Monum. Germ. hist., Script., t. v, p
4. Mansi, Cojic. ompliss. coll., t. xx, col. 433 ; Watterich, Mtie pontificum rom.. 1. I. p. 3G1. Marianus Scottus et Berthold de Reichenau, disciples et continuateurs d'Hcrmann Contract, attribiiont à tort ce décret au synode du carême de 1079, Pertz, t. v, p. 317, 561.
5. Mansi, Conr. ampliss. coll., t. xx, col. 125 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 1, col. 1260 ; Jafïé, op. cit., p. 108. (II. L.)
6. « Juscju'à amendement »? Et à quel propos se seraient-ils amendés ? Grégoire VII avait partie liée avec Gisolte de Salerne et celui-ci était en assez mauvaise posture. Vers les derniers temps de 1073, peut-être en novembre, Robert Guiscard s'était emparé d'Amalfi à la barbe de Gisolfe. Ilefele, tout adonné aux affaires de Germanie, a omis un épisode qui se rattache étroitement à cette excommunication. Vers le mois de juisi de lainjéc 1073, peu après son élection a>i pontificat, Grégoire avait reçu deux moines, Thomas et Nicolas, qui lui apportaient une lettre de rempercur de Constantinople Michel VII et devaient communiquer de vive voix sur des projets de la plus haute importance, Regisiritm, 1. I, n. 18 ; Mon. Gregor., p. 31 ; Jaffé, Regesta pontif. rojn.. n. 4789. Le pape, gardant des doutes sur le caractère des ambassadeurs, envoya à Constantinople Dominique, patriarche de Venise. « Nous ne savons rien de plus sur ces premières négociations, mais il est permis de croire qu'elles amenèrent le pape à cette idée de croisade qui va inspirer sa politique au début de l'année 1074. Seulement, dès l'instant que l'horizon politique de la papauté s'agrandissait, dès l'instant que le pape songeait à intervenir dune façon effective dans les affaires d'Orient» les Normands d'Italie rebelles à son autorité devenaient pour Grégoire VII un obstacle à l'accomplissement de ses projets. Comment le pape pouvait-il
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Vaticana rapportent que de nombreux évoques, venus de toutes les jirovinces, siégèrent dans ce concile, et parmi eux
espérer agir au loin, alors ijii'il avait, à redouter pour lui et ses États un danger de tous les instants ? Le résultai le jilus évident de la politique pontificale, durant l'année 1073, avait été d'amener un certain ralentissement dans les conquêtes de Guiscard en lui opposant Richard de Capouo et Gisolfe; niais, malgré cette alliance, le danoci' restait le même et le pape ne pouvait songer à intervenir en Orient qu'autant (pie les Normands auraient été entièrement réduits à l'impuissance ou se Hcraicnl de bonne grâce soumis à ranloiil(' d\\ Sainl-Siège. Mais pour obtenir celle soumission il lallail que Grégoire VII eût des lioupcs suffisantes pour lui permettre de dicter ses voioiités ; il passa les preniicis mois de l'année 1074 à essayer d'en recruter.
« Dès le 3 janvier, Regislnini, 1. I, n. 40; Mon. Gregor., p. 58-59, le pape veut communic[uer à la comtesse Malhildc ses projets et la prie de venir à Home. Très probablement vers la même époque, il écrit aussi à Gotlfricd de Lorraine qui lui promet de lui amener des secours. Enfin, ses projets apparaissent clairement dans la lettre qu'il adresse le 2 iévrier à Guillaume comte de Bourgogne, Regislrum, 1. I, n. 46 ; Mon. Gregor., p. G4-65. Il lui demande de préparer une armée pour défendre la liberté de l'Eglise romaine et le prie de communiquer ses intentions à Raimond de Saint-Gilles et à Amédée comte de Savoie, ainsi qu'à tous ceux qu'il saura être fidèles à l'Eglise; il ajoute que Béa triée, Mathilde et Gottfried de Lorraine s'occupent activement do ce projet. Il termine sa lettre en expliquant cpi'il ne rassemble pas cette multitude de soldats, pour répandre le sang chrétien, mais afin que ses ennemis effrayés par la vue de ses forces redoutent d'en venir aux mains et se soumettent à la justice. Il ajoute :« Nous espérons même que de « là naîtra peut-être un airtre avantage, à savoir que, les Normands étant pacifiés, « nous passions à Constant inople pour aider les chrétiens qui, affligés par les trop « fii'upientes attaques des Sarrasins, nous supplient instamment de leur porter « secours. « C'est là surtout le Imt ai!i|ui'l il tend, car contre les Normands, il a des troupes suffisantes.
« Il ne me paraît })as qu'il y ait lieu de douter que le pape ait été amené à cette idée de croisade par ses négociations avec Constantinople. On ne saurait dire que cette idée n'a été que le rêve d'un instant. Tout nous montre au contraire qu'il s'est agi là de quelque chose de très sérieux. Le 1'"'' mars, dans une lettre adressée à tous les fidèles, Grégoire VII invite le monde chrétien à le seconder dans son entreprise et à porter secours à Constantinojile, assaillie par les Barbares qui viennent, dans leurs incursions, ravager jusqu'aux environs immédiats de Byzance, Regislrum, 1. I, n. 49; Mon. Gregor., p. ()9. Les barbares dont parle Grégoire VII, ce sont les Petchénèques dont les attaques contre l'Empire sont alors constantes. Si l'on rapproche les lettres de Grégoire VII, relatives à la croisade, d'un renseignement que nous fournit Atlaliatès, on voit (pie les projets du pape furent pris très au sérieiix à Constantinople. En 1074, dit Attaliatès, on songea à diminuer les subsides que l'empire payait aux barbares, ce cjui faillit amener un soulèvement général, Hisloria, édit. Bekker, dans Corpus bijz., Bonn, 1853, p. 20'i-205. On ne saurait guère expliquer autrement que par l'espoir d'une intervention du pape, cette mesure que l'état de l'empire grec,