orPosnioN comire l'empereur
La crainte d'un Sflilsine avait déteriuiiié le pape à rette cléinarclie. Bruno, d'orijjiuc allemande, peut-être issu de la famille des comtes d'Urach, et cardinal-évêque de Préneste, tinl. une conduite toute pareille. 11 était, à l'épociue où nous sommes parvenus, légat du pape en Palestine, avait coopéré à la fondation de l'ordre d'Arrouaise, et devait son élévation au pape Pascal, qui l'avait connu en France et, en 1108, l'avait élevé au cardinalat. Dès que Bruno apprit les brutalités et les voies de faiL dont Henri s'était rendu coupable à l'égard de Pascal, il excommunia l'empereur dans un concile tenu à Jérusalem, et renouvela cette sentence dans plusieurs autres conciles tenus plus tard en Grèce, en Hongrie, en France et en Allemagne ^ L'empereur grec, Alexis, espéra un instant mettre à profit le mécontentement général soulevé par Henri et se déclara prêt à recevoir des mains du pape la couronne impériale, et du consentement des Romains. Ceux-ci, enthousiasmés, adressèrent à Constantinople une députation de six cents membres pour inviter l'empereur à venir à Rome (mai 1112), mais le projet, entravé par des difficultés de toute nature, en particulier par l'obligation de reconnaître avant tout la primauté, dut être abandonné ^.
1. Jérusalem 1112. Mansi, Concilia, Supplem., t. ii, p. 275 ; Conc. ampliss. coll., t. XXI, col. 71 ; Cologne, 19 avril 1115, Coll. régla, t. xxvi, col. 805 ; Labbe, Concilia, t. x, col. 802 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, col. 1929 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1221 ; Mansi, Concilia, Supplem., t. ii, col. 309 ; Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 135 ; Schône, Kardinallegal Kuno, Bischof von Prsenesle, Weimar, 1847 ; Ekkehard, Chron. uniu., dans Mon. Geint. hisL, Scripl., t. VI, p. 251 ; Meyer von Khonau, Jahrbiicher des deutschen Reiches unter lleinrich IV und Heinrich V, Leipzig, 1907, t. vi, p. 316 sq., 331. (H. L.)
2. F. Chalandon, Essai sur le règne d'Alexis 1^'^ Comnène, in-8, Paris, 1900, p. 259 sq. Ce n'était pas la première fois qu'Alexis songeait à un rapprochement avec Rome, « rapprochement que la politique lui suggérait plutôt que la religion. Les premières négociations pour l'union des deux Eglises n'avaient pas abouti. A en croire les sources latines, la question aurait été reprise au concile de Bari, en octobre 1098 (cf. Urbain II, Epist., P. L., t. cli, col. 516 ; Ruinart, Vita Urbani II, P. L., t. cli, col. 241-244 ; Lupus le Protospath., dans Mon. Germ. hist., Scripl., t. v, p. 63 ; Eadmer, Vita Anselmi, 1. II, c. v ; Guillaume de Malmesbury, Gesia pontif. Anglor., dans P. L., t. clxxix, col. 1492-1493 ; Ordéric Vital, Ilist., 1. X, édit. Le Provost-Delislc, t. iv, p. 15 ; Riant, Inventaire critique, p. 186, ii. 5, 6 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., l. xx, col. 947, place ce concile en 1097. Le discours de saint Anselme est dans P. L., t. clviii, col. 285 sq.), où les Grecs auraient discuté avec les Latins la question de la procession du Saint-Esprit. Anselme de (^aiitorbéry y jn-ononça son discours : De prncpssione Saitrii Spirilus contra Grœcos. Les orthodoxes auraient été battus
bob LIVRE XXXII
dans la discussion théologique. Nous n'avons pas de texte qui nous permette de croire que le clergé de Sainte-Sophie ait été représenté à Bari, et je suis porté à croire que les Grecs qui ont discuté avec les Latins faisaient partie du clergé grec de l'Italie méridionale. C'est l'avis des auteurs russes qui se sont occupés de cette question; cf. Arsenij, Les relations des deux Églises, p. 503, très partial en faveur des Grecs; ^Yasilic\vsky, Dijzance et les Petchénègues, p. 315. Le concile de Uari se termina par l'excomniunicaLion solennelle de ceux qui n'admettaient pas la doctrine romaine sur Ici procession dii Saint-Esprit. Baronius, Annales, ad ann. 1097.
