‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 17 sur 505 · DÉBUTS DE GRÉGOIRE VU · texte numérisé non relu

DÉBUTS DE GRÉGOIRE VU

Salerne^, à la marquise Béatrix de Toscane-, à Hugues abbé de ^ '■i Cluny ^, à Guibert '* et à d'autres ^ ; il leur mandait son élévation et sollicitait leurs prières, afin que Dieu l'aidât à supporter le poids qui lui avait été imposé contre sa volonté ^. Dans les lettres à l'abbé Didier et au prince Gisolfe, Grégoire se dit alité et hors d'état de dicter longuement, ce qui l'empêche de dire toutes ses peines '. Il prie Didier de saluer en son nom l'impératrice-mère Agnès et Rainald évêque de Côme (alors au Mont-Cassin), et de les prier de lui donner maintenant des preuves de leur bonne amilié. Enfin, il demande à Didier et au prince Gisolfe de se hâter de venir à Rome, où leur présence est bien nécessaire, La lettre à Guibert devait lui rappeler son ancienne promesse de soumission ** el l'ai lâcher étroitement à l'Eglise romaine,

Grégoire envoya à la mcmc époque le cardinal Hugues Candide ^

critique. L'élude attentive et personnelle des sources originales a permis d'y recueillir une nouvelle moisson de faits dont plusieurs permettent d'élucider des points historiques demeurés douteux. Grégoire VII s'y montre au milieu de son époque sans que sa biographie se confonde avec l'histoire de cette époque. Nous avons eu déjà l'occasion de citer souvent ce livre ou les renseignements qu'il contient, sans les accueillir parfois pour des points particuliers, tels que la date do naissance, la profession monastique. Ce n'est pas que tout soit à louer comme érudition, comme raisonnement et comme vue générale du sujet ; mais si on tient compte des correctifs nécessaires, cf. Analecta bollandiaiia, 1895, t. XIV, p. 215-223, il reste que c'est dans ce livre qu'on trouve l'idée la plus équitable de l'homme et de son œuvre. (H. L.)

1. Cette lettre est datée du même jour que la précédente. Ilildebrand raconte une fois de plus son élection et invite son correspondant à venir à Rome le plus promptement qu'il lui sera possible, Registrum, 1. I, 2, Monum. Gregoriana, p, 11, 12. (H. L.)

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