conciliaires rendues contre les hérétiques et met sur la même ligne les condamnations d'Arius (Nicée), Eunomiuset Macédonius (Constantinople 381), Nestorius (Ephèse), Eutychès (Chalcédoine). L'édition du Décret publiée par le pape Hormisdas (514-523) ajoute, aux trois conciles mentionnés primitivement, le concile de 381. Désormais c'est une chose adoptée. La lettre du pape Jean II (534) aux sénateurs Aviénus et Libérius s'exprime ainsi : Tomum yero papx Leonis necnon et quattuor synodos : Nicœnam et Constantinopolitanam et Ephesinam primant et Chalcedonensem,sicut Romana hactenus suscepit et veneratur Ecclesia, sequimur amplectimur atque servamus. M. L. Duchesne a donc retardé trop la reconnaissance du concile quand il a écrit: « Ce concile (de 381) n'était pas reconnu à Rome et ne le fut pas avant le pontificat de Vigile. Depuis Vigile (537-555) le concile de 381 prend rang parmi les conciles œcuméniques dans les énumérations officielles. > Liber pontificalis, édit. Duchesne, in-4, Paris, 1886, t. i, p. xxxvm. P. 58, n. 1, ligne 15 : lire 'O^o^oyia.

P. 59 : Cf. note 2 : H. Lietzmann, Apollinaris von Laodicàa und seine Schule, in-8, Tubingen, 1904.

P. 72 : Cf. p. 195.

P. 76, n. 2, ligne 1 : au lieu de 10 juin 390, lire 16 juin.

P. 93, note 9 : Le fait rapporté dans ce canon doit être rapproché d'une lettre adressée vers 515-520 par Licinius de Tours, Eustochius d'Angers et Melaine de Rennes à deux prêtres bretons, Louocat et Catihern, qui employaient des femmes dans l'administration des sacrements. Sur cette question, cf. L. Duchesne, Louocat et Catihern, prêtres bretons du temps de saint Melaine, dans la Revue de Bretagne et de Vendée, 1885, t. vu, p. 5-18; A. de la Borderie, Histoire de Bretagne, in-8, Rennes, 1896, 1. 1, p. 170-172 ; E.Ernault, dans la Revue de Bretagne et de Vendée, 1885, t. vu, p. 18-21.

P. 103, note 2 : Mansi, op. cit., t. ni, col. 945 sq., sous la rubrique du Ille concile de Garthage donne une série de canons qui se retrouvent, t. vm, col. 893 sq., sous le titre de Vetera Ecclesiae statuta et qui sont en réalité les Slatuta Ecclesise antiqua. Les Ballerini, dans S. Léon, Opéra, t. in, col. 653,ontprouvé l'attribution de ce document à saint Césaire d'Arles. Le texte excellent qu'ils en ont donné est établi d'après cinq manuscrits : manuscrit de Lorsch, Vatic. Palat. 574, ixe siècle) ; deux manuscrits de VHadriana(Vallicell. A. 5, ixe siècle, et Vatic. 5845) ; deux manuscrits de la collection dite du Ms du Vatican (Vatic. 4342) et un manuscrit provenant de la Barberine (Barberin. XIV, 52). De plus les Ballerini avaient utilisé les fragments du manuscrit d'Hérouval publié par Jacques Petit. A cette collation consciencieuse Mansi préféra le texte écourté d'un manuscrit de Novare, le Lucensis 424, du xne siècle, texte qui n'est pas sans intérêt à la condition d'être rapproché de celui qu'ont établi les Ballerini, dont on n'est pas dispensé de faire usage de préférence à celui de la Conc. ampliss. coll., et qui a été réimprimé dans P. L., t. lvi, col. 879 sq.

P. 129, ligne 26 : IVe concile, lire Vie concile.

P. 136 : Les Canones ad Gallos que certains érudits attardés attribuent au concile romain de 402 n'ont rien à voir avec ce concile. La pièce en question est une décrétale de Sirice ; cf. Babut, La plus ancienne décrétale ; Turmel, Chronique d'histoire ecclésiastique, dans la Revue du clergé français, 1" décembre 1907, p. 538.

P. 137 : P. Ubaldi, La Sinodo Ad quercum dell'anno k03, dans Memorie délia reale Accademia di Torino, série II, t. lu, p. 37-97.

P. 159, note 3 : Mansi, op. cit., t. vi, col. 1181 sq., donne le texte latin du concile de Séleucie dont il fixe la date à 405 et qu'il place néanmoins après des documents relatifs à l'année 492. Aucune note explicative, on en est donc réduit à l'avis contenu dans la Synopse du volume : Cum nuper nobis occurrerit Synodus qusedam syriaca, habita anno 405, in latinam linguam translata, quse superius erat referenda, nos ut nihil desit ex parte nostra, quamvis extra locum, eam tamen appendicis titulo collocamus. Ce texte latin est une copie du texte et des notes publiés par Muratori, dans ses Antiquitates Italicse medii sévi, in-fol., Mediolani, 1740, t. m, col. 975 sq. Mansi avait sans doute oublié qu'il avait donné une fois ce concile, sous sa date véritable de 410, dans le même texte latin précédé d'une préface de Muratori. C'est au tome m qu'il avait donné ce texte et la seule différence, d'ailleurs insignifiante, qu'on relève d'un tome à l'autre c'est au canon 8e (t. ni) : Thronum Cucharum, et au même canon 8e (t. vu), Thronum Ucharum : et en note ; Thronum Eucharum, désignant le Siège de Rome.

Ajouter a la bibliographie du concile de 410, Revue des traditions populaires, t. xi, p. 244.

P. 168 : On trouvera dans P. L., t. xlv, quelques notes relatives aux conciles convoqués à l'occasion du pélagianisme, à Garthage (412), col. 1691 ; à Jérusalem (415), col. 1697-1701 ; à Diospolis (415) col. 1708 ; à Carthage (416), col. 1711 ; à Milève (416), col. 1712 ; à Carthage (417), col. 1723 ; à Carthage (418), col. 1728.

P. 174, lignf 18 : Au lieu de Cléestius, lire Célestius.

— ligne 19 : Au lieu de dilemne, lire dilemme. P. 195 : P. Quesnel, De supposito concilio Telensi, et pseudo epistola Siricii papœ qme Tractatoriaad episcopos dicitur, P. L., t. xvi, col. 1075-1091 ; Ballerini, Observationes in dissertationem XV Quesnelli de concilio Teleptensi, seu verius Zellensi, quod una cum Siricii epistola in eo recita ta a suppositionis nota vindicatur, P.L. t. lvi, col. 1091-1106.

P. 196. Puisque nous traitons ici de l'affaire des appels à Rome nous pouvons rappeler les discussions d'une science plus abondante que sereine consacrées à cette question par P. Quesnel et les Ballerini. On les trouvera réimprimées à la suite des œuvres de S. Léon le Grand, dans P. L., t. lv, col. 429: Apologia pro S. Hilario Arelatensi et antiquis S. Ecclesix Arelatensi juribus, in très partes distributa, 4<> De Causa Celidonii, 2° De Projecti episcopi negotio ; 3° Pro S. Hilario ; col. 533 : Balleriniorum observationes : 1° De causa Celidonii, ubi de jure appellationum episcopalium ad Apostolicam sedem fusius disseritur, 2° De causa Projecti, ubi de ecclesiasticis Galliarum provinciis ac metropolibus ; Observ. in IIIm partent.

P. 234, note 1 : M. Fr. Loofs, l'éditeur des Nestoriana a réparti la masse des fragments qu'il a pu recueillir en trois groupes : les lettres, elles sont au nombre de dix, toutes complètes, échelonnées entre les années 429-431. Parmi ces dix pièces, trois sont en grec dans la teneur originale, quatre autres à l'état de fragments, deux enfin sont apocryphes et ne nous parviennent qu'à travers le voile d'une traduction syriaque. Un deuxième groupe se compose des homélies et discours, représentés par trente pièces environ dont une seule est intacte en grec et par dix-huit fragments. Un troisième groupe est formé de divers écrits et traités n'ayant pu trouver place dans les deux catégories précédentes : trois fragments de la Tragédie (431-435) — le principal en latin — quatre fragments syriaques du Theopaschites, douze anathématismes latins contre saint Cyrille, trois Testimonia de Christo syriaques de provenance nestorienne et non pas monophysite, enfin une courte série du Dubia, plusieurs capitula grecs et douze anathématismes syriaques.

P. 295, note 1 : Les actes du concile d'Éphèse sont parvenus en Occident par une versien contenue dans trois collections, manuscrits de Tours, de Vérone et de Salzbourg. Cette version a pour auteur le traducteur du V« concile général de 553, dans la sixième session duquel on utilisa un grand nombre de fragments des actes d'Éphèse qui avaient déjà été rais en œuvre. La traduction latine du concile d'Éphèse n'est pas citée entièrement à l'année 590 où Pelage II en cite des extraits dans sa lettre aux évoques d'Istrie. La version publiée par Le Cointe (Cointius) en 1574, représente la collection du manuscrit de Tours, sinon le manuscrit lui-même et ne porte pas réellement les deux lettres de Nestorius à Célestin. Il s'ensuit que dom Coustant est excusable

d'avoir attribué l'édition princeps de ces lettres à Baronius. En ce qui concerne les actes grecs on peut, en toute confiance, utiliser la collation faite par Hardouin sur le manuscrit Seguierianus (Coisl. 32).

