‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 270 sur 505 · Acta pont, roman, inedita, c. ii, p · texte numérisé non relu

Acta pont, roman, inedita, c. ii, p

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sions du concile de Clermont, au nombre de 19, avec le tllre : Ilœc sunt prœcepta Urbani papa', data in an'ernensi concilio. Ces divers textes, dépourvus de tout caractère officiel, ne s'accordent guère ni pour le nombre ni pour le contenu des canons. On peut dire qu'en général, le codex Lamberti donne le meilleur texte et le plus grand nombre de canons ; néanmoins, il est inférieur aux autres fragments pour certains canons en particulier. Mansi et Hardouin ont donné ces extraits et le texte des canons ; à l'aide de ces sources, on peut rétablir approximativement, ainsi qu'il suit, les ordonnances du concile de Clermont ^ :

1. Les moines, les clercs et les femmes, ainsi que leur suite, jouissent quotidiennement du bienfait de la paix de Dieu ; la rupture de cette paix n'est autorisée pour les autres personnes que si elles sont attaquées du lundi au jeudi -. Guillaume de Malmesbury donne autrement ce canon : De l'Avent à l'octave de l'Epiphanie, du dimanche de la Septuagésime à l'octeve de la Pentecôte, et depuis le coucher du soleil du mercredi jusqu'au lever du soleil du lundi, on observera la ireuga Dei. Une note du codex Cencii ajoute : En raison de la présente cherté des vivres, la paix de Dieu est accordée pour trois ans aux paysans et marchands, tous les jours de la semaine ^. Le pape Urbain promulgua une extension particulière de la paix r222] de Dieu, à cause du projet qu'il méditait de la première croisade. D'après l'ordonnance du pape, les biens de tous ceux qui prendraient part à l'expédition pour Jérusalem seraient, jusqu'à leur retour, sous la protection de la paix de Dieu. Abstraction faite de cette extension, le décret du pape a encore cette impor-

1. Le texte d'Orderic Vital manque dans Hardouin. Klemm, Dcr euglische Invcstiturslreil unter Heinrich I, Leipzig, 1880, p. 9, n. 1, est d'avis que les extraits de Guillaume de Malmesbury et d'Orderic Vital proviennent d'une source commune, tandis que le co(/ej;Lamt<'/7Mie contiendrait qu'un projet dedélibérations pour le concile et non la reproduction des décisions prises. Hardouin, Coll. coiicil., t. VI, ]iart. 2, col. 1717, 1735 ; Mansi, Coiic. amplins. coll., t. xx. col. 815, 885, 901, 904.

2. P. de Marca, Concord. sacerd. et imper., Francofurti, 1708, p. 253 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 896 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 884 ; P. Marca a commenté les canons 1, 2, 7, 28.

3. Coleti, Concilia, t. xii, col. 914; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, col. 1736, 1737 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 902, 904.

CÛl. CONCILES DE PLAISANCE ET DE CLERMONT 4(jl

tance particulière, que la paix de Dieu paraît ici pour la première fois comme imposée à l'Eglise entière, tandis qu'auparavant elle n'avait été adoptée que par des assemblées provinciales. De plus, Urbain conclut à Clermont un traité spécial sur la trêve de Dieu avec Foulques IV, comte d'Anjou, et ses barons. Mansi et d'autres historiens nous ont conservé divers détails sur ces traités ^.

2. A quiconque va à Jérusalem, non par orgueil ou avarice, mais par piété et dans le but de délivrer le tombeau du Christ, le voyage comptera pour toute pénitence quelconque.

3. Nul ne peut devenir doyen ou archiprêtre s'il n'est prêtre ; nul ne peut devenir archidiacre s'il n'est (au moins) diacre 2.

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