‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 238 sur 505 · Voir · texte numérisé non relu

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4. Le titre était :« évêque d'Iiia », aujourd'hui «cl Padron » , province de la Corogne; l'évêché, fondé vers 400, fut transféré à Compostelle, vers 843; Florez, E.'ipana sagrada, t. xx, p. 598-608 ; cf. t. xix, p. 46-328. (H. L.)

5. Pagi, Critica, 1689, ad ann. 1088, n. 16 ; Gams, Kirchengeschichte von Spanien, in-8, Regensbuig, 1876, t. m, part. 1, p. 7.

6. Baluze, Concilia Galliœ Narbonensis, 1668, p. 18-28 ; Labbe, Concilia^ t. X, col. 497, 1818-1822 ; Hardouin, Coll. conc, t. vi, part. 2, col. 1687 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 785 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 729. (H. L.)

599, LES CINQ PREMIÈRES ANNEES d'uRBAIN II 351

eut lieu, à Béziers, un concile ^ auquel assistèrent l'archevêque [200] de Narbonne et les évoques de Béziers, d'Agde, de Carcassonne, d'Albi, de Nîmes, de Montpellier et de Lodève, sous la présidence des légats du pape Richard et Amat. On y examina la plainte portée à Béziers contre les deux chevaliers Raymond et Hugues, accusés de vol et de violences. Les chevaliers et leurs proches furent frappés d'anathème, jusqu'à ce qu'ils eussent donné satisfaction. Au rapport du chroniqueur Bernold, le pape Urbain fit réunir par ses légats, vers la Pentecôte de cette même année, un synode général de plusieurs provinces à Toulouse -, dans le but de remédier à certains abus ; Isarnus, évêque de Toulouse, s'y justifia de fautes dont il était accusé ^. Sur le désir du roi (de Castille) ^, on envoya une mission en Espagne pour achever de christianiser Tolède, récemment reprise aux Maures. Au rapport de l'histoire espagnole de l'archevêque Rodrigue Ximénès (au xiii® siècle), Bernard, archevêque de Tolède ^, qui revenait alors de Rome, assista à ce synode, et ensuite le 25 octobre, consacra la cathédrale de Tolède, avec le concours d'un grand nombre d'évêques. D'accord avec le roi, Richard, abbé de Saint-Victor de Marseille, légat du pape, demanda l'introduction du rite romain à Tolède. Il rencontra une vive opposition ; une grande assemblée de clercs et de laïques, réunie à Tolède, n'ayant pu résoudre cette question, on décida de s'en remettre au jugement de Dieu. On jeta au feu un exemplaire de chaque liturgie ; celui de la liturgie mozarabique resta intact, tandis que l'exemplaire de la liturgie romaine fut consumé, ou même, d'après une autre version, rebondit lorsqu'on le jeta sur le bûcher et revint

1. Martèue, Tlieaaur. noi\ nnecdot., 1717, t. iv, col. 119-122 ; Coleti, Concilia, l. XII, col. 78.3. (H. L.)

2. CoU. regia, t. xxvi, col. 631 ; Labbe, Concilia, t. x, col. 479-482 ; Hardouin, Conc. coll., t. VI, part. 2, col. 1691 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 789 ; Mansi, Conc. ainpliss. coll., t. xx, col. 734. (H. L.)

3. Biogr. toulousaine, 1823, p. 454-456 ; Guirondet, dans le Bulletin de la soc. d'archéol. du Tarn -et- Garonne, 1879, t. vu, p. 145-149. (H. L.)

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