P. 305. Un essai récent de rehabilitation théolologique de Nestorius a été tenté par J. F. Béthune-Baker, Nestorius and his Teaching, a fresh examination of the évidence, With spécial référence to the newly recovered Apology of Nestorius (The Bazaar of Heraclides), in-12, Cambridge, 1908. Cf. V. Ermoni, La question ne storienne, dans la Revue du clergé français, 1908, t. lv, p. 461- 469; Revue bénédictine, 1908, t. xxv, p. 338-389.

P. 313 : F. Cavallera, Le schisme d'Antioche, IV-VQ siècle, in-8, Paris, 1905.

P. 347. Au lieu de paragraphe CXIV, lire CXLIV.

P. 377 : Le P. Garnier, S. J., éditeur des ouvrages de Marius Mercator, leur a donné un appendice considérable, réimprimé dans P. L., t. xlviii, col. 257-698, divisé en sept dissertations toutes consacrées à l'hérésie pélagienne. Nous transcrirons ici les titres et sous-titres de la deuxième dissertation, relative aux conciles.

I synodus, ab Aurelio adversus Cœlestium habita Carthagine, anno Christi 412 (t. xlviii, col. 321-323).

II synodus, a Joanne episcopo Ilierosolymis in causa Pelagii contracta die 30 julii a. C. 415 (col. 323-327).

/// synodus, ab Eulogio Cxsariensi adversus Pelagium Diospoli collecta, die 20 decembris a. C. 415 (col. 327-331).

IV synodus ab Aurelio coacta Carthagine adv. Pelagium et Cœlestium absentes, circa tempus autumni a. C. 416 (col. 331-333).

V synodus, a Silvano seniore seu primate Numidiœ Milevi congregata circa finem octobris a. C. 416 (col. 333-335).

VI synodus, Carthagine a quinque episcopis, sub finem ejusdem anni habita (col. 335-336).

VII synodus, habita Romœ adv. Pelagium et Cœlestium ab Innocentio I, VI kal. Febr. a. C. 417 (col. 336-338).

VIII synodus ab Attico Constantinopoli congregata adv. Cœlestium, anno 417 (col. 338).

IX synodus, Romœ a Zosimo celebrata in causa Cœlestii, circiter mensem Septembrem a. 417 (col. 338-344).

X synodus, a Theodoto Antiocheno, adv. Pelagium habita, ut videtur Antiochiœ, mense octobri, a. C. 4i7(col. 344-347).

XI synodus, coacta Carthagine ab Aurelio, ante quadragesimam, anno 418 (col. 447).

Digressio de conciliis Africanœ Ecclesiœ (col. 348-350).

XII synodus, Carthagine ab Aurelio ex omnibus Africœ provinciis collecta, kal. Maiis a. C. 418 (col. 350-353).

XIII synodus, quœ secunda Africana ibidem habita, eodem anno circiter médium Junium (col. 353-355).

XIV synodus, Romœ a Zosimo papa adv. Pelagium et Cœlestium, die XV Aprilis celebrata (col. 353-355).

XV synodus, Carthagine ab Aurelio congregata ex tota dioecesi Africœ, eodem anno, mense Augusto (col. 358-359).

XVI synodus Carthagine ab Aurelio convocata, anno 419 (col. 359).

XVII synodus, episcoporum secundx Celicix Anazarbi a M aximiano habita adv. Julianum, anno 423 (col. 359,).

XVIII synodus, Constantinopoli ab Attico collecta in causa ejectorum ab occidente episcoporum Pelagio pertinaciter faventium anno 424 vel 425 (col. 363-336).

XIX synodus, Romx a Cxlestino habita in causa episcoporum Pelagio pertinaciter faventium anno 424 vel i25 (col. 363-367).

XX synodus qux Africana universalis, ab Aurelio congregata, in causa cum aliorum tum etiam Leporii monachi ad rectam fidem ex errore conversi (col. 367-373.)

XXI synodus quse prima Gallicana, ab Honorato episcopo Arelatensi coacta, ut conjectura est, Arelate, anno 427 (col. 171-172).

XXII synodus, Verolamii in Anglia a Germano et lupo sedis apostolicx legatis, adversus episcopos Pelagianos habita, anno 425 (col. 372-373).

XXIV synodus qux totius orbis Ephesi congregata, die 23junii, a. C. 43i (col. 373-375,1.

XXV synodi octo quinto sxculo in eadem causa Pelagianorum variis tcmporibus (col. 376-378).

P.379,n. l.Cf. P.Quesnel, De conciliis africanis in Pelagianorum causa celebratis ab o bitu Innocenta papx I usque ad Zosimi adversus eosdem sententiam dans P.L., t. lvi, col. 959-1006, et les Balleriniorum observationes, col. 1006-1042.

P. 379, n. 1 : D'après le même érudit nous allons donner une statistique analogue relative au nestorianisme.

I synodus, a Cxlestino Romx habita, occasione chartarum Nestorii Constantinopoli missarum a. C. Ù29 post festa paschalia (col. 1167-1169).

II synodus y qux prima Alexandrina sub sancto Cyrillo prxsule, eodem anno, automni tempor. (col. 1170-1172).

77/ synodus, qux secunda Alexandrina sub Cyrillo episcopo anno kW ante quadragesimam[co\. 1172-1173).

IV synodus, qux secunda Romana sub Cxlestino pp. a. 430 mensc Augusto (col. 1174-1177).

V synodus, qux prima Constantinopolitana,a Nestorio coacla, a. 430, autumni tempore (col. 1177).

VI synodus, qux prima universalis totius JEgypti a. 430 sub initium mensis Atkyr (col. 1174-1184).

VII synodus, qux tertia Romana, a. 430, nonis Maii (col. 1184-1188).

VIII synodus, qux Ephesina œcumenica, mense Junio, die XX, feria II (col. 1188-1102).

IX synodus, qux schismatica Ephesina sub Joanne Antiocheno, quinquc post catholicam diebus inchoata (col. 1202-1207).

X synodus, qux secunda Constantinopolitana in ordinatione Maximiani,VIII kal. Novemb. (col. 1207-1209).

XI synodus qux secunda schismatica, ab Orientalibus habita statim ut solutum est Ephesinum concilium atque adeo circiter mensem Novembrcm anno kZl (col. 1209).

XII synodus, qux tertia Constantinopolitana seupotius consultatio episcoporum in palatio corarn imperatore de actione pacis Ecclesiarum constituendx a. C. 432 (col. 1209-1211;.

XIII 5 ? HO dus (fuse III Orientalium adhuc schismaticorum habita Berox apud Acace post accepta per Aristolaeum tribunum imperatoris mandata eodem anno s ub fine m inensis Junii (col. 1211-1214).

XIV synodus aux secunda universalis JEgypti de pace Ecclesiarum inducenda eodem anno circa autumnum (col. 1274-1215).

XV synodus qux quarta Romana sub Sixto pp. a. C. 433, die 26 aprilis (col. 1215-1218).

