‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 194 sur 505 · HENRI ASSIÈGE ROME ET s'eN EMPARE · texte numérisé non relu

HENRI ASSIÈGE ROME ET s'eN EMPARE

Aussitôt après, Henri se déclara prêt à recevoir de Grégoire VTI la couronne impériale, et à abandonner l'antipape. Les Romains, fort éprouvés par le siège et gagnés à prix d'argent, donnèrent leur approbation à cet acte prétendu de modération, et beaucoup de prélats de l'entourage du pape lui conseillèrent de saisir cette occasion de faire la paix. Grégoire répondit : « Henri doit d'abord donner satisfaction. » Toute tentative d'accord se trouva ainsi condamnée ^. Grégoire savait qu'il ne s'agissait pas sevilement de réconciliation personnelle avec Henri; il y avait au fond du conflit cette grave question : Le pape peut-il couronner un excommunié ? Peut-on relever de l'excommunication celui qui ne donne pas satisfaction ? Le couronnement d'Henri sans une satisfaction préalable eût été la ruine de tout le système ecclésiastique, une sorte de carte blanche donnée aux princes et une exemption à leur profit de toutes les règles ecclésiastiques. Néanmoins bien des Romains ne voulurent voir dans la fermeté du pape qu'une obstination sénile et entrèrent en négociations avec Henri '^. Le résultat de ces négociations fut en partie tenu [160] secret. On convint de la réunion à la mi-novembre d'un concile qui déciderait si Henri devait être reconnu roi. Henri et le pape approuvèrent ce projet. Dans les articles secrets, les Romains promirent au roi la couronne impériale, et si Grégoire refusait de la lui donner, on choisirait un autre pape ^. Henri reprit

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