Cf. Ilinschius, Pseudoisid. decr-, p
2. F. Chalandon, Histoire de la domination normande en Italie ei en Sicile, li)07, t. I, p. 312; Mon. Germ. hisi., \. vn, p. 748, 778 ; Ilardouin, op.cit.,\.yi, part. 2, col. 1895; Mansi, op. cit., t. xxi, col. 7 ; Ughclli, Itulia sacra, t. x, col. 517-518. (H. L.)
3. Donizo, Vita Mathildis, 1. II, c. xviii, vers 1131, dans Mon. Germ. hisl.,
G05. CONCORDAT DE SLTRI 511
Après avoir traversé les Alpes et brûlé Novare, ({ul lui avait refusé l'obéissance, Henri fit camper ses troupes dans les plaines de Roncaglia, près du Pô, et reçut le serment de fidélité des princes [298] et des villes de la Haute-Italie. Mathilde de Toscane fit acte de soumission par l'intermédiaire d'un député ; Milan seule résista. Sans s'y attarder, Henri gagna rapidement Florence et, au milieu de l'hiver, se dirigea vers Rome. D' Arezzo, qu'il ravagea, il écrivit au sénat et au peuple romain : Dès son avènement au trône, il désirait visiter la ville, capitale et siège de l'empire, mais il en a été empêché jusqu'à présent; il vient de ramener à l'unité la Haute- Italie, auparavant divisée. Il se hâte maintenant d'accourir à Rome pour terminer l'œuvre commencée; il vient, sur l'invitation des Romains, avec des intentions pacifiques, afin que l'Église et les Romains puissent jouir de la justice et la pratiquer à leur tour. Il attend donc leurs députés pour régler avec eux les détails de son entrée dans Rome ^.
Script., i. XII, p. 401... : poiitifîces mag)io.s (Vrédéric de Cologne, Bruno de Trêves, le chancelier Adelbert, etc.) comités direxit et altos magnificum Romam pro regni quippe corona; Meyer von Khonau, Jahrhûcher des deutschen Reiches unter Heinrich IV und Ileinrich V, in-8, Leipzig, 1907, t. vi, p. 105. D'après A. Hauck, KirchengescJiichte Deutschlands, 4^ édit., t. m, p. 896, le Tractatus de iiwestitura episcoporum , cdit. Bernheim, dans Libelli de lite, t. ii. p. 498-50'i, est une sorte d'instruction rédigée à l'usage des légats; cf. Meyer von Khonau, op. cit., p. 106- 111 ; Peiser, Der deutsche Investiturstreit, Leipzig, 1883, p. 50 sq. Sur le voyage d'Henri V en Italie, cf. Annales Patherbrunennses , édit. Schefîcr-Boichorst, p. 125 : Circa assumptionem S. Mariœ re.r regio apparatu Italiarn ingreditiir. Omnes civilates, omnia castella régi suhduntur. Novaria civitas clara propter qiiorumdam rehellionem diruitur. Ce qui aura sans doute engagé Ekkehard à être bref , c'est ce qu'il nous apprend, Chron. univers., nd ann. 1110, dans A/on. Germ. hist., Script., t. vi, p. 243 de l'ouvrage de ce David : Jussus a rcge to/am /m/us e.rpeditionis seriem rerumque in illa gestarum... tribus libris digessit. Il ne se sera pas soucie de refaire ce qui était fait. Cf. Guillaume de Malmesbury, Gesta regum Angloruni, 1. V, c. ccccxx-ccccxxiv, dans Mon. Germ. hist.. Script., t. x, p. 479 sq.; Ollon de Freisingen, Chronicon, 1. VII, c. xiv, dans Mon. Germ. liist.. Script., t. XX, p. 254 : In comitntu cjusSO millia equilum electorum exceptis hisqui ex Ilalia ad cam con fluxerant ; cf. Giesel)i'ei.'ht. Geschichte der Kaiserzeit, 5'^' cdil., t. m, p. 804 sq. ; Meyer von Khonau, Jahrbûcher, t. vi, p. 129 sq. (H. L.)