P. 488 : L'épiscopat breton n'apparaît pas ici pour la première fois. Nous l'avons rencontré, représenté par trois de ses membres, au concile d'Arles en 114 : Eborius, évêque à'Eboracum {= York), Restitutus deLondinium (= Londres) ; Adelfius de Colonia Londiniensium. E. Hùbner, Inscript. Britannix christianx, 1876, p. vm, note 1, propose la correction Colonia Lindensium Lincoln, tandis que Haddan et Stubbs, Councils and ecclesiastical documents, t. î, p. 7, proposent la correction Colonia Le gionensium qui serait Caerleon-on- Usk. Une grosse difficulté à l'adoption de cette dernière explication c'est que Caerleon n'a jamais porté le titre de Colonia. La correction Lindensium me paraît donc devoir être prise en très sérieuse considération. Nous retrouvons quelques membres de l'épiscopat breton au concile de Rimini, en 359. Us étaient là au nombre d'au moins sept ou huit venus de Bretagne, dont trois tellement dénués de ressources qu'ils acceptèrent l'allocation de l'empereur Constance pour l'entretien des évêques. Nous devons ce renseignement à Sulpice Sévère, Hist. sacra, 1. II, c. lv. Au dire de Gildas, Hist., édit. Stevenson, c. xii, l'arianisme produisit alors quelques troubles en Bretagne et y fraya le chemin à d'autres erreurs. Néanmoins le christianisme continua de s'étendre. Dans les dernières années du ive siècle, un Breton, saint Ninian,évangélisa la côte septentrionale de la Bretagne entre le mur de Sévère et le mur d'Antonin, fonda à Whitern (Gallowai), une église épiscopale dédiée à saint Martin de Tours, d'où il étendit son apostolat aux Pietés établis dans le sud du pays appelé aujourd'hui l'Ecosse, entre le mur d'Antonin et les monts Grampians. Bède, Hist. eccles., 1. III, c. iv, P. Z, t. xcv, col. 121. Dans la première moitié du ve siècle, les incursions des Pietés et des Scots succédèrent au départ du corps romain d'occupation et la province Valentia, située entre les deux murs, fut dévastée. L'Eglise fondée par Ninian aura dû périr alors, ou peu s'en faut. C'est dans ces circonstances que, de l'autre côté du mur de Sévère, dans l'Eglise bretonne, éclata l'hérésie pélagienne. Toutefois ce ne fut qu'après la mort, ou du moins la disparition de Pelage (vers 417), que sa doctrine fut implantée en Bretagne par Agricol, fils d'un évêque pélagien de race bretonne appelé Sévérien, probablement en 420 et 425. Ici se place le voyage de saint Germain d'Auxerre et de saint Loup de Troyes, en 429. Les deux évêques prolongèrent leur séjour pendant deux années 430, 431. Saint Germain débusqua l'hérésie et prêcha partout la saine doctrine, enfin il rétablit la pureté delà foi. (Prosperd'Aquitaine, Ckronicon, ad ann. 429 ; Constance, Vita S. Germani Antisiodor., 1. I, c. v, vi, xix, xxm, xxiv, dans Acta sanct., juill. t. vu, 31 juill. ; Bède, Hist. eccles., 1. I, c. xv-xx, P. Z., t. xev, col. 42-49. Au cours de ses prédications, il aida les Bretons à repousser victorieusement une incursion des Pietés et des Saxons qui, quelques jours avant la Pâque de l'an 430, vinrent assaillir la tribu bretonne chez laquelle Germain prêchait et baptisait. Germain, qui avait été comte avant d'être évêque, prit le commandement de ses

néophytes, choisitles positions de combat et le jour dePâques 430,les Bretons reçurent l'attaque et la repoussèrent au cri de la fête du jour, Alléluia ! mettant les assaillants en pleine déroute. E. O. Williams, St Germanus, or Garmon, bishop of Auxerre, dans Archxologia Cambrensis 1859, III© série, t. v, p. 57-66.

En 447, second voyage de saint Germain dans l'île de Bretagne pour lutter contre le semi-pélagianisme. Cette fois il ne fit qu'un séjour de quelques mois. (Constance, \ita S. Germant, 1. II, c. i ; Bède, Hisi. eccles., 1. I, c. xxi, P.L.,t. xcv, col. 50. Dans ce voyage le saint consolidâtes résultats de sa première mission lors de laquelle il avait, pour assurer le relèvement de l'Église bretonne, introduit l'institution monastique. C'est principalement l'organisation épiscopale qui nous intéresse ici à cause du rapport qu'elle a avec les assemblées synodales tenues parles évoques bretons. Nous citerons à ce sujet une page de M. A. de la Borderie, Histoire de Bretagne, in-4, Rennes, 1896, t. i, p. 277.

«Pour l'organisation épiscopale, on commença sans doute, en Grande-Bretagne comme ailleurs, par mettre un évêque dans chacune des principales villes ou cités où les chrétiens se trouvaient assez nombreux pour former une Église. Mais les limites des diocèses durent être plus ou moins arbitraires, car les villes et cités de Bretagne n'avaient point, comme celles des Gaules, chacune sous sa dépendance le territoire d'une ancienne peuplade celtique ; les limites des diocèses fondés à l'époque romaine eurent donc assez peu de rapports avec celles des anciennes tribus bretonnes. D'ailleurs ce premier état des évêchés de l'île de Bretagne ne survécut guère à la domination romaine ; il fut bouleversé, emporté par l'invasion saxonne qui envahit, ravagea les provinces chrétiennes et ruina les villes. En même temps, après le départ des Romains, s était réveillé avecénergie l'esprit des institutions nationales bretonnes; chaque tribu prétendait à l'autonomie, à l'indépendance et voulait avoir son roi, qui lui à son tour voulait régler à sa guise le service religieux de son petit royaume.

« Ainsi, la vie de saint Paul Aurélien nous montre un roitelet de la Cambrie, du nom de Mac Conomor (Vita S. Pauli Aurel., auctore Wimonoco, dans la Revue celtique, t. v, p. 431), appelant chez lui ce pieux personnage fort jeune encore, mais déjà chef d'une communauté monastique, et lui confiant le gouvernement spirituel de son peuple, gouvernement si profitable à tout le monde que Mac Conomor veut absolument compléter les pouvoirs de son apôtre et en faire l'évêque, le pasteur suprême de son petit état. Kev. celt., t. v, p. 432. Paul Aurélien s'y refuse, non pour protester contre l'usurpation anticanonique de ce prince qui, de sa propre autorité, veut créer un siège épiscopal, mais par un pur sentiment d'humilité.

c Si la multiplication des petites royautés locales tendait à celle des évêchés ou au moins des évêques, il en était de même de la réforme ecclésiastique qui, en Grande-Bretagne, aux ve et vi« siècles, fit de plus en plus prévaloir le clergé régulier et l'institut monastique. Les chefs des grandes abbayes, dont la mission était impossible sans une pleine autorité sur leur monastère principal et sur ses dépendances, éprouvaient évidemment le besoin d'y exercer l'autorité épiscopale par eux-mêmes ou par des prélats faisant partie de leur communauté. Dans la vie de saint Samson, nous voyons en Grand» hn tagne ce pieux personnage mis, par une assemblée ecclésiastique désignée

sous le nom de synode, à la tête d'un grand monastère regardé comme une fondation de l'illustre saint Germain ; et peu de temps après, les mêmes évêques qui figuraient dans ce synode lui conférèrent l'onction épiscopale sans lui assigner aucune nouvelle dignité — uniquement, ce semble, pour lui rendre plus aisé l'exercice de sa charge en complétant son autorité sur sa famille monastique.

« L'ordination épiscopale de saint Samson nous révèle un autre trait curieux des mœurs ecclésiastiques de l'île de Bretagne. Les évêques du pays s'assemblent, le jour de la Chaire de saint Pierre (22 février) dans ce monastère de saint Germain pour consacrer deux évêques ; mais, dit le biographe du saint, « selon l'antique coutume, » ils en devaient ordonner trois à la fois. Ils en cherchent donc un troisième qui fut saint Samson. D'où venait cet usage ? Dans quel but ?

« Peut-être en pourra-t-on découvrir le motif dans la vie de saint Telian, qui avait succédé à saint Dubrice comme chef de toutes les Eglises de la Cambrie méridionale — encore bien que Dubrice ait eu son siège épiscopal à Caerleon-sur-Usk, et Telian le sien à Landaf. Au milieu du vie siècle, après les ravages de la peste jaune, il releva son église, dit son biographe, « en ras- « semblant autour de lui les anciens disciples de saintDubrice et avec eux beau- « coup d'autres jaloux d'imiter ses mœurs et de suivre sa doctrine. Il mit l'un < de ces disciples (Ismaël) sur le siège deMénévie, etdonna l'ordre épiscopal à « à plusieurs d'entre eux qu'il envoya en divers lieux du pays, leur attribuant o^des diocèses (parochias) selon les nécessités du peuple et du clergé.»

« Voici donc, d'après ces documents, l'idée qu'on peut se faire de l'organisation religieuse de la Cambrie méridionale au cours du vie siècle : au sommet, un évêque principal, dont la primatie (si le mot n'était pas bien gros pour la chose, disons seulement la supériorité) n'est point attachée à un siège, mais ambulatoire — on voit cet évêque principal siéger successivement à Caerleonon-Usk, à Landaf, à Ménévie — de façon à se fixer toujours sur la tête du plus digne. Cet évêque principal est en même temps le chef d'un monastère. Pour l'assister, l'éclairer dans son gouvernement épiscopal, il a près de lui une assemblée, le synode dont les membres sont désignés sous le nom de majores, ce qui embrasse les évêques et les abbés et en général tous les personnages notables de l'ordre ecclésiastique. Ce synode délibère sur toutes les affaires importantes de la région. Il va même jusqu'à donner parfois des abbés aux monastères, il concourt avec l'évêque principal à former ces arrondissements épiscopaux variables « selon les besoins du clergé et du peuple » qui étaient, on l'a vu plus haut, confiés à des évêques auxiliaires, souvent sans doute à des abbés-évêques comme Samson.»

P. 540 : P. Quesnel, De causa Eutyches archimandritx Constantinopolitani a Flaviano episcopo Constantinopolitano in synodo damnati, dans/*. Z., t. lv, col. 655-661 ; Appendix ad hanc dissertationem. De appellatorio Eutyches libella, quem ex Cassinensi codice edidit Christianus Lupus : an rêvera sit appellationis libellus, col. 661-663 ; Balleriniorum observationes in hanc Quesnelli dissertationem de causa Eutychetis, col. 663-669.

