‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 170 sur 505 · RODOLPHE EST RECONNU PAU LE RAPE · texte numérisé non relu

RODOLPHE EST RECONNU PAU LE RAPE

lui relire une deuxième fois le gouvernement de l'Allemagne et de l'Italie, le déposant de tout pouvoir royal ; je défends à tous les chrétiens de lui obéir comme à un roi, et je les délie tous du [145] serment de fidélité envers lui ^. D'un autre côté, afin que Rodol- ))he puisse gouverner vigoureusement l'empire d'Allemagne, je lui accorde, à lui et à tous ses partisans, l'absolution de leurs laulcs cl la bénédiction apostolique ^. » En terminant, Grégoire VII demande aux princes des apôtres de punir Henri dès cette vie, afin que le monde entier connaisse la puissance des apôtres, que les pécheurs fassent pénitence et sauvent ainsi leurs âmes, « Fait le 7 mars 1080 ^))

Quant aux autres décisions du concile, nous savons qu'on y confirma l'exemption du monastère de Cluny ^ ; qu'on ordonna aux moines de Dol de rendre deux monastères à Févêque de Limoges, et l'on confia à un légat le soin de terminer le différend entre les sièges de Tours et de Dol. concernant les droits métropolitains ^. On s'occupa également de l'affaire de Manassès, archevêque de Reims, qui refusait de comparaître devant les légats du pape, Hugues évêque de Die et Hugues abbé de Cluny. Au début de 1080, le pape Grégoire adressa sur cette question deux nouvelles lettres, l'une à Hugues de Die ®, l'autre à Manassès ' (3 janvier 1080) pour l'engager à comparaître devant le concile que devaient tenir à Lyon, les évêques de Die et d'Albano avec l'abbé de Cluny. Manassès, ne s'étant pas rendu à cette citation, ayant même tenté de corrompre Hugues de Die,

1. Au sujet de cette aggravation de l'excommunication, cf. Kober, Kirchenhann, p. 117.

2. Et non pas seuli'ment aux évêques et princes qui étaient présents, comme l'ont prétendu à tort Stenzel, op. cit., t. i, p. 460;Yoigt, op. cit., t. 529; Girorer, op. cit., t. II, p. 727.

3. PauldeBernried, Vila Gregorii, Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 1, col. 1589; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 534 ; Mon. Germ. hist., Script., t. viii, p. 'i51; Dambergcr, op. cit., t. vi, p. 1003, tient ce discours pour « un modèle de falsification éhontée » ; Giesebrecht, Geschichte der deutschen Kaiserzeit, S^édit., j). 1152, s'en déclare enchanté; O. Dclarc, op. cj7., t. m, p. 291, se pâme d'admiration. (H. L.)

4. Bullarium sacri ordinis Cluniacensis, in-fol., Lugduni, 1G80, p. 21. (H. L.)

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