Voir § GU'J
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le roi avaient eu, à Gisors ^ en Normandie, une entrevue, où CalixLe [390] confirma un droll ou coutume que le roi d'Angleterre prétendait tenir de Guillaume le Conquérant, à savoir qu'aucun légat ne pouvait exercer de fonctions, en Angleterre, sans l'agrément formel du roi; il ne s'agissait pas de porter atteinte à la sviprématie du pape, mais de sauvegarder les droits du légat-né pour l'Angleterre, l'archevêque de Cantorbéry. Le résultat fut que le cardinal Pierre, envoyé en Angleterre, y fut reçu avec distinction, mais n'y put rien faire 2. Pour Jean de Crème, légat de Calixte II et d'ilonorius II, le roi le fit retenir longtemps en Normandie avant de lui permettre de venir à Londres. Il visita auparavant le roi d'Ecosse, à Pioxburg, où il célébra un concile avec les évêques écossais, comme le pape l'avait demandé au roi David. Honorius avait chargé son légat de s'occuper du dillcrend entre les évêques d'Ecosse et le siège d'York. Les Écossais soutenaient n'être pas sulfragants d'York. Ils renouvelèrent probablement leurs protestations à Roxburg, et plus tard encore, jusqu'à ce qu'enfin la bulle de Clément III, du 13 mars 1118, rendue à la demande du roi, proclamât la complète indépendance de l'Eglise d'Ecosse et plaçât tous les sièges épiscopaux de ce royaume sous la dépendance immédiate de Rome ; décision confirmée par . Célestin III en 1192 et Innocent III en 1208 3. Nous n'avons })as d'autres détails sur le synode de Roxburg ■*. A l'issue de cette assemblée, le légat se rendit à Londres, où il présida, le 9 septembre 1125, dans l'église de Saint-Pierre (Westminster), un concile convoqué, non par lui, mais, suivant l'ancienne tradition, par le primat de Cantorbéry ^. Outre les deux archevêques, Guillaume de Cantorbéry et Thurstin d'York (ce dernier était depuis cjuclque temps revenu en Angleterre ^j, vingt évêques, quarante abbés et un grand nom])re de clercs et de laïques