P. 555, note 1 : Ces actes du « Brigandage d'Éphèse » sont conservés dans deux mss. du British Muséum, Add. 12156 et Add. 14538. Le premier de ces manuscrits contient la partie de la session relative à Flavien d'Antioche et Eusèbe de Dorylée. Le deuxième contient la session concernant Ibas, Daniel de

Harran, Irénée de Tyr, Jquilin de Biblos, Sophrone de Telia, Théodoret de Cyr et Dommus d'Antioche. Ces documents ont été publiés par P. Martin G. Hoffmann et F. Perry dans les travaux mentionnés p. 555 et 556 ; ajoutons que F. Perry avait publié à Oxford, dès 1867, un extrait du ms. Add. U530 sous ce titre : An ancient syriac document,., ofthe second synod ofEphesus.

P. 603 : Flavien ne fut pas seul à protester. Le diacre légat Hilaire cria contradicitur, et ce mot latin se retrouve transcrit tel quel, en caractères grecs (KovrpaSnuToup), dans les Actes du concile. Mansi, op. cit., t. vi, col. 908. La lettre de protestation adressée du lieu de son exil par Eusèbe de Dorylée au pape a été retrouvée par Amelli qui l'a publiée avec l'appel de 1886, Flavien ; une autre édition a été donnée par Th. Mommsen, dans NeuesArchiv, t. xi, p. 361-367. D. G. Amelli, S. Leone Magno e l'Oriente, dissertazione sopra una collazione , Roma, 1882; Monte-Cassino, 1890; Grisar, dans Zeitschrift fur kathol. Théologie, 1882, p. 191-196. Appellatio Flaviani : the letters of appeal from the council of Ephesus a. D. 449 adressed by Flavian and Eusebius to S. Léo of Rome, edited with historical introduction by T. A. Lacey, in-12. London, 1903.

P. 606 : P. Quesnel, De causa Flaviani episcopi Constantinopolitani in pseudo-synodo Ephesina damnati atque depositi, P. L., t, lv, col. 669-685 ; Balleriniorum observationes, col. 685-701.

P. 649, note : La confirmation des huit premiers conciles généraux par le pape a été soutenue par Hefele et, à sa suite, par un certain nombre d'écrivains. Hergenrôther, Heinrich, Scheben, Kraus enseignent que tout concile œcuménique auquel le pape n'assiste pas doit être expressément confirmé par lui sans que l'approbation des légats en puisse tenir lieu. Bellarmin est d'un avis contraire (De conciliis et Ecclesia, 1. II, c. xi) ; selon lui un concile œcuménique qui s'est conformé aux instructions communiquées par les légats du Saint- Siège n'a que faire d'une confirmation subséquente. Et il tire parti de sa propre doctrine pour expliquer comment le concile de Chalcédoine se préoccupa de faire confirmer par saint Léon le canon 28e auquel les légats s'étaient opposés tandis qu'il ne s'inquiétait nullement d'obtenir cette confirmation pour le décret dogmatique. Hurter, De Ecclesia Christi, dans Compendium, t, i, n. 406, admet la doctrine de Bellarmin. Ce sont donc deux opinions en présence. Or les faits historiques fondés sur les textes nous apprennent que les pièces apportées en preuve de la confirmation du concile de Nicée par le pape Silvestre sont ou apocryphes ou mal comprises. Parmi ces dernières, il faut compter la déclaration d'un concile romain de 482 disant que les 318 Pères de Nicée confirmationem rerum atque auctoritatem sanctse romanse Ecclesia detulerunt. D'après ces mots on aconclu quelesPèresde Nicée avaient sollicitéà Rome la sanction de leurs décisions. Le concile romain veut dire simplement ceci, h propos d'un canon de Sardique imputé par erreur au concile de Nicée, que les Pèresde Sardique ont attribué àl'Église romaine le souverain pouvoir judiciaire Pour le concile de Chalcédoine la confirmation papale sollicitée ne vise que le seul 28e canon. Les IVe, Vie, Vile et VIII* conciles œcuménique» ont promulgué leurs décrets immédiatement après avoir obtenu la confirmation impériale.

P. 737-738, au lieu de 194, lire 195, au haut de la page.

P. 846 : Dioscore occupa ses loisirs forcés à écrire ses mémoires retrouvés et publiés par M. E. J^évillout, Récits de Dioscore, exilé à Gangres, sur leçon-,

cilede Chalcédoine, dans la Bévue égyptologique, 4e année, n. iv, p. 188; j'y relève ce qui suit : « Ils (les évêques d'Egypte) ne songeaient certes pas a combattre leur chef; mais un rôle actif dans le nouveau concile qu'on allait réunir (à Chalcédoine) leur semblait une chose peu enviable. La plupart méditaient donc surtout au moyen de ménager leur retraite et de retourner chez eux et ils n'écoutaient que d'une oreille fort distraite les brûlantes exhortations de Dioscore. C'est le patriarche qui témoigne lui-même de tous ces détails... dans un livre... Cet ouvrage fut rédigé en grec d'abord (car Dioscore, ainsi que ses prédécesseurs, parlait cette langue et ignorait même, nous dit-il, l'égyptien)» mais il fut aussitôt traduit en copte pour ses fidèles de race égyptienne et il devint l'une des pièces capitales de l'Église jacobite d'Alexandrie qui en fait, tous les ans, solennellement la lecture liturgique complète dans le sanctuaire de la Vierge le 20 (?) et le 21 du paopi. » D'après Nilles, Kalendarium manuale, 2e édit. , Œniponte, 1897, t. u, p. 709, la commémoration du concile de Chalcédoine n'est pas au 21 paopi (octobre) mais au 3 kator (novembre).

P. 904 : La date du concile provincial de Vannes est certainement antérieure à l'année 470 ; on s'accorde généralement à la placer vers 465. L'occasion de ce concile aurait été la consécration épiscopale de Paternus, évêque de Vannes, par le métropolitain de Tours, assisté de Nunechius de Nantes, Athenius de Rennes, Albinus et Liberalis dont les sièges ne sont pas désignés. Les éditions conciliaires et les manuscrits connus disent que l'assemblée se fit causa ordinandi episcopi. Cependant dom Lobineau, Vie des saints de Bretagne, 1725, p. 11, et dom Le Gallois, Histoire de Bretagne , t. n, col. 15, ont fait remarquer que les anciennes éditions portent causa ordinandi episcopatus (notamment l'édition de Venise, 1585, t. n, col. 408 ; et Bini, 1606, t. n, p. 191). Le collecteur Bini déclare formellement que la pièce qu'il donne est ex manuscriptis codicibus aucta eorumque collatione recognita, d'où il faut conclure qu'il existait alors des manuscrits donnant cette version, manuscrits qui n'ont pas été retrouvés. Paternus n'était pas seulement le nouvel évêque mais le premier évêque de Vannes, ainsi que l'a démontré A. de la Borderie, Histoire de Bretagne, in-8, Rennes, 1896, t. i, p. 204-205.

P. 1005. — On prétendit faire évêque chez les Osismes, en Bretagne, un certain évêque Litharedus dont la signature se lit au bas des actes du concile d'Orléans de 511 avec le titre d'episcopus Oxomensis ou episcopus de TJxuma (singulière forme du nom des Osismiï). Malheureusement, écrit à ce propos M. A. de la Borderie, Histoire de Bretagne, in-8, Rennes, 1896, t. i, p. 262- 263, cet évêque a été de tout temps réclamé par le diocèse de Séez, qui contient un territoire important sous le nom de pagus Oximensis, Oxomensis, Exomensis (l'Hiémois), d'où les évêques de ce diocèse se sont dits tantôt episcopus Sagiensis, tantôt episcopus Oximensis, comme ceux de Poitiers s'intitulaient parfois episcopus de Batiate (de Rezé), ceux de Coutances episcopus Brioverensis (de Brivodurum, Saint-Lô). — Il y a en outre plusieurs raisons pour exclure de la Bretagne armoricaine cet évêque d'Uxuma. D'après le témoignage formel de Grégoire de Tours, les Bretons du continent n'ont reconnu la suprématie des rois mérovingiens qu'après la mort de Clovis. Hist. Francor., 1. IV, c. iv, P. L., t. lxxi, col. 272. Or les évêques du concile d'Orléans de l'an 511 déclarent formellement s'être assemblés pour obéir ce aux volontés, aux ordres de Clovis, » ils le proclament comme « leur seigneur, leur roi très glorieux .»

