Bonitho, dans JafTé, Mon. Gregor., p. 678 sq
2. Pour les raisons qu'on a dites, Guiscard ne put venir de sa personne au secours du pape, mais il envoya de l'argent dont celui-ci se servit pour gagner les Romains (Lupus Protospath., ad ann. 1082). Cependant, le l^"" juillet, Henri IV quitta Rome tandis que Guibert retournait à Ravenne. Mais le « découragement prenait même les partisans les plus fidèles de Grégoire VII'; Hugues de Cluny et Didier du Mont-Cassin cherchaient à amener un accommodement. Il semble qu'Henri IV ait accepté cette idée, sans doute il devait se rendre compte de la pauvre figure que faisait son pape en face de Grégoire VII. Seul, ce dernier, supportant le revers avec une énergie indomptable, se refusait à tout accord, tant qu'Henri IV ne se serait pas soumis. On finit pourtant par convenir qu'un synode serait tenu à Rome, dans le courant de novembre, pour juger le débat entre le pape et l'empereur. Celui-ci promit de laisser venir au concile les évêques, mais en même temps il cherchait à gagner des partisans dans Rome, en disant qu'il voulait recevoir la couronne impériale des mains de Grégoire VII. Meyer von Khonau, Jahrhûchcr. t. m, p. 'i87. Il réussissait ainsi à jeter sur i« pape tout l'odieux de la continuation des hostilités . » Chalandon, 77(67. de la dominalion normande, t. i, p. 275. (H. L.)