‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 213 sur 505 · Op. cit., t. III, p · texte numérisé non relu

Op. cit., t. III, p

5. Paul deBerni'ied, Vita Gregoiii, c. cvui, dans Watterich, Vi/ieponZi/. ry/zJ., t. I, p. 538. (H. L.)

6. lhid:<i Ego, fratres mei dilectissimi, nullos labores m^os alicujus momeiUi facio, in hoc soliimmodo coiiftdens quod semper dilexi jusiitiam et odio Iiabui iniquitatem. » (H. L.)

V.Paui deBernried, VitaGregorii, dans Watterich, Fiiœ roin. pontif., t. i, p. 539; Pierre Diacre, Chron. Cassin., m, 65 ; Guido de Ferrare, dans Mon. Gerin. hisl., Script., t. XII, p. 166 : Udalrici code.v, dans Jaffé, Monumenia Bambergensia, p. 143, cf. O. Delarc, op. cit., t. m, p. 632-636 : Récita légendaires sur la mort de Grégoire Vil, cf. Mon. Gerin. hisl.. Script., (. viii, p. 470. Ces derniers luomenls du pape eut été interprétés en fantaisie parVV. Martens,o/j. cit., t. ii, p. 189-194 ; ou y a répondu sommairement dans Anal, bollandiana, t. xiv, p. 222. Un auteur estimable, Gorini, Défense de V Église, 3" édit., t. m, p. 300, avait déjà ramené à son aspect vraiment historique cette mauvaise plaisanterie d'un Grégoire VU mourant en décourage, sinon en désespéré. Si c'était ici le lieu, nous pourrions montrer par plusieurs exemples ce que vaut souvent la besogne historique qui s'élabore en Allemagne et qu'on nous présente assez généralemeul eu France comme le

et abbé Didier, l'évêquc Odon d'Ostie, l'archevêque Hugues de Lyon (auparavant de Die) et Anselme de Lucques, comme

dernier mot de la critique, de la profondeur et de l'histoire. Celui qui écrit ces lignes croit avoir adressé les lecteurs à des écrits, de langue et de pensée germaniques, assez nombreux pour qu'il lui soit permis de dire en cjuelques mots ce cju'il pense de celle liltérature. Au iioiiil de vue de l'utilisation des textes et de la correction de ceux-ci, on remarque généralement une information étendue et sûre; au point de vue de la connaissance des travaux modernes ou contemporains, on constate un exclusivisme rigoureux à l'endroit de tout ce qui n'est pas revêtu de l'estampille allemande; au point de vue de l'intelligence des temps et des hommes, on ne rencontre le plus souvent que préjugés chauvinistes ou confessionnels. Cela n'empêche pas de produire des travaux souvent hâtifs et tendancieux et dont l'obscurité est le plus incontestable mérite. En regard de ces loiu'ds paquets, beaucoup se croiraient ridicules, presque coupables, de se munir de travaux français, parfois anciens, d'ailleurs oubliés, ignorés, écartés des bibliographies et toujours estimables non seulement pour leur clarté — ce qui est cependant bien quelque chose — mais pour leur justesse de ton, leur modération de langage, la forte et profonde assise érudite sur laquelle repose une exposition vraiment historique. Je prendrai pour exemple de cette réhabilitation à laquelle ont droit nos compatriotes, une étude de Ch.Giraud sur les dernières pensées de GrégoireVII. « Serait-il Arai que Grégoire VII eût regret de ses hardiesses au moment suprême de la mort ? Pour y croire, il faudrait en avoir un témoin bien digne de foi. C'est cependant ce que rapporlc un contemporain qui, en général, mérite confiance, Sigcbert de Gembloux. Sans partager l'irritation de Baronius, qui s'écrie brutalement cjue Sigebert en a inenli, ni le dédain de Voigt et de son traducteur, qui n'estiment pas le témoignage du chroniqueur digne d'examen, je crois plus juste de l'expliquer et de lui faire la part qu'il mérite. Remarquons d'abord que Sigebert écrivait à Liège ou à Metz et que Grégoire mourait à Salerne ; c'étaient, au xi<^ siècle, les deux extrémités du monde. Remarquons encore que Sigebert n'affirme pas ; il transcrit une information sans commentaire : de hoc ita scriplnm reperi. Religieux et chroniqueur de profession, Sigebert écrivait sur des documents qui lui étaient transmis, ou d'après ce qu'il croyait avéré lui-même. Ici, c'est un correspondant ou un rapporteur quelconque qui lui a fourni l'anecdote et il l'enregistre avec exactitude. Quel est le fait dont il s'agit ? C'est qu'après s'être confessé à Dieu, à saint Pierre et à toute l'Eglise d'avoir grandement péché dans sa charge, Grégoire aurait avoué avoir suivi l'inspiration du diable en allumant la colère et la haine parmi le genre humain, bien que son entreprise n'eût eu pour but que la gloire de la religion ; sur quoi, voyant venir sa dernière heure, et voulant revêtir la pureté angélique, Grégoire aurait député un cardinal à l'empereur pour dégager ce dernier de l'excommunication et pour remettre les fautes conmiises à tout le peuple chrétien, clercs et laïques. Voici le texte : Die hoc ita scripluin reperi. D. Aposlolicus Hildebrandus. . . in extremis posiliis, ad se vocavit unum de duodecim cardinalihus... et confessus est Deo et sancto Pefro et toti Ecclesiœ, se valde peccasse in pastorali cura..., et suadente diabolo contra humanum genus odium, et iram concitasse. Postea \'ero sententiam, quœ

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