Que les évêques de Rennes, de Nantes, de Vannes, de Séez, prissent part à ces manifestations d'obéissance ardemment dévouée, rien de plus naturel, puisque ces cités faisaient partie du royaume de Clovis ; mais les Bretons qui en étaient indépendants et fort jaloux de leur indépendance, ne pouvaient permettre à un évêque de leur territoire de se rendre à une assemblée réunie en de pareilles conditions. Puis encore cet évêque prétendu breton à'Uxuma, où aurait-il eu son siège ? Pas à Corisopitum (Quimper), puisqu'il y avait là en 511 un évêque, saint Corentin, dont la juridiction embrassait toute la Cornouaille. Il faudrait donc reléguer le pontife d'yxuma dans le Nord, dans ce qui a formé plus tard i'évêché de Léon, mais où la petite ville qui devint le siège de cet évêché n'existait pas ou n'existait plus. Pas d'autre asile pour ce pauvre prélat que le prétendu Vorganium de l'Aber-Vrac'h, le fameux oppidum de Castel Ac'h> siège épiscopal un peu grotesque. Et d'ailleurs pourquoi le mettre dans le Léon quand aucun évêque de ce siège n'a jamais dans aucun acte authentique le titre d'Oxomensis, Oximensis ou de Uxuma ? Il n'y a donc pas de place en Bretagne pour ce Litharedus, il faut le laisser à Séez qui le réclame.

P. 1005, note 1 : Relativement â ce rôle de saint Mélaine au 1er concile d'Orléans (511), cf. de la Borderie, Histoire de Bretagne, in-8, Rennes, 8961, t. i, p. 330-331.

P. 1061, au lieu de 227, lire 237, au haut de la page.

P. 1080 : Les décrets et les souscriptions épiscopales du IIe concile de Tolède (527) nous ont été conservés par plusieurs manuscrits, entre autres dans le manuscrit de Novare. Cf. Maassen, Geschichte der Quellen und der Literatur des canonischen Rechts, in-8, Grâtz, 1870, t. i, p. 717-721. Le texte a été publié par Amelli dans le Spicilegium Cassinense, t. i, p. 291. Mansi, Conc. ampliss. coll., préface, avait promis de compléter la liste des souscriptions de Tolède d'après le codex Lucensis i24 (bibl. du Chapitre) ; il n'a pas tenu parole.

L'ordre des signatures dans Labbe, Conc, t. iv, col. 1735, et Mansi, op. cit., t. vm, col. 784, est défectueux. Il ne remonte d'ailleurs qu'à l'édition de Loaisa et il faut l'abandonner pour reprendre celui du Pseudo-Isidore et de l' Hispana reproduit par Merlin, Crabbe, Gonzalez et V. de la Fuente dans son Historia ccclesiastica deEspaha, Madrid, 1873, t. n, p. 485-488. L'insertion du nom de Nebridius d'Égara, qui déclare avoir souscrit après le concile, est de nature à donner l'éveil sur un remaniement, puisque sa souscription est intercalée entre les noms de Pangarius et de Canonius, évêques présents au concile. De plus ce concile paraît avoir été provincial et on s'étonne que l'évoque d'Égara y souscrive puisque cette ville ne faisait pas partie de la province de Tolède.

En tête de la liste figure Montanus de Tolède, puis quatre évêques probablement suffragants, ensuite Marracinus exilé à Tolède invité au concile par déférence, enfin Nebridius et Justus qui indiquent les noms de leurs sièges et déclarent ne signer qu'après coup.

Montanus in Christi nomine episcopus his constitulionibus adquicvi, relegi et subscripsi die et anno quo supra.

Pangarius episcopus his constitutionibus adquievi, relegi et subscripsi die et anno quo supra.

Canonius episcopus his constitutionibus adquievi, etc.

Paulus episcopus his constitutionibus adquicvi, etc.

Domitiànus episcopus his constitulionibus adquievi, etc.

Marracinus (al. Marcianus) in Christi nomine episcopus ob causant fidei catholicx in Toletana urbe exilio dcpulatus, sanctorum fratrum mcorum cons' titutionibus interfui, relegi et subscripsi die et anno quo supra.

Nibridius in Christi nomine episcopus Ecclesix catholicx Egarensis hanc constitutionem consacerdotum meorum in Toletana urbe habitant, quum post aliquantum temporis advenissem, salva auctoritate priscorum canonum, relegi, probavi et subscripsi.

Justus in Christi nomine Ecclesix catholicse Urgelitanx episcopus hancconstitutionem consacerdotum meorum in Toleta urbe habitam, quum post aliquantum temporis advenissem salva auctoritate priscorum canonum, relegi, probari et subscripsi.

Dans la Collection canonique représentée par le manuscrit de Novare nous trouvons, entre les noms de Nibridius et de Justus, les deux noms suivants :

Elpidius in Christi nomine catholicx Ecclesix Ostensis episcopus hanc constitutionem, etc.

Justinianus in Christi nomine catholicx Ecclesix Valentinx episcopus hanc constitutionem, etc.

Les quatre derniers noms, signalant la signature après coup sont ceux de quatre frères : Justinien, Justus, Nébridius et Elpidius, mentionnés par saint Isidore de Séville dans le De viris illustribus, c. xxxm, xxxiv, P, Z., t. lxxxiii, 1099-1100. Justinien et Justus étaient respectivement évêques de Valencia et d'Urgel. Nébridius était assis sur le siège d'Égara, ainsi que nous le voyons par ses souscriptions au concile de Tarragone (546) et de Girone (517). Pour Elpidius nous avons ici la mention Ostensis qui ne répond à aucun siège épiscopal d'Espagne. D. H. Quentin, Elpidius de Huesca et les souscriptions du deuxième concile de Tolède, dans la Revue bénédictine, 1906, t. xxn, p. 257- 260, propose la correction Oscensis = Huesca, dont les plus anciens évêques connus avec certitude étaient Gabinius qui signa en 589 les actes du Ille concile de Tolède et Vincent dont nous possédons le testament.

Baronius et Hefele sont dans l'erreur quand ils font assister Nébridius et Justus au concile. Les collections canoniques font la distinction entre les évêques présents au concile et ceux qui ont signé après coup. « Une dernière observation, écrit D. H. Quentin, s'applique au nombre des évêques du concile donné par YHispana en tête des Actes : Concilium VIII episcoporum. On voit ici, une fois de plus, combien ces titres ont peu de valeur. Celui qui l'introduisit avait, il est vrai, huit noms sous les yeux ; s'il avait eu entre les mains le texte du manuscrit de Novare il aurait sans doute écrit : Concilium X episcoporum ; ce n'eût guère été plus exact. Le IIe concile de Tolède ne réunit en effet que cinq évêques de la province et un étranger et la manière dont ceux-ci s'expriment à la fin des actes semble indiquer qu'ils sentaient eux-même leur petit nombre. C'est peut-être la raison pour laquelle, peu de temps après, Monlanus profita du séjour simultané des quatre frères à Tolède, pour demander le poids de leur approbation en faveur des mesures prises au concile. »

F. Fita y Colome, Patrologia visigotica, Elpidio, Pompeyno, Vicente y Gabino, obispos de Huesca en el siglo VI, dans Bolletino de laAcademia de laHisforia, 1906, t, xlix, p. 137-169. veut introduire au Ile concile deTglède quatre

évoques nommés Simposius, Cartérius, Hidatius et Lucius, dont les sièges ne sont pas connus. Ce renseignement serait dû à deux manuscrits de Gerone et d'Urgel, consultés par le P. Vallannera dans son Viaje litterario, t. xi, p. ?6. Or ces noms sont tout simplement les quatre derniers noms du préambule des actes du premier concile de Saragosse, vers 380. La démonstration en a été faite par D. H. Quentin, Les prétendues souscriptions du deuxième concile de Tolède, dans la Revue bénédictine, 1906, t. xxm, p. 487-488.

P. 1085 : Il n'y eut pas que des questions théologiques pour provoquer les conciles de Valence et d'Orange. Le conflit engagé entre les métropoles d'Arles et de Vienne avait été gagné par Arles, en 514. Le titulaire de Vienne. Avit, mourut en 518, et son successeur Julien songea à reprendre l'offensive, non sur le terrain disciplinaire que les trop récentes décrétales de Symmaque ne permettaient pas de disputer de si tôt, mais sur le terrain dogmatique. L'acquiescement des évêques des pays situés au nord de l'Isère était presque acquis à toute entreprise du siège de Vienne ; on réunit donc un concile à Valence. La partie de la Vita Cxsarii, I, xlvi (35), P. L.} t. lxvii, col. 1023 ; t. xlx, col. 1792, écrite par Firmin, évêque d'Uzès, nous a conservé quelques détails sur ce concile. On y voit bien la démarcation des groupes épiscopaux par le cours de l'Isère. Gésaire, malade, se fit remplacer par les plus éminents des évêques, avec des prêtres et des diacres. Cyprien de Toulon fut très brillant et discuta à nouveau la question de la Grâce qui servait de prétexte à cette assemblée ; aussi le pape Boniface confirma de son autorité apostolique le jugement de Gésaire. Ici le biographe fait erreur. Le concile honoré par la confirmation papale n'est pas le concile de Valence, mais celui d'Orange ; or du concile d'Orange, dans la biographie de Césaire, il n'est même pas question. Tout ceci a été exposé soigneusement par M. P. Lejay, Le rôle théologique de Césaire d'Arles, dans la Revue d'histoire et de littérature religieuse, 1905, t. x, p. 545 sq. De même qu'Hefele, il place le concile de Valence avant celui d'Orange, tandis que M. Malnory, Saint Césaire d'Arles, p. 154, était d'un avis contraire. « Cette hypothèse était nécessaire lorsqu'on voyait dans Césaire un partisan modéré des idées augustiniennes. Mais la découverte de l'opuscule : Quid domnus Cœsarius senserit... par dom Morin (Rev. bénéd., 1896, t. xm, p. 435 sq.), l'étude des sermons, le rapport établi entre la décrétale d'Anastase et les débuts théologiques de Césaire prouvent qu'il a été jusqu'au bout du système et qu'il n'a jamais cessé de le prêcher pendant sa longue carrière. Le concile de Valence est la meilleure explication du concile d'Orange. C'est l'incident nécessaire qui montre pourquoi Césaire a voulu codifier les idées augustiniennes à cette date, et non à une autre, et pourquoi il a pu supporter quelques atténuations. On croyait aussi que le concile de Valence avait été convoqué par Césaire. L'hagiographe ne le dit pas, et, ne le disant pas, il insinue le contraire. Césaire n'avait pas à convoquer un concile sur le territoire de Vienne et en pays burgonde. » Le biographe de Césaire laisse entrevoir, quoi qu'il en ait, la situation qu'il s'efforce d'arranger à sa guise. Césaire est absent et les évêques réunis sont tout de suite convaincus par Cyprien de Toulon ; néanmoins ce n'est que peu à peu que les chefs des Églises acceptèrent « ce que le diable avait rêvé de supprimer par une soudaine opposition. i Toutes choses ne semblent donc pas s'être passées si rapidement. En outre, nous savons par Boniface aue l'initiative o> cette f soudaine opposition » était

