CONCILE ROMAIiN DU CAREME DE
certain qu'il n'échapperait pas à une sentence d'excommunication ^. Ces détails nous font comprendre pourquoi il est dit dans la notice au sujet des décisions synodales : « De môme Hermann, cvêque suspendu de Bamberg, s'il ne comparaît en personne avant Pâques. » Une lettre pontificale aux fidèles de Bamberg du 20 avril 1074, montre que l'évéque Hermann fut non seulement suspendu, mais déposé, ce qui confirme le récit de Lambert de Hersfeld ; car Grégoire dit qu'il a délivré l'Église de Bamberg de son évêque ignorant et simoniaque, ajoutant qu'on ne doit rien changer aux possessions de l'Eglise de Bamberg, jusqu'à ce que Dieu lui ait accordé un évêque nouveau et capable par l'intercession de saint Pierre ^.
En rapportant la suite de cette affaire, Lambert s'écarte