‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 197 sur 505 · l^r juillet 1083. (H. L · texte numérisé non relu

l^r juillet 1083. (H. L

2. Au lieu dit aujourd'hui Vigna Barberini, cf. Papencordt, Geschichte der Stadt Rom, p. 221.

3. Mon. Gerni. Iiisf., Script., l. y, p. 438 ; t. vi, p. 205 ; Stenzel, op. cit., t. i, p. 482; Gfrôrer, Cregor VII, t. vu, p. 849. Pertz a découvert enl844, dans un ms. du British. Muséum (xi^ siècle), un curieux renseignement au sujet du traité conclu entre Henri et les Romains. L'abbé du Mont-Cassin et quelques autres ecclésiastic[ues haut placés avaient cherché à Rome (l'abbé du Mont-Cassin n'était pas à Rome à cette époque) à connaître par l'épreuve de l'eau froide lequel, d'Henri ou de Grégoire, avait raison. A cette question: «Henri a-t-il raison ?» l'enfant dont ils se servaient pour cette épreuve avait constamment coulé à fond (c'était là une réponse afTirmative), et à la question : « Grégoire a-t-il raison ? » l'enfant avait toujours surnagé (réponse négative). Aussi les Romains avaient-ils promis au roi de lui procurer la couronne quinze jours après son arrivée à Rome, soit par Grégoire, ou bien, si Grégoire venait à mourir ou à prendre la fuite, parmi aulre pape. Cf. Mon. Germ. hisl., Script., t. viii, p. 4G0; Watlerich, op. cit., t. I, p. 45G.

4. Bernold, dans Mon. Germ. hist.. Script., t. v, p. 440. La lettre de convocation dans Codex L'dcdrici, n. 58 dans Monum. Bamhcrgensia, p. 123 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 381 ; Mon. Gregorinna, p. 5^18 ; lieg. pont, rom., n. 5269 ; Giesebrcchi, op. cit., l. m, j.. IIGI. (II. L.)

5. Bernold, dans Mon. Germ. hist., Script., t. v, p. 438 ; cf. Gfrorer, op. cit., t. VTi, p. 856; Reginald de Côme, les ambassadeurs du roi Hcrmann, enfin Odon,

cardinal d'Ostie, furent également empêchés de se rendre au concile. (H. L.)

6. Coll. regia, t. xxvi, col. 600 ; Labbe, Concilia, 1. x, col. 401-402; Hardouin,

59G. HEiNRI ASSIÈGE ROME ET s'eN EMl'AHE 3Ul

vivement impressionné de la oravité des circonstances, s'exprima, au rapport des actes, d'une manière plus an<iéli(jue ({u'iiumaine. Selon l'usage, il parla de la foi et de la vie chrétienne, s'étendit sur la nécessité de la fermeté, et arracha des larmes à tous les assistants, lorsque, le troisième jour, il renvoya l'assemblée avec la bénédiction apostolique. Bernold ajoute que, sur les instances du synode, Grégoire avait consenti à ne pas renouveler l'anathème contre Henri, il avait toutefois frappé d'excommunication quiconque empêcherait les évêques de venir jusqu'à lui ^.

Stenzel croit que l'encylique Ad unis'ersos fidèles " a trait à ce concile. Grégoire exprime son désir déjà ancien de réunir clercs et laïques, amis et ennemis, en un concile général. On verrait le véritable auteur de tous les maux et combien peu fondés étaient les reproches faits au Saint-Siège ; on devait commencer par rendre à l'Eglise romaine ses possessions et se souvenir que Rodolphe avait été élu roi sans sa participation, et qu'elle l'avait menacé, ainsi que ses évêques électeurs, de les déposer s'ils ne pouvaient justifier leur démarche. En terminant, il réclamait l'aide de tous pour que le concile projeté pût avoir lieu. Il est évident que cette lettre date d'une époque antérieure, car elle parle de Rodolphe comme encore en vie, et ne fait aucune allusion au siège de Rome.

11711 Vers la fin de l'année, quand vint l'époque fixée pour le couronnement impérial d'Henri par les Romains eux-mêmes, ceux-ci avaient changé d'avis. Les brutalités d'Henri contre les évêques mandés au

Conc. coll., L. VI, col. Itill ; t"-oleli, Coiuilid, t. xii, cul. G75 : Mansi, Conc. anipliss. coll., I. XX, col. 587 ; Jaffé, Reg. jioiit. rotii., 1. i, p. 645; Martens, Gergor VU, t^ein Leben und Wirken, 1. i, p. 282 sq. ; Mon.Germ. hist., Leges, sect. iv, part, t, ii. 442, p. 651 ; Meyer von Khonau, Jalirbiïcher des deutschen Reiches unter Heinrich IV und Heinrich V, in-8, Leipzig, 1890, t. m, p. 486 ; Hauck, Kirchengeschichle Deulschlands, 4^ édit., l. m, p. 831 sq. (H. L.)

