Voir
7. Nous renvoyons au texte et au commentaire de ce décret qu'on trouvera t. IV, part. 2, p. 1139 sq. (H. L.)
8. Ce point de vue est adopté dans la f^ édition du présent volume et dans le iv^ volume de la 2^ édition.
qu'une toile interprétation, incompalihlo avec l'inflépendance de la pa]ianl(\ne pouvait s'appuyer sur les sources documentaires ni sur les circonstances historiques ^ Le droit de confirmation provenait du patriciat de l'iîlglise romaine et devait garantir la liberté de l'élection. Il en résultait donc non un droit arbitraire, mais un droit relatif, c'est-à-dire que le roi de Germanie, à titrede patrice, devait recevoir notification du résultat de l'élection ; il déclarait alors que le choix avait été libre et la désignation légitime, ou bien qu'il n'en était pas ainsi. Dans le premier cas, il sanctionnait l'élection faite, dans le second il veillait à faciliter un choix véritablement libre. En conséquence du droit de patrice, le nouveau pape ne pouvait être consacré qu'en présence du roi de Germanie ou de ses légats ^.
De son colé, Grégoire devait respecter les droits patriciens du roi de Germanie, et il ne paraît guère probable qu'un homme aussi intelligent et aussi avisé qu'IIildebrand manquât de se conformer à l'usage avec vine ponctualité affectée. Il louait, par dessus tout, à ne fournir à ses ennemis, — ses lettres montrent qu'il ne se faisait pas d'illusion à leur sujet, — aucun prétexte raisonnable d'attaquer la régularité de son élection. Il devait donc faire connaître au roi le résultat de cette élection, le mettre en mesure d'en examiner la régularité et solliciter l'envoi d'un légat pour la consécration ^. La conduite du roi Henri fut d'ailleurs strictement protocolaire ; il envoya en Italie un de ses plus fidèles conseillers, le comte Eberhard de Ncllenbourg, enquclor sur l'élection. Ce dernier ayant constaté que tout avaih été correct [H] et légilimo, la confirnintinn rovalo fuf nooordéo '^, et le clinnoelier
1. A. KniJpfler, Die Walil Gregnrs VU, clans Ilislor. polil. Blaller, 188'i, t. xciii, p. 492 sq,
2. Sur le patriciat, cf. C. Bruncngo, Il patrizialo romano di Carlomngno, in-8, Prato, 1893 ; et plus spécialement E. Fischer, Der Palriziat Ueinrlch's III und Ileinrich's IV, in-8, Tiibingen, 1908. (H. L.)
.3. Du reste, Grégoire VII fut le dernier pape qui se soumit .à cette formalité.
^. Illico Gregorium Vercellensem episcopum Italici regni cancellarium misit, qui ejus elecdonem firmaret et ejus interessel consecrationi, Bonitho, Liber ad amicum, dans Jafïé, Monum. Gregoriana, p. 657. Sur les divers documents, vrais et faux, relatifs h. l'élection, on trouvera une étude méthodique et critique dans W. Martens, Gregor VII, aein Lehen und U'/rAv/i, in-8, Leipzig, 189G, 1. 1, p. 60- 68; nous avons déjà dit que nous tenions pour nulliciilique le Commenlariiis electionis que W. Martens rejette comme apocryphe. (II. L.)