« Les négociations reprirent plus tard et, en 1108, un légat du pape assiste à la signature du traité entre Alexis et Bohémond. En 1111, a lieu l'emprisonnemcnl. du pape Pascal par Henri V et le pape, obligé de se soumettre à la force, courmnnc l'empereur (13 avril). Ce n'était qu'à cpntre-cœur que Pascal avaitcédé, et, dès le 22 mars 1112, il revenait sur sa fiépisipr) et avouait cju'il avait été coupable de faiblesse. Alexis avajt dû suivre avec intérêt tous ces événements. La mort de Bohémond et de Roger Bursa, en 1111 , laissait l'Italie méridionale sans maître. Les basileis regrettaient toujours la perte de ces belles provinces d'Italie, et Comnène songea dès lors à rentrer en possession de ces anciens territoires de l'empire. Rps janvier 1112, dar»s une lettre à Girard de Marsis, abbé du Mont- Casçin, il fait allusion à l'emprisonnement du pape et le déplore. Riant, Episl. spuria, p. 4G; Hepf, Geschichte Griechenlands çom Beginn des Mitlelallers bis auj unsere Zeit, p. 155 ; Tosti, Storia délia, badia di Monte Cassino, t. ii, p. 33. L'ambassade chargée de remettre cette lettre dut être celle-là même qui porta aux Romains le message dont nous parle Pierre Diacre, Monum. Gern}. hist., Script., t. VII, p. 785. Alexis exprimait aux habitants de Rome ses regrets de la captivité jiu pape (?t les louait de leur résistance à Henri V. Le basileus ajoutait qjie, s'ils ptaiertt toujours dans les dispositions dont on lui avait fait part, il accepterait pour lui ou pour son fils la couronne impériale. Alexis dut en même temps écrire au pape, et c'est peut-être l'appui que Pascal II espérait trouver près de l'empereur grec qui lui donna le courage de blâmer, en un langage élevé, sa propre condescendance envers l'empereur germanique et de condaniner sa faiblesse (22 mars 1112).
« En réponse au manège d'Alexis, les Romains envoyèrent, en mai de la même année, une nombreuse ambassade au basileus, afin de s'entendre avec lui au sujet des propositions qu'il leur faisait. Alexis paraît avoir pris alors l'engagement de se rendre à Rome dans le courant de l'été. Mon. Germ. hist., Script., t. vu, p. 785. Mais, étant tombé malade, il ne put tenir sa promesse. Il dut s'excuser auprès du pape par une l^tt^e portée, sans doute, par l'ambassade qui remit un message du basileus à l'abbé du Mont-Cassin, Girard de Marsis. Il est évident que ces négociations ne furent poursuivies par Pascal II que dans l'espérance d'amener la réunion des deux Églises et la cessation du schisme. Un document capital à cet égard est la lettre que Pascal II envoya à Alexis vers la fin de cette année. Le pape remercie le ciel qui a donné à Alexis l'idée de cette réunion si désirée : Qmnipotentis Dei dignationi et miserationi gratias agimus, quia cor vestrum ad njonnandam catholicse Ecclesise unitatem animare et confortare dignatus est, si Spiritus paracliti potentiam deprecantes, ut sicut in ai)ostolis suis omnium gentium dii^ersitates unire dignatus est, ita in nobis unitatis Imj^s operetur efjectum. In quo nimirum negotio nobis quidem grandis est difficultas, quia noslrarum gentium diversitqs noii facile in unum potest coni^enire consensum. Vobis autem per omnipotentis
GOG. opposnioN CONTRE l'empereur 539
Mansi attribue à l'année 1112 un concile tenu à Reims, en vue de terminer un conflit entre les chanoines d'Arras