1. Regislriini, I. VIII, ii. 58 (= X, XI,1)...//r I Icinricuni apecialiter ilenun analJtematizarel , vix a synodo exoralus, omîtes (aiuen excommunicai^it quicumque aUquein ad S. Pelruni \-el ad papam venienleni quoquo modo impedirenl. Meyer von Khonau, Jahrbiiciter, t. m, p. 498. (H. L.)

2. Regislritm, 1. VIII, n. 51 (al. IX, 28), Mon. (ïregor., p. 503 ; Reg. pont, rom., n. 5237 ; sur la date de celle lollrc : Giesebrecht, Geschichte der deutschen Kaiserzeit, i. \n, p. 1 162 la reporte à 1084, tandis que Stenzel, G'esc/n'c/i/e Deutschlands unter den frdnk. Kais., l. i, p. 483, est pour l'année 1083; Jalïé, Regesta, hésite et donne 1082, ; Gicsebrechl, op. cit., t. m, p. 1121 ; 4- édit., p. 1161, allribue à ce concile la lettre de convocation aux évoques de France, lettre que Jafïé fait remonter jusciu'en 1078. (IL L.)

synode, sa crviautc contre les moines et les clercs, l'épidémie qui avait réduit à trente hommes la oarnison laissée par lui pour surveiller Saint-Pierre ^, avaient détaché de son parti les Romains, toujours empressés à chanoer de maître, d'autant mieux que Grégoire avait naguère reçu des Normands, trente mille pièces d'or, dont il avait distribué une partie à la noblesse romaine '^. Les Romains détruisirent la ciladellc élevée par Henri et se dégagèrent des promesses faites. Remarquons cependant que le récit de Bernold ne laisse pas de paraître bien fabuleux. A l'en croire, les Romains, voulant paraître tenir leurs promesses, persuadèrent au pape de promettre la couronne à Henri; sauf, s'il ne donnait pas satisfaction, à ne pas la lui remettre, à descendre du château Saint-Ange (où Grégoire résidait pour plus de sûreté) appuyé sur un bâton et à prononcer de nouvelles malédictions contre le roi. On comprend que ce dernier n'accepta pas de telles propositions ; le siège continua ^ jusqu'au mois de mars 1084'*, où Henri parvint à s'emparer d'une grande partie de la ville. Le pape se trouvait sans aucune ressource pécuniaire, tandis qu'Henri avait à sa disposition les grandes sommes que l'empereur de Byzance lui avait données pour faire la guerre aux Normands ^. Avec ces subsides il acheta les Romains qui lui ouvrirent les portes de Rome ^ (21 mars 1084) ; le pape ne garda que le château Saint-Ange et ses environs '^. Henri réunit alors, le 24 mars, dans l'église de Saint-Pierre, un synode auquel Grégoire, quoique mandé, ne se rendit pas, comme on le devine. Après trois jours d'attente, le conciliabule le déposa et

1. Gfrôrer, op. cit., t. vu, p. 858, 861, croit, p. 859, que ce n'est pas l'épidémie, mais le fer (des assassins ?) qui réduisit la o:arnison allemande.

2. Lupus, ad ann. 1083, dans Mon. Germ. hint., Script., t. v, p. 61 : Dux direxil plus quain Iri'^iiita niillia solidoriun Romanis qiiatenus sibi eos papieque reconciliaret, quod il /acliiin csl. (II. L.)

3. Mon. Germ. Iiisl., Script., l. vi, p. 438 ; Histor. polil. BUilter. 1866, t. lviii, p. 248.

4. Giesebrecht dil que le roi entreprit en février une expédition contre Robert.

5. Berlhold, Chronicon, ad ann. 1084, dana Mon. Germ. Iiisl., Script., t. v, p. 440; F. Chalandon, op. cit., t. i, p. 276. (H. L.)

6. Jeudi qui précédait le dimanche des Rameaux, Ekkehard, Chronicon, ad ann. 1084, dans Mon. Germ. hist., Script., t. vi, p. 205 ; Pierre Diacre, Citron. Cassin. ,111 50, dans Mon. Germ. hist., Script., l. vu, p. 739; Meyer von Khonau Jahrbuchcr, t. m, j). 522 sq. (H. L.)

Page 1