due à des évêques, P. L., t. xlv, col. 1790. Ce sont eux « les évêques du Christ situés au delà de l'Isère ï, c'est-à-dire les amis et les suffragants du siège de Vienne qui siègent à Valence et invitent Césaire qu'une maladie diplomatique soustrait à cette assignation déguisée. Cependant Cyprien de Toulon sera là pour faire entendre la vraie doctrine de la grâce. Celui-ci présente un traité dont on croit ressaisir la trame dans le texte de la Vita Csesarii .*... omnia quœ dicebat de divinis utique Scripturis firmans, et de antiquissimis Patrum institutionibus probans... ; quorum intentionibus homo Dei dédit veram et evidentem ex traditione apostolica rationem. Ainsi la discussion était successivement'appuyée parles Écritures, par les Pères, par les papes. Le narrateur nous donne un échantillon de la première série de preuves ; nous avons peut-être la seconde série dans les Capitula sanctorum Patrum (Rev. bénéd., 1904, t. xxi, p. 225) ; enfin ce qu'on nous présente comme la tradition apostolique aura pu contenir la lettre d'Hormisdas à Possessor et les auctoritates des papes, conservées dans les archives romaines.

Contre cette assemblée de Valence, Césaire prépara sa revanche, il la pritau concile d'Orange. Il envoya à Rome un mémoire que Labbe a publié d'après un ms. de Saint-Maximin de Trêves. Mansi, op cit., t. vin, col. 722-724. Suivant son habitude, Césaire a inséré dans le titre le nom de l'auteur qu'il exploitait .- Capitula sancti Augustini in urbe Roma transmissa. Le ms. de Trêves contient dix-neuf Capitula. Il existe une seconde rédaction des Capitula dans un ms. de Namur édité d'une manière défectueuse par Pitra, Analecta sacra, t. v, p. 161-162. L'ordre diffère et, surtout, dix propositions nouvelles ont été ajoutées qui sont les chapitres xiv-xx du De dogmatibus ecclesiasticis de Gennadius, attribué, peut-être dès le temps de Césaire, à saint Augustin, et deux passages de YEnchiridion d'Augustin, n. 97 et 101-102. D'après domMorin cette recension serait un développement subséquent donné par Césaire à son projet de définition. Quoi qu'il en soit, ce fut le texte du ms. de Trêves qui fut adressé à Rome d'où il revint modifié : Capitula ab apostolica nobis sede transmissa, ce dernier écrit forme la partie principale du concile d'Orange. On doit noter cette consultation, cet échange de documents entre Rome et Arles pour comprendre le prologue, aux termes duquel on pourrait croire que c'est spontanément que les évêques ont signé un formulaire visant une situation théologique dont le danger venait de se révéler à eux fortuitement, au cours d'un entretien : « Etant venus pour la dédicace de la basilique construite par Libère... les matières des règles ecclésiastiques furent le sujet d'une conférence spirituelle entre nous ; nous apprîmes qu'il y avait de certaines gens qui, touchant la grâce et le libre arbitre, avaient, par simplicité, des opinions peu sûres et en désaccord avec la foi catholique. Aussi, suivant l'avis et l'autorité du siège apostolique, il nous a paru juste et raisonnable de publier et de souscrire un petit recueil de propositions à nous transmis par le siège apostolique. »

P. 1093 : On peut utiliser pour le commentaire des canons d'Orange, outre le travail cité de M. P. Lejay, op. cit., p. 251-265, un travail de F. H. Woods, Canons ofthe second council of Orange, in-8, Oxford, 1882. Les dix-neuf Capitula peuvent se diviser en deux parties : i-xiv, xv-xix. La première partie est une exposition complète du système augustinien ; la deuxième partie contiens quelques propositions qui paraissent viser les manichéens. Les Capitula sous-

crits à Orange, le 3 juillet 529, sont au nombre de vingt-cinq. Il est instructif de les confronter avec les Capitula du manuscrit de Trêves pour apprécier exactement le rôle de Césaire et celui du pape.

A Rome, on élimina tout ce qui était relatif aux manichéens. Sur les canons 1-14, on écartai et 2, on retint 7-10, on négligea 11-14 et il demeura ainsi huit sentences en forme de canons : ils figurent dans les éditions de Gennadius, De ecclesiasticis dogmatibus, c. xxxviii-xlv. Quelques autres propositions d'Orange, écrit M. Lejay, op. citn p. 256, note 4, se retrouvent dans les chapitres suivants : can. 13e = Gennad., xlvi ; can. 19e — Genn., xlvii ; can. 28 — Genn., xlviii ; enfin la confession finale a fourni Genn. xlix, l, li. On en a conclu que Césaire avait tiré mécaniquement de Gennadius une partie des décisions du concile. De plus, la sentence 2« du ms. de Trêves représente Genn., xxxm, amplifié.

P. 1095 : Dans le canon 6e (qui est le capitulum VIII du ms. de Trêves), on notera les termes qui désignent l'âme bien disposée : humilitas aut obœdientia humana, obœdientes et humiles. Ils paraissent être une allusion directe à Fauste. « Dans Fauste, X obœdientia joue le principal rôle, avec la castitas : ainsi s'annonce le moine du moyen âge. » A. Harnack, Dogmengeschichte, t. ni, p. 226, n. 3.

P. 1096 : Can. 8e ; au lieu de vie difficulté, lire vi définition de Cassien.

P. 1101 : Le pape fit ajouter une partie positive aux Capitula à lui présentés ; c'était seize propositions du recueil formé par Prosper des Sententix de saint Augustin (P. L., t. xlv, col. 1861 sq)., les propositions 22, 54, 56, 152, 212, 226, 260, 297, 299, 310, 314,317, 325, 340, 368, 372. Bien qu'elles ne soient pas consécutives ces sentences se suivent dans le procès-verbal du concile avec l'ordre où on les trouve chez Prosper. Toutefois ces extraits n'ont pas été insérés tels quels dans les actes d'Orange. Une sentence qui n'est pas de Prosper est intercalée entre les sentences 22 et 54, d'autres sentences ont été plus ou moins retouchées, ces retouches sont l'œuvre de Césaire. Arnold, Cœsarius von Arelate, p. 356. Césaire ajouta, en outre, une dernière partie aux actes du concile sous forme de profession de foi, cf. P. Lejay, op. cit., p. 259-263.

P. 1106 : Le procès-verbal fut signé par Libère et les viri inlustres, ce qui garantissait son acceptation par la portion laïque du concile. Comme il fallait une pièce déclarant officiellement que les Capitula venaient de Rome approuvant le texte remanié tel qu'il existait actuellement, on s'adressa à Boniface, archidiacre de Félix IV. Celui-ci mourut sur ces entrefaites et ce fut Boniface lui-même qui reçut la lettre de Césaire, P. L., t. xlv, col. 1790 sq. ; Mansi, op. cit., t. vin, col. 525. Boniface répondit le 25 janvier 531. La lettre porte comme date: VIII lai. febr., Lampadio et Oreste vv. cl. consulibus, c'est-àdire le 25 janvier 530. Mais à cette date Félix IV vivait. En conséquence, Sirmond propose la correction : post consulatum Lampadii et Orestis, etc.. qui est généralement adoptée.

