‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 319 sur 505 · Jaffé, Reg. pont, rom., t. i, p · texte numérisé non relu

Jaffé, Reg. pont, rom., t. i, p

2. 29 septembre 1102 ; Coll. regia, t. xxvr, col. 747 ; Labbe, Concilia, t. x, col. 728-733 ; Hardouin, Conc. coll, t. vi, part. 2, col. 1863 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1097 ; Wilkins, Conc. Brit., t. i, col. 382-384 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., l. XX, col. 1150 ; l>. L., t. clix, col. 94 sq., 20'.». (II. L.)

G03. CONCILES DEPUIS l'ÉLECTION DE PASCAL II 477

diacre qui n'est pas chanoine doit également quitter sa femme, s'il l'a prise après avoir émis le vœu de chasteté. 5. Aussi longtemps qu'un prêtre a avec une femme des relations illicites, on ne doit pas le regarder comme prêtre légitime ; il lui est défendu de dire la messe ; s'il la dit, personne ne doit y assister. 6. Nul ne })eut recevoir le sous-diaconat, s'il n'a fait auparavant le vœu de chasteté. 7. Les fils d'un prêtre ne peuvent hériter des églises de leur père. 8. Aucun clerc ne doit exercer des fonctions séculières, aucun ne doit prononcer une sentence de mort. 9. Les clercs ne doivent pas aller dans les auberges et cabarets. 10. Que leurs [269] habits ne soient pas multicolores, que leurs chaussures ne présentent rien d'extraordinaire. 11. Les moines et les clercs c|ui ont abandonné leur état doivent le reprendre sous peine d'excommunication. 12. Les clercs doivent porter une tonsure bien vi^^ible. 13. Les dîmes ne doivent être payées qu'aux églises. 14. On ne doit acheter ni églises ni prébendes. 15. Aucune nouvelle chapelle ne doit être érigée sans la permission de l'évêque. 16. Avant de consacrer une église, il faut s'assurer qu'on a pourvu à son entretien et à celui du prêtre desservant. 17. Les abbés ne doivent pas bénir les chevaliers (c'est le privilège des évêques) ; ils sont tenus à manger et à dormir dans la maison des moines. 18. Sans la permission de l'abbé, aucun moine n'a le droit d'imposer la pénitence, et les abbés ne peuvent le permettre qu'à l'égard des personnes dont ces moines ont charge d'âmes. 19. Les moines et les religieuses ne doivent pas tenir des enfants sur les fonts baptismaux. 20. Les moines ne doivent pas avoir de villas de manière durable. 21. Les moines ne peuvent recevoir d'église que de l'évêque ; quant aux églises qu'ils possèdent, ils ne doivent pas les dépouiller, au risque de rendre difficile la condition des prêtres qui la desservent et de ne pouvoir satisfaire aux besoins du culte. 22. Les promesses de mariage faites sans témoins sont de nulle valeur, si l'un des deux futurs vient à les nier. 23. Les laïques doivent couper leurs cheveux de façon à laisser visibles le bas des oreilles et les yeux (contre la mode des élégants qui laissaient croître leurs cheveux comme les femmes). 24. Les mariages sont prohibés jusqu'au septième degré. Quiconque connaît un mariage incestueux et ne le dénonce pas participe au crime de l'inceste. 25. On ne doit pas faire les sépultures hors des paroisses, en privant le curé de tout émolument. 26. Sans la i)ermission de l'évêque nul ne

cidll rcmlrc iiii culte ([iiclcon([ue à un mort, à une source, à un olijcl (|ii('l((»n(|ue. 27. La détestable coutume encore existant en Angleterre de vendre les hommes comme les aniriiaux doit être abolie. 28. Le péché de sodomie est frappé d'excommunication. 29. Tous les dimanches, on proclamera cette sentence d'excommunication dans toute l'Angleterre.

Eadmer ajoute que ces ])rescriptions furent transgressées de plusieurs manières, et Anselme lui-même comprit qu'il valait mieux ne pas annoncer la sentence d'excommunication.

Deux lettres d'Anselme ^ nous apprennent qu'on expliqua dans l'assemblée ces canons et les mesures concernant leur application, mais si rapidement c[u'après avoir publié les capiiiUa '^, Anselme se proposa de donner ])ar écrit aux évoques de [270J nouvelles explications. La première de ces lettres d'Anselme contient quelques-uns de ces commentaires.

Les envoyés d'Anselme trouvèrent le pape à Bénévent, d'où il répondit à l'archevêque de Cantorbéry par deux lettres datées du 12 décembre 1102. A l'égard des investitures, il maintenait absolument ses précédentes réponses et celles de ses prédécesseurs, et il excommuniait les envoyés du roi, qui avaient altéré la vérité. I ia même peine frappait tous ceux qui, s'appuyant sur ces mensonges, avaient reçu l'investiture et accepté d'être sacrés ^.

Vers cette même époque, le pape Pascal tint à Bénévent un concile dont nous ne connaissons que l'existence *.

A la fin de l'année 1102, Henri IV manifesta de nouveau des intentions pacifiques, sincères ou simulées. Dans l'assemblée des princes, tenue à Mayence ^^ il déclara vouloir abdiquer en faveur de son fils Henri V et, après s'être réconcilié avec le pape, entreprendre une croisade ^. Il divulgua ce projet et en

1. S. Anselme, Epiai., 1. III, ii. 62 ; 1. IV, n. 15 ; P. L. , t. clix, col. 94,

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