‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 374 sur 505 · Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col · texte numérisé non relu

Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col

fi. Dans ce document, Jafïé croit que l'expression Goczie est synonyme de Gallise; mais en réalité, c'est de CotliiiK qu'elle est synonyme, et tel est en elîct le nom ([u'on donn;iit au sud-ouest de la France.

LIVllE XXXII

Saxe, où elles avaient pris une tournure défavorable })our ses partisans. Par une iiilervention adroite et énergique, Henri Y parvint à calmer l'agitation et à faire cesser la lutte. Il accorda aux princes mécontents la réunion d'une diète à Tribur, pour la fête de saint Jean (24 juin). L'empereur et les princes se réunirent en effet vers la fin de juin ^, dans le but de trouver les moyens de rétablir la paix du royaume. Tous y firent preuve de sentiments de conciliation ; l'irritation des partis parut s'atténuer et tous manifestèrent le plus grand désir de la paix. L'empereur, tout le premier, s'empressa de rechercher les moyens de la procurer. On se mit d'accord ; chacun dut recouvrer ce qu'il avait perdu et rendre à l'empereur les terres de l'empire. Des ambassadeurs vinrent aussi de Rome, de Vienne et de plusieurs autres églises pour notifier l'exaltation de Calixte II et inviter les assistants à se rendre à Reims pour assister au concile qui venait d'être indiqué ^. L'assemblée accueillit favorablement cette invitation et décida d'ajourner à ce concile l'examen des questions ecclésiastiques qui avaient jusqu'alors été la cause principale des troubles. L'empereur lui-même se déclara tout disposé à se rendre à Reims pour se réconcilier avec l'Eglise.

En apprenant ces heureuses dispositions de l'empereur, le pape ne voulut pas rester en retard et envoya Guillaume de Champeaux et l'abbé Ponce de Cluny à Strasbourg, où se trouvait Henri, pour r34gi aplanir le conflit. L'évêque de Châlons-sur-Marne représenta à l'empereur qu'il pouvait renoncer aux investitures sans danger pour l'empire, et cita son propre exemple ^ : avant comme après

1. Annal. Palherb., p. 136; cf. Giesebrecht, op. cit., t. m, p. 1217, les renseignements les plus précis sur l'époque et le lieu de cette assemblée.

2. Stenzel, op. cit., t. i, p. 687, fait erreur lorsqu'il dit que les ambassadeurs de l'antipape étaient présents. Les ambassadeurs venus de Rome parlèrent aussi en faveur de Calixte ; Guillaume de Champeaux, évèquc de Châlons, et Ponce, abbé de Cluny, vinrent trouver l'empereur à Strasbourg et le travaillèrent pour l'amener à abandonner les investitures ;ils pouvaient espérer avoir réussi dans leur mission et le pape, averti de ce changement, envoya Lambert d'Ostie et Grégoire, cardinal-diacre de Saint-Ange, les adjoignant aux deux précédents envoyés; cf. Sigebert de Gembloux, Chronicon, ad ami. 1119, dans Alon. Genn. hist., Script., t. VI, p. 377; Annales Mosomagenses, ad ann. 1120, de^ns Mon. Gerni. hist., Script., t. III, p. 162; Giesebrecht, op. cit., 5" édit., t. m, p. 1218 sq. ; A. Haucli, Kirchengeschicltte Deulschlands, 4<^ édit., t. m, p. 912 sq. (H. L.)

3. « Sire, dit Guillaume de Champeaux, si vous voulez avoir une véritable paix, il faut que vous renonciez à l'investiture des cvèchés et des abbayes. Pour vous

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