Césaire fit un recueil de tous les documents : l'approbation de Boniface, les actes d'Orange, les Capitula sancti Augustini in urbcm Romam transmissa, les Capitula sanctorum Patrum. C'est peut-être alors qu'il publia une deuxième édition augmentée des Capitula sancti Augustini, telle que le manuscrit de Namur les a conservés. Une note, qui se trouve dans la collection canonique

1388 ADDBNDA ET ERRATA

du ms. de Saint-Maur (Bibl. nationale, lat. i451) énumère les principale» parties du recueil ; à l'origine, elle devait être placée en tête. Cette noie a été publiée par Maassen, Conc. sévi merov., p. 45-46, corrigée par D. G. Morin Rev. bénéd.y 1901 t. xxi, p. 257, et donnée par P. Lejay, op. cit., p. 265, note 1 avec la correction quamvis au lieu de quant devant, sinodum.

TABLE ANALYTIQUE

(Les chiffres gras donnent la date des conciles.)

Acolyte, 112 n. 2,

Affanchis ecclésiastiques, 992.

Affranchissement, 439, n. 1.

Afrique (Église d'), 68, n. 3.

Agaune, 515-523, 1017.

Agde, 506, 973.

Age d'ordination, 989.

Agelius, 64.

Alexandrie, 399, 122.

Alexandrie, 430, 264.

Alexandrie, 452, 882.

Ambroise (saint), 50, 80.

Anastasie, 1, 2.

Ancyre, 314-315, 1200.

Angers, 453, 883.

Antioche, 378, 29, 30.

Antioche, 388 ou 389, 75.

Antioche, 390, 75.

Antioche, 424, 214.

Antioche (école d'), 226, n. 2.

Antioche, 432, 382, 398.

Antioche, 445, 479.

Antioche, 447 ou 448, 491.

Antioche, 471, 907.

Antioche, 481, 914.

Antioche, 482, 915.

Antioche, 485, 927.

Antioche, 508 ou 509, 1004.

Antioche, 512, 1016.

Antioche, 542, 1174.

Apiarius, 196-214,

Apollinaire, 501, 1373.

Apollinarisme, 21, 52, n. 2: 59-62.

Apollinaristes (mauvaise foi des),

Apostats (réintégration des), 39.

Appel à l'empereur, 66, 342.

Appel au pape, 98, 196, 209, 214, 259,

Appel à Rome (droit d"), 1238.

Aquilée, 381, 49.

Aristolaùs, 388.

Arles, 105.

Arles, 424, n. 1 ; 976.

Arles, 443-452, 460.

Arles, 443, 882.

Arles, 451, 881.

Arles, 455, 886.

Arles, 475-480, 908.

Arles, 524, 1061.

Asile (droit d'), 121, n. 1.

Astorga, 446, 481.

Aurèle de Carthage, 82, 83, 97.

Avit (saint), 953.

Baptême (réitération du), 36, 38.

Barbe, 990.

Barcelone, 540, 1163.

Barsauma, 589-780, n. 1 ; 926.

Bassien d'Éphèse, 755 sq.

Beit Lapât, 486, 950.

Béryte, 448, 494.

Béryte, 751.

Besançon, 445, 477.

Biens d'Église, 983.

Boniface, 1362.

Bonose de Sardique, 81.

Bonosiens, 467.

Bordeaux, 385, 66. Bostra, 98.

Boudinhon, 1303, n. 1.

Bourges, 472, 907.

Braga, 411, 168.

Bras séculier, 51, 67.

TABLE ANALYTIQUE

Bretagne (deux conciles de), 512, 516,

Breton (épiscopat), 1378 sq.

Breviarium du concile d'Hippone, 100,

Brigandage d'Ephèse, 675.

Byzacène, 504 ou 507, 978.

Byzacène, 541, 1163.

Canon scripturaire, 89.

Canon 28 de Chalcédoine, 815-826.

Canon 28 de Chalcédoine (condamnation), 839.

Canon 28 de Chalcédoine (discussion), 847, n. 2.

Canon 28 de Chalcédoine (abandon apparent), 855.

Canones ad Gallos, 1374.

Capoue, 391, 80.

Carpentras, 527, 1074.

Carthage, 389, 76.

Carthage, 390, 76.

Carthage, 397, 83, n. 3, 84.

Carthage, 394, 97.

Carthage, 397, 26 juin, 98, 99.

Carthage, 397, 28 août, 98, 100.

Carthage, 398, 102.

Carthage, 399, 27 avril, 120.

Carthage, 401, 15 ou 16 juin, 125.

Carthage, 401, 18 septembre, 125,

Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage, Carthage,

403, 25 août, 154.

404, juin, 155.

405, 23 août, 156.

407, 18 juin, 156.

408, 16 juin, 158.

408, 13 octobre, 158.

410, juin, 159.

417 ou 418, 189.

418, 1er mai, 191.

419, 25 mai, 198.

Carthage, 536, 1136.

Catéchuménat, 37.

Célestin, pape, 260.

Célestins, 187, 188.

Célibat des clercs, 71, n. 3; Célines, vers 448 (?), 482.

Chalcédoine, 451, 649.

Chalon-sur-Saône, 470, 906.

Chélidoine, 461, 477, 478.

Chêne (conciliabule du), 403,

Cheveux, 990.

Chorévêques, 428, n. 2 ; 1197.

Christologie de S. Cyrille, 272, n. 1. Christotocos, 264, n. 2.

Chrysaphius,,514, n. 5.

Chypre, 399 ou 401, 122.

Chypre, 335. n. 2.

Cilicie, 423, 214.

Clermont, 535, 1139.

Codex canonum Ecclesise africanse,

Codex encyclius, 664.

Collatio Carthaginensis, 411, 167.

Collections canoniques, 770.

Collection canonique nestorienne, 1271.

Commissaires impériaux, 665.

Commonitorium de Zosime, 199.

Communication des idiomes, 231, 245.

Communio laicalis, 982.

Communio peregrina, 981, n. 1.

Concile annuel d'Afrique, 86, 90.

Conciles annuels, 429, n. 2.

Conciles généraux (confirmation des).

Conciles nationaux, 1156.

Concilium catholicum, 155.

Concubinat, 124.

Consécration épiscopale, 69.

Constantin ople, 381, 1-48, 1260, 1373.

Constantinople, 382, 19, 29, 30, 35,

42, 53. ' Constantinople (siège épiscopal de),

Constantinople, 383, 63.

Constantinople, 394, 97.

Constantinople, 400, 122.

Constantinople, 404, 154.

TABLE ANALYTIQUE

Constantinople, 426, 216.

Constantinople, 448, 518.

Constantinople, 450, 633.

Constantinople, 459, 887.

Constantinople, 492, 939.

Constantinople, 497 ou 498, 946.

Constantinople, 499, 947.

Constantinople, 518, 1047.

Constantinople, 519-520, 1053.

Constantinople, 532, 1119.

Constantinople, 533, 1120.

Constantinople, 536, 1142.

Constantinople, 543, 1187.

Conversio, 938.

Convocation de concile œcuménique, 4, n. 4 ; 288, 555, 566.

Corinthe, 419, 211.

Cyrille d'Alexandrie, 248, 306-422.

Cyrille (anathèmes de), 268.

Sexavoi, 143, n. 1.

Décret dogmatique de Chalcédoine, 725, 846.

Dédicaces d'églises, 98.

Defensor, 773, n. 2.

Démoniaques, 443, n. 1.

Dénonciation d'un évêque, 33.

Diaconesses, 446, n. 1 ; 803.

BioixYjffiç, 22, n. 2.

Dioscore d'Alexandrie, 505, n. 1; 558, n. 1 ; 669 sq., 1381.

Diospolis, 415, 178, 179, n. 1 ; 183, n. 1.

Domnus d'Antioche, 753, n. 2 ; 655, n. 1.

Dovin, 527, 1077.

Ecclesia catholica, 155.

Économes des églises, 812, n. 2.

Épaone, 517, 1021.

Éphèse, 400, 122.

Éphèse (actes syriaques du Brigandage d'), 509, n. 2 ; 1380.

Éphèse, 431, 287, 1039, 1375.

Éphèse, entre 440 et 450, 479.

Ephèse (Brigandage d'), 449, 555.

Éphèse, 475 ou 477, 912.

Épiphane (saint), 140.

Epistula dogmatica, 567, 706.

Esclavage, 1009, u. 2 ; 1011, n. 4 ; 1071.

Eudoxie, 151.

Eudoxiens, 21.

Eunomiens, 36.

Eusèbe de Dorylée, 521, n. 2; 670 sq.

Eutychéisme, 499.

Eutychès, 499, 504, 512.

Evêques africains bannis en Sardai-

gne en 523, 1056.

Facere christianos, 36.

Fauste, 910.

Fauste de Riez, 886.

Félix IV, 1360.

Flavien d'Antioche, 81, 517, 603, 1381.

Fondations de monastères, 781.

Fréjus, 374, 882.

Fulgence (saint), 1055.

cpiiaiç, 323.

Galles, 519, 1053.

Gaza, 541 ou 542, 1178.

Gélase (décret de), 940.

Girone, 517, 1029.

Grâce, 1093.