1. Mon. Germ. hist., Script., t. vi, p. 244; Legum, t. n, p. 65. En dernier lieu, Perlz donne, d'après un manuscrit du Vatican, les actes du couronnement d'Henri V, qui vont cire désormais notre principale source. Ils consistent en deux documents ofliciels, un manifeste de l'empereur Henri (cf. Cod. Udalrici, dans Jafté, Bibliolh. rer. germ., t. v, p. 149) et un exposé des faits plus sincère, émanant du pape Pascal lui-m^-me ou de l'un de ses compagnons de captivité, car il se termine par ces mots : Ihvc sicut passi sumus et oculis nostris
Le 4 février 1111, dans l'église de SainLe-Marie de la Tour ^, au portique de Saint-Pierre, les ambassadeurs d'Henri eurent une conférence avec une commission désignée |)ar le pape, à la tête de laquelle se trouvait un laïque romain de distinction, Pierleone, que l'on disait d'origine juive. On aborda la question de la renonciation du roi aux investitures laïques, et ses ambassadeurs dirent aussitôt (|u"il ne pouvait y renoncer, à raison des nombreux domaines de l'empire que les prélats avaient reçus de Charlemagne et de ses successeurs. Les représentants du pape répartirent : « Les serviteurs de l'Église doivent se contenter des dîmes et des offrandes et rendre au roi les biens et les regalia reçus de Charlemagne, etc. )) Ils posaient, ce disant, le })rincipe fondamental sur lequel reposera tout le concordat de Sutri. Un homme apostolique et profondément religieux comme l'était Pascal II, pouvait ^
i-i(liiiuis.... pcrsciipsitnus. Cet expose a élé presque aussitôt inséré dans les Annales romani, dans Mon. Germ. Iiisl., Script., 1. v, p. 472, en grande partie aussi dans le Chronicon Cassinense, dans Mon. Germ. hisl., Script., t. vu, p. 778. Ijaronius avait déjà édité ces documents, Annales, ad ann. 1111, n. 2 sq., mais dans un texte moins correct que celui de Pertz ; ils sont reproduits, après collation de nouveaux manuscrits, par Watterich, op. cit., p. 50 sq.
1. Sancta Maria iji Turri... qiias eliam de Laborerio dicebatur et qitx sila fuerat supra scalam S. Pétri anle atrium ipsius ecclesiœS. Pétri; cf. Anonijmi Laudunensis continualio, dans Mon. fierm. hist., Script., t. xviii, col. 654 ; Leges, sect. IV : Conslitut. et acta, t. i, n. 8.3-86: Conventio prxvia in ecclesia S.Mariœ. in Turri. facta 4 febr., p. 137-139 ; E. Bernheim, Quellen, n. 9, p. 22-25. (H. L.)
2. Au sujet de celte opinion, que le pape Pascal, lors de la conclusion du traité de Sutri, se laissa entraîner à concevoir un but par trop idéal et par conséquent irréalisable, E. Stutzcr, Forschungen zur deutschen Geschichte, t. xviii, p. 226, note 2, juge bon de la contester avec une suffisance des plus choquantes. Il pose en axiome que Pascal n'avait entamé les négociations « que parce qu'il se trouvait dans une situation absolument désespérée » et il critique les autres écrivains, tels que Zôpiï et Hcfcle, leur reprochant de ne pas s'être aperçus avant lui de cette vérité si évidente. Malgré cela, Stutzcr ne daigne donner de cette situalion désespérée du pape aucime autre preuve que son opinion personnelle. En réalité, ce prétendu désespoir du pape repose sur de bien fail)lcs bases en admettant qu'il ne soit pas complètement dénué de fondements. Stutzcr lui-même pourrait se convaincre, [en se reportant à la réponse conçue en termes si conciliants faite ])ar Pascal aux ambassadeurs du roi et aux décisions du concile dcLatrande 1110, (ju on n'y trouve aucune trace de cette situation désespérée. Il est étrange que Giesebrecht, op. cit., t. m, p. 802, semble émettre une opinion semblable, mais p. 810, il ajoute que, néanmoins, le pape entama les négociations sans manifester aucun signe de désespoir. Comment donc, en janvier 1111, ce désespoir du pape aurait-il pu se manifester d'une manière aussi vive ? C'est là le point que les partisans d'une pareille opinion devraient prouver et ne pas se contenter d'affir-