Dei gratiam facullas palet, quia clericorum ac laicorum, prsepositorum ac subdilorum ...de vestro pendet arhitrio, cum vcstrse adsit benignitas voluntalis. De cnjus religioso sanctoqiie proposito et vestre nos littere induxerunt çt fidelissimi acsapien- (issimi nuntii vestri, B. Mesir^ieri, rejatio nos plenius certipcavif. Ipse enim Icgationi vestre lotis profecto desideriis instarc contendit, ulpote qui et vestre fidelitatis et studiis et catholice unilalis uotis totus exsesluat. Novit sane vestre sagacitatis experientia, quanta olim Constantinopolitani patriarche circa romanum episcopum devotio ac reverentia fuerit. Ceterum ex mullis jam annorum curriculis acleo se civitatis régie presules curn clero suo prêter omnem audientiam a romane Ecclesie caritate acobedieiitia sublraxerunt, ut neque litteras ah apostplica Sede directas suscipere, neceiusapocrisariis communicare dignati sint. Et nisi vestri imperii sapientia amoris circa nos et nuntiosnostros,dulcedinem demonstraret, omnino nos divisio permaneret ut neque nos vestri, neque vos nostri notitiam haberetis, nec ulla inter nos hodie reconciliationis memoria gercretur. Prima igitur unitatishuiusviahecvidetur, utconjrater iiosler CoiistanlinopuUlaiius patriarcha primatum et reverentiam Sedis apostolicse recognoscens, sicut in religiosi principis Constantini sanctionibus institutum et sanctorum conciliorum consensu firmatum est, obstinatiam prfeteritam corrigat sicut ex legatorum nostrorum suggestione cognosces, métropoles vero ille sive provincie, qux Sedis apostolice quondam dispositionibus subjacebant ad ejusdem Sedis obedienliam dispositioneitique concurrant , et status ille, qui inter veteris et novœ. Romœ nostrorum ac vestrorum predecessorum temporibus habebatur, nunc coopérante Deo per vestre sublimitatis industriam reformetur. Ea enim, quse inter Latinos et Grsecos fidei, vel consuetudinum [diversitalem] faciunt, non videntur aliter posse sedari, nisi prius capiti menibra cohereant. Quomodo enim inter dissidentium et sibi invicem adversantium pugnas qusestionum poterit diversitas pertractari, dum alteri alteris nec obedire nec consentire dignantur ? Mox per Dei gratiam apostolicarum sedium prœsules, et nostro et vestro coopérante studio, loco et tempore, quod stafuerimus, convenire debebunt, ut communicatis cousiUis secundum sanctarum rectitudinem Scripturarum de medio qusestionum scandala recensentur.Cujus conventus locum vestrœ imminet prudentix deliberare, qui nostris ad vos convenientibus fratribus salubrior atque commodior sit. Tempus autem opportunum octobrem sequentis anni mensem Domino coopérante prsevidimus. Propter quse omnia cum vestrœ sapientiie moderatione tractanda venerabilem fratrem nostrum, Maurum Amalfitanum episcopum, et carissimos filios N. abbatem et Hugonem, Sedis nosfrie presbyteros, et carissimum B., Sedis nostrse subdiaconum, ad vestram prœsentiam destinamus. Quos rogamus ad nos celerius remitti,ut responsionis vestrse certitudinem cognoscentes, quse in posterum ad id peragendum disponenda fuerint, auctore Deo, congruenter disponamus. Jaffé, Reg. pont, rom., ii. 633^i ; Giesebrecht, Geschichte d. deuls. Kaiserzeit, t. m, p. 1201. Nous n'avons plus ensuite de renseignements sur ces projets; nous savons seulement que, très probablement l'année suivante, l'archevêque de Milan, Pierre Chrysolan, vint à Constantinople et prononça un discours contre les erreurs des Grecs. P. G., t. cxxvii, col. 911 sq. Eustralros, évêque de Nicée, lui répondit, mais l'entente ne put s'établir et des préoccupations plus immédiates vinrent détourner Alexis de ses rêves ambitieux. » (H. L.)