Grégoire de Nazianze, 1, 8, 9, 10,

Hénotique de Zenon, 865, n. 2 ; 866,

H.i; 928. Hiérapolis, vers 445, 480.

Hilaire d'Arles, 477, 478.

Hippone, 393, 33, 82, 100.

Hippone, 426, 216.

Hippone, 427, 1302.

Hôpitaux, 790, 797, n. 3.

Hormidas, 1023.

Hunérich, 930.

Ibas, 491, 604, 743 sq.

Illyrie, 515, 1023.

Illyrie, 516, 1023.

Innocent Ier, 185.

Irénée (le comte), 507.

Irlande, 450-456, 888.

Ithaciens, 80.

Jean d'Antioche, 292, 395.

Jean ChrysoBtome (saint), 142-154.

Jean de Jérusalem, 176.

Jean Talaja, 916.

Jérusalem (Église de), 736 sq.

Jérusalem, 399 ou 401, 122.

Jérusalem, 415, 176.

TABLE ANALYTIQUE

Jérusalem, 512, 1016.

Jérusalem, 518, 1047.

Jérusalem, 536, 1154.

Jovinien, 78, 80,

Junca, 523, 1059.

Juridiction épiscopale, 782, n. 2 ; 994.

Justinien, 1182.

Juvénal de Jérusalem, 738»

Larisse, 532, 1115.

Légats romains à Ephèse, 592, 617.

Le Mans, 516 ou 517, 1031.

Léon 1er (saint), 567.

Leporius, 215.

Lérida, 524, 1063.

Lettres de communion, 885.

Lettres de recommandation, 798, 801.

Logos, 309, n. 1.

Longs-Frères, 139.

Lucidus, 909.

Lydda, 415, 178, 179, n. 1.

Lyon, 475-480, 908.

Lyon, 499, 951.

Lyon, 516, 1025.

Lyon, 517, 1042.

Macédoniens, 5, 10.

Manichéens, 476.

Manumissio, 439, n. 1.

Marcien, 630-732.

Mariage des religieux, 804.

Marseille, 533, 1125.

Martin de Tours (saint), 66, 68.

Maurétanie Sitifienne, 85, 90.

Maxime le Cynique, 2, 8, 21, 27, 42.

Maximianistes, 127, n. 3.

Mélèce d'Antioche, 6, 8.

Mélétien (schisme), 81.

Memnon d'Éphèse, 293.

Milan, 381, 52.

Milan, 390, 78, 80, n. 2.

Milan, 451, 628.

Milève, 402, 27 août, 134.

Milève, 416, 184.

Monophysisme (fin du), 857.

Montanistes, 36, 38.

Montenses, 70.

Narbonne, 458, 882.

Nature, 302,

Nectaire, 10, 28, 64, 97, 821, n. 1.

Nestorianisme, 238, 256, 379 n. 1

Nestorius, 233, 294, 305, n. 1 ; 383,

n. 1 ; 1375 sq.

Nestorius (contre-anathèmes), 280.

Nicée (canon de), 200 n. 2 ; 210. Nicée (ratification du concile de), 20,

n. 6 ; Nicolas Ier 35.

Nimes, 394, 75, 91.

Novatiens, 70, 465.

Numidie, 423, 214.

Office divin, 992-1021.

Onction du chrême, 432, n. 2.

Orange, 441, 430.

Orange, 529, 1085, 1384.

Ordinations, 110.

Ordination des femmes, 93, n. 9.

Ordinations per saltum, 430, n.2 .

Origène, 1182.

Origénisme, 137, n. 1 ; 1182.

Orléans, 511, 1005 sq., 1382.

Orléans, 533, 1130.

Orléans, 538, 1155.

Orléans, 541, 1164.

oviffta, 332.

Paganisme (persistance du) 472, u. 1.

Pansophia, 695.

Paroisses de campagne, 805.

Pape (élection du), 1348.

Paschasinus, 700, 829.

Patriarcats, 22-24, 26.

Patriarchat de Constantinople, 816,

Patriarche œcuménique, 834.

Patrice (saint), 888.

Paul d'Émisa, 393.

Paulin d'Antioche, 58, n. 1, 65 ; 81 . Peines ecclésiastiques, 811.

Pélagianisme, 169, 171, 1089, 1376.

Pénitence, 465.

Personne, 302.

Pierre Monge, 917.

TrcffTtç, 20, n. 6 ; Pneumatistes, 5, 21.

Politique des rois francs, 1156. Pragmatique, 800.

Prédestinatiens, 911.

TABLE ANALYTIQUE

Tcpsffêeta, 24, n. 4.

Primats en Afrique, 85.

Priscillianistes, 108, 481.

Priscillien, 66.

Procès entre clercs, 791.

7rpoa(xovàpioç, 774, n. 1.

7rp6o-cù7rov, 323.

Prosper d'Aquitaine, 1088.

Provinces ecclésiastiques, 801.

Ptolémaïs, 411, 166.

Pulchérie, 375-377, 630, 732.

Rabboula d'Édesse, 383.

Ravenne, vers 419, 211.

Reconfirmation, 39.

Reims, 496, 945,

Reims, 514, 1031.

Riez, 439, 423.

Rome, 369, 29, 30,

Rome, 380, 5, n. 1 ; 29,

Rome, 382, 55.

Rome, 387, 68.

Rome, 390, 78.

Rome, 402, 136.

Rome, 417, 187.

Rome, 430, 260.

Rome, 439, 625.

Rome, 444, 476.

Rome, 447, 489.

Rome, 458, 883.

Rome, 462, 900.

Rome, 478, 925.

Rome, 484, 924.

Rome, 485, 925.

Rome, 487, 934.

Rome, 488, 935.

Rome, 494, 940.

Rome, 495, 944.

Rome, 496, 941.

Rome, 498, 1349.

Rome, 499, 945, 947 sq.,958.

Rome, 500, 949.

Rome, 500, 958.

Rome, 501, 960.

Rome, 501, 962.

Rome, 501, 964.

Rome, 502, 959.

Rome, 503, 969.

Rome, 504, 970.

Rome, 519, 1046.

Rome, 531, 212, 1117.

Rome, 532, 1115.

Rome (autorité dogmatique du siège

de), 256.

Sabelliens, 36, 38.

Sabinien de Perrha, 763.

Saragosse, 380, 66, n. 1.

Sécularisation des monastères, 810.

Séleucie, 489, 936.

Séleucie-Ctésiphon, 212, 212.

Séleucie-Ctésiphon, 410, 159, 1374.

Séleucie-Ctésiphon, 484, 930.

Séleucie-Ctésiphon, 497, 950.

Semi-pélagianisme, 1102.

Semi-pélagiens, 909.

Servantes des clercs, 463.

Service militaire, 70.

Side, 390 (?), 75, Sidon, 511, 512, 1015.

Simonie, 772.

Sirice, 68, 74, 79, 98.

Sociétés secrètes, 806.

Sœurs Agapètes, 463. Sortes Sanctorum, 906, n. 3.

Statuta antiqua Orierttaliumy 104.

StatutaEcclesix antiqua ,102, 103-120,

Sufès, 523, 1060.

(jyvoSo; èv8?){xo0(7a, 519, n. 1.

Symbole de 451, 725.

Symbole de Constantinople, 10-17.

Synodus Palmaris, 965.

Tarragone, 464, 902.

Tarragone, 516, 1026.

Tarse, 432, 382.

ïelepte, 418, 72.

Théodore de Mopsueste, 227, n. 1 ; 419. Théodoret, 499, 511, n. 3 ; Théodose, (collection canonique du

diacre), p. 1367.

Théodose II, 622.

Théophile d'Alexandrie, 139.

6êot6xoç, 244, 717.

Titulus beneficii, 788.

Timothée Élure, 913.

Timothée Salophaciole, 913.

Tolède I, 400, 69, u. 2 ; CONCILES — II- 88

TABLE ANALYTIQUE

Tolède, 400, 122.

Tolède, 447, 482.

Tolède II, 527 ou 531, 1080, 1383.

Tomos, de 381, 10, 21.

Toulouse, 507, 1004.

Tournai, 520, 1054.

Tours, 454, ? 886.

Tours, 461, 898.

Traditio Symboli, 986.

Translation des clercs, 808.

Trêves, 386, 67.

Trisagion, 873, 914.

Troyes, 429, 216, 487, 489.

Turibius d'Aslorga, 481.

Turin, 401, 22 septembre, 129.

Tutelle des clercs, 775.

Tyr, 449, 494.

Tyr, 518, 1049.

Ulfilas, 3, n.3;

Union des deux natures, 219.

vrzéozaaiç, 323, 332.

Vaison, 442, 454.

Vaison, 529, 1110.

Valence, 524, 1067.

Valence, 529, 1085.

Vannes, 465, 904 ; 1382.

Verulam, 429, 488.

Victoria, 520, 1054.

Vienne en Gaule, 471-475, 907.

Vigile, 1177-1179.

Yahablaha, 936.

Zelle (voir Telepte), 418, 73.

Zosime, 131, 132, 187, 190.

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