CONCILES EN NO KM A.N U 1 1:, EN IHANCE, ETC
Constance qui, française d'origine, liabituée dans son paysan rile grégorien, le regrettait en l'^sjiagne, écrivit à Hugues, abljc de Cluny, le priant de st>lli(iler du ]ia|)c l'envoi en Es))agne du cardinal Gérald, alors légat en France, jjoui' introduire en Castille la liturgie romaine. Mais la brusquerie des procédés de ce cardinal fit échouer le projet, et quoique en 1074 les évoques de Castille eussent promis au pape Grégoire VII, récemment élu, leiu' concours pour l'introduction de la litm'gie romaine, et que le roi Alphonse \[ l'eût formellement prescrite, cette introduction rencontra au concile de Burgos, en 1077, une forte opposition. Les deux partis n'ayant pu s'entendre, «>n remit, selon la coutume de l'époque, la solution de la question liturgique à un duel ^. Le représentant de la liturgie mozarabe eut le dessus ; Alphonse demanda un autre légat, et Grégoire VII envoya le cardinal Richard, qui, avec le concours du roi et de la plupart des évêques, parvint, dès l'année 1078, à introduire en Castille la liturgie romaine. Le grand concile de Burgos de 1080 sanctionna ce changement^. Néanmoins cette question fut de nouveau agitée en 1099.
Aquiliiio accompagne le légat apostolique et on abandonne à Barcelone le vieux rite mozarabe, p. 303. -^ En 1072, légation de Gérald d'Ostie et de Rambaud, qui ne font pas le changement de rite qu'on leur impute dans les royaumes de Léon et de Castille, p. 306. — En 1074, plusieurs évèques espagnols assistent au concile romain, p. 30S. — En cette même année, Grégoire YII écrit aux rois de Castille et de Navarre louchant l'abrogation du rile de Tolède, p. 308. — - En 1076. lettre du même pape à l'évêque de Burgos, p. 309. — Duel rapporté par la Chronique de Burgos, Eia MCXV fuit liieins gravissirna a feslivitale scuicti Martini usque ad Quadragesimam : et in ipso anno pugna\'erunt duo milites pro lege romand et toletana, in die Ramis palmarum, et unus eorum eral Castellanus et (dius Toletaiius et victus est Toletanus a Castellano, p. 311. — En 1078, légation de Richard et établissement du rite romain en Castille. La Chronique de Burgos nous dit : Era MCXVI, intravit lex Romana in Hispania, p. 312.
— Au début de 1079,1e légat retourne à Rome et à la fin de cette même année le pape le renvoie en Espagne, p. 319. — En 1085, concile de Burgos pour confirmer l'abolitidu ilii vite mozarabe, p. 320-321. — Le rite romain s'est introduit à Tolède sans expulser complètement le mozarabe, p. 333. — En 1090, concile de Léon, p. 32*1. - En 1436, l'évêque de Ségovie rétablit le rite mozarabe, p. 336.
— En 1500, on le rétablit à Tolède; en 1517,. on l'introduit à Salamanqiie, en 1567 à Valladolid. (H. L.)
1. Ce duel liturgique mériterait nne étude: on peut dire (ju'il n'est pas un fait isolé, cf. P. Marchegay, Duel judiciaire entre des communautés religieuses, 1098, dans Bibliothèque de F École des chartes, IS'iO, t. i, p. 552-564. (IL L.)
2. Colcti, op. cit., t. XII, col. 665 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 514 ;
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Mansi place en lOS'i mi concile à Chàlous-sur-Marne, mais le document qu'il juiblic prouve que celle assemblée a eu lieu sous liouis NI, roi (le France, monté sur le Irone en 1108^. Un autre concile français se tint à Compiè<ine en 1085; le roi Philippe et un <;Tand nombre d'éviMiues et d'abbés y assistaient ; on y confirma [l5y[ l'exemplioii de l'église des saints Corneille et Cyprien à Compiègne, et on promulgua une série de canons disciplinaires aujourd'hui perdus-. Un concile anglais, réuni en 1085 à Glocester par ordre du roi (luillaume le Conquérant, sous la présidence de Lanfranc lixa dilTérents droits des évèques à l'endroit des tribunaux civils "^.