et l'abbé de Saint-Waast ^ Un synode célébré, la même année, à Jérusalem mil lin à la discussion entre l'évoque de Nazareth et l'abbé du Mont-Thabor, qui récusait la juridiclion épiscopale-.
Le grand synode irlandais d'L'sneach, réuni en 1112, chercha [322 à réformer les mœurs des clercs et des laïques ^. A cette même époque, se sont tenus trois conciles français à Angoulême *, à Bazas ^ et à Aix; mais nous n'en connaissons que deux canons du concile d'Aix, adjugeante l'archevêque de cette ville le quart des revenus des églises de son diocèse ®. En février 1113, le l)ape Pascal présida à Bénévent un concile motivé par des conflits entre plusieurs églises et monastères '. C'est probablement dans cette assemblée que le pape prit sous sa protection la maison de Saint-Jean à Jérusalem, si célèbre depuis et berceau de l'ordre des chevaliers de l'Hôpital de Saint- Jean de Jérusalem, à qui il confirmait les premiers privilèges **.
1. Mansi, Concilia, Siipplem., t. ii, col. 273 ; Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 69 ; cf. Tailliar, Recherches pour ser^^'ir à l'hisloire de l'abbaye de Saint- Waast d'Arras, jusqu'à la fin du xii^ siècle, dans les Mémoires de l'acad. d'Arras, 1859, t. XXXI, p. 1. (H. L.)
2. Mansi, Concilia, Supplem., t. ii, col. 275 ; Conc. «;»/)//xx. coll., t. xxi, col.
3. Wilkins, Conc. Britaiin., 1737, t. i, p. 392 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. XXI, col. 71. (H. L.)
4. Martène, Veter. scripl. coll., 1733, t. vu, p. 68 ; Mansi, Concilia, Supplem., t. II, col. 277 ; Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 73. (H. L.)
5. Bazas, sous-préfecture de la Gironde ; 24 novembre 1811. Martène, Veter. script, coll., 1733, t. vu, p. 88-89 ; Vic-Vaissette, Histoire générale de Languedoc, 1736, t. m, p. 156. (H. L.)
6. 1112, Martène, Thés. nov. anecd., 1717, t. iv, col. 129-132; Co\c\.\, Concilia, t. XII, col. 1181 ; Mansi, Coiicilior. ampliss. coll., t. xxi, col. 73. (H. L.)
7. Coll. regia, t. xxvi, col. 794 ; Concilia, t. x, col. 792-793 ; Hardouin, Conc. coll., t. VI, part. 2, col. 1921 ; V. M. Ursinus, Sjjnodicon S. Beneventanensis Ecclesix, in-fol., Ronia;, 1724, p. 11 ; Coleti, Concilia, i. xii, col. 1192; Mansi, Concilia, Supplem., t. II, col. 279 ; Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 81, 87 ; Jaffé, Reg. pont, ront., t. I, col. 749; l\ Chalandon, Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile, 1907, t. i.
8. Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Hospitaliers, chevaliers de Rhodes, chevaliers de Malte : tels sont les divers noms sous lesquels on a désigné les membres de cette institution fameuse. En 1048, des négociants amalfitains fondèrent à Jérusalem un monastère proche du Saint-Sépulcre, sous le vocable de sancta Maria Lalina; il fut confié aux moines de l'ordre de saint Benoît, charges de recevoir et d'héberger les pèlerins occidentaux. Le grand nombre de ceux-ci entraîna
GOG. OfPOSIlION CONIRE l'eMI'EREUH 541
Dans ce même concile, les ambassadeurs du prince (Roger) et du patriarche (Bernard) d'Antioche demandèrent au pape de rendre à l'Eglise d'Antioche ses anciens droits et possessions ; le pape ne put leur donner satisfaction ; car, d'après les décisions de Clermont, les villes et provinces enlevées aux païens doivent appartenir à leur prince légitime lorsqu'on en a extirpe le paganisme et qu'on y a rétabli la foi catholique ^. En 1113, un nouveau conflit entre les chanoines d'Arras et les moines de Saint-Waast occasionna la réunion d'un nouveau concile à
la fomUitioa diiii autie nionasLèrc dépendant du précédent et placé sous le vocable de Saint-Jean, sans qu'on sache avec certitude si c'était saint Jeanliaptiste ou saint Jean l'Aumônier qu'on prétendait ainsi honorer. A l'époque de hi première croisade, le supérieur de cet hôpital avait nom Gérard et, du consentement de l'abbé de sancta Maria Latina, il sépara l'hôpital du monastère et spécialisa la destination de ceux qui y étaiiMit attachés à la réception des pèlerins et au soin des malades. Les servants de l'hôpital devenu autonome prirent Ihabit noir timbré d'une croix blanche sur l'épaule gauche ; on éleva alors une belle église sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, devenu patron titulaire du nouvel ordre. A Gérard succéda Raymond du Puy (1120-1160), qui adopta la croix dite « croix de Malte» et, suivant l'exemple des Templiers, transforma l'ordre naissant en ordre de chevalerie, ce qui s'explique sans peine eu égard au grand nombre de recrues faites depuis 1099 parmi les chevaliers et les nobles. Raymond du Puy acheva la règle en la corrigeant et divisa les menibres de l'ordre en trois catégories : chevaliers, prêtres, frères servants; cf. Heyd, Geschichte des Levantehandels, t. i, p. 115 sq. ;Leige, dans Bibliothèque de l'École des chartes, série Y, t. v, p. 552 sq. ; Uhlhorn, Die Anjànge des Joliannitcr-Ordens, dans Zeitscitrijt fiir Kirchen geschichte, 1883, t. vi, p. 46 sq.; t. xx, p. 459 sq.; Pflugk-Harttung, Die Anfànge des Johanniler-Ordens in Deutschland, besonders in den Mark Brandenbiir und Mecklenburg, Berlin, 1899; Die inneren Verhàltnisse des Johanniter-Ordens in Deutscliland , dans Zeitschrift fur Kirchen geschichte.^ t. xx, p. 1 sq., 32 sq. ; Hisiorische Vierteljahrschrift, t. Il, p. 189 ; Delaville le Roulx, De prima origine Hospitiorum 1 1 ierosolymilanorum, Paris, 1886; Cartulaire général des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, 4 vol. in-8, Paris, 1894 ; Ortenburg, Der Ritterorden des heil. Johannes, Regensburg, 1866 ; Bedford and Holbeche, The ordcr of the Uospital oj Saint John of Jérusalem, in-8, London, 1903; A. Knôpflcr, dans Kirchenlexicon, 2° édit., 1. vi, p. 1791 sq. On trouvera une bibliographie copieuse et qui ne demande qu à être \in peu rajeunie dans U. Chevalier, Répertoire, Topo-bibliographie, col. 1464-1468. Pour la question des origines, j'ai suivi Guillaume de ïyr, Hist., 1. XVIII, c. iv, v; on a dans ces dernières années prétendu faire de Raymond du Puy le premier maître de l'ordre; cf. Prutz, KullurgescJiiclUe der Kreuzzuge, Berlin, 1883, p. 235, etBeil. III, p. 601-618; Statutaet consuetudines S. domus Ilospitalis S. Johannis Baptistae; ces questions nous entraîneraient bien loin de VHist. des conciles. (H. L.)