Op. cit., p
'i. Cf. la lettre de Gebhard de Salzbourg à l'évêque Herraanii de Metz dans Gretser, op. cit., t. vi, p. 439.
5. Labbe, Concilia, t. x. col. 386-389; Hardouiii, Conc. coll., t. vi, part. 1, col. 1593 : Coleti, Concilia. I. xii, toi. G41 ; Mausi, Concilia, Suppl., t. ii, col. 14 ; Conc. anipliss. coll., t. xx, col. 539. Sur celte assemblée de Mayence, voir le procès verbal df la déposition de Grégoire VII an conciliabule de Brixen, la letlrtî de Huzmann, évêque de Spire, et celle par laquelle Diétricli de Verdun s'excuse de ne pouvoir sacrer Egilbert, archevêque élu de Trêves. On trouve ces trois documents dans le Codex Uclalrici, n. GO, 63, 64, dans Jafîé, Moniim. Rambergensia, p. 126, 130, 133; Gfrôrer, op. cit., t. vu, p. 733: O. Delarc, op. cit., t. m, p. 512. (H. L.)
6. Coll. regia, t. xxvi, col. 1598 ; Labbe, Concilia, t. x, col. 389; Hardouin, CoHcilior. roll.,X. vi, part. 1, col. 1595; Coleti, Concilia, t. xii,col. 645; Mansi,
270 HVHE XXXI
« L'an de l'incarnation 1080, jeudi 25 juin, se réunirent à Brixen, dans le Norique, sur l'ordre du roi, trente évoques et une multitude de grands, tant de l'Italie que de l'Allemagne, qui unanimement se plaignirent de la folie du nioine Hildebrand, dit Grégoire VII. On a déploré que le roi l'ait laissé se déchaîner si longtemps, car saint Paul dil que le prince porte le glaive pour en faire usage. Il a donc paru juste au très glorieux roi et à ses princes que. par-devant le pouvoir civil, la sentence d'une punition divine vînt frapper Hildebrand par la main des évoques. Les chefs des églises devaient d'abord le déposer, pour que le pouvoir royal pût ensuite procéder contre lui avec plus de liberté. Et qui donc hésiterait à condamner un pareil homme qui, depuis sa jeunesse, a cherché à se pousser dans le monde par vaine gloire et sans avoir fait rien d'utile ; moine pour la forme, qui frr((uente les théâtres cl, par avarice, les boutiques des usuriers ? Enrichi par ce moyen, [l^iS] il s'est emparé de l'abbaye de Saint-Paul (à Rome), après en aA oir chassé l'abbé, il a acheté l'archidiaconat d'un certain Mancius, et, grâce à une sédition populaire, a forcé le pape Nicolas à le nommer trésorier de l'Église. Grâce aux bons offices de son ami Jean Brachinti, il a fait empoisonner quatre papes: .lean Brachinti l'a avoué sur son lit de mort. Dans la nuit même où était inhumé Alexandre IL il s'est emparé de force du trône pontifical, sans tenir compte du décret du pape Nicolas relatif à l'intervention du roi de Germanie dans l'élection des papes. Non seulement Rome, mais l'empire romain tout entier savent que, loin d'être l'élu de Dieu, c'est un intrus qui a usé de la force, de la ruse et de l'argent; il a troublé l'ordre de l'Église, mis le désordre dans la chrétienté, cherché à tuer le corps et l'âme du roi catholique et pacifique, soutenu un usurpateur, semé la discorde entre amis et frères, séparé les époux (incestueux), en un mot fait disparaître toute tranquillité. Aussi avons-nous décidé, conformément à la volonté de Dieu, et en vertu des lettres et messages des dix-neuf
Conc. ainpli.ss. coll., t. xx, col. 547; Mon, Germ. lii.sL, Legea, t. ii, pari. 1, p. 50-52; W. Martens, Gregor VII, l. i, p. 211-220; O. Delair, op. cit., t. m, p. 515 sq.; Ekkehard, Cliron. Sciipl., l. vi, p. 203 sq.; Annal. Aug., dans ^'crt/»;., t. m, p. 130; Bcrnold, dans Mon. Gcrm. /(/.s/., Script., t. v, p. 436, Huiïiios de Flavigny, dans Mon. Germ. hist., Script., t. viii, p. 459; Bonitho, Liber ad amicnin, 1. IX, dans Jafîé, Mon. Gregoriana, p. 676 ; Meyer von Khonau, Jahrhiicher, t. m, p. 284 sq. Sur le rapport qui existe entre ce fatras haineux et Vllistoria Farfensis, dans Mon. Ccrni. hist., Script., t. xi, p. 535 sq. ; cf. .Marions, o]). cit., I. t. p. 215. (IT. T-.)