‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 23 sur 505 · G8. DÉBUTS DE GRÉGOIRE VII · texte numérisé non relu

G8. DÉBUTS DE GRÉGOIRE VII

devait cependant pas être bien loin de Rome, car autrement le court espace de quatorze jours (22 avril au 6 mai) n'eût pas suffi pour faire parvenir en Allemaone la nouvelle de l'élection de Grégoire et recevoir à Rome la réponse de Gottfried. L'objection de Gfrôrcr est sans iondemeuL si l'on admet que Grégoire écrivit directement aux deux princesses connues par leur dévouement au Saint-Siège, cl ou i)cui, l'admettre, car le Registrum 1. 1. n. 11, contient une IcLLi-e du pa])C les engageant à ne pas communiquer avec les évcques lombards excommuniés ^. « Au sujet du roi, poursiiil Grégoire, voici mon sentiment, ainsi que je vous l'ai déjà écrit : je veux lui envoyer (juelques hommes pieux ^ pour réveiller en lui l'amour envers sa mère l'Église, et le préparer à recevoir dignement la couronne impériale. Si, contre notre attente, il ne veut pas nous écouter, nous ne dévierons cependant pas du sentier de l'Église. Mieux vaut pour lui et pour nous, que nous lui résistions jusqu'à l'effusion du sang pour la défense de la vérité que de participer à ses injustices ^. » Ces mots : « ainsi que je vous l'ai déjà écrit », font allusion à une lettre antérieure à Béatrix et à Matliilde, lettre probablement analogue à celle adressée au duc Gottfried ^.

r|/i II ne faut pas confondre les nonces ciue Grégoire envoya « quelque temps après » au roi avec les messagers chargés de lui remettre la première lettre concernant l'élection. Les nonces avaient pour mission d'entamer des négociations, en vue de conclure un concordat. On s'explique sans peine que Grégoire n'ait voulu les envoyer c^u'après la confirmation de son élection **. Vers ce même temps, ou un peu plus tard, le pape écrivit aussi

1. Voir § 565; eu vue d'un avantage temporel les princesses avaient conimuni- (lué avec ces évêques.

2. jRf/(g(osoA <,'iros, des cardinaux à coup sûr ; cf. Hislorisches Jahrbuch, IS80, p. 5'i4.

3. Gfrcircr, Papsl Giegor VU, t. vu, p. 53 suppose que le pape et Aunoudu Cologne avaieul exigé d'Henri IV quelques garanties de bon gouverneinenl ; par exennple, l'extinction des abus, l'éloignement des favoris, l'établissement de certaines réformes.

I. Relativement à la siliiation Ironhlée de la Lombaidie le Hi'gislrifin coiilienl, outre la lettre aux princesses, 1. I, n. 11, une lettre à Guillaume, évèque de Pavie, 1. I, n. 12. et une autre aux fidèles de Lombardie, I. 15. (H. L.)

5. Ce qui était chose faite quand il écrivit la lettre mentionnée plus haut, 2'i juin et non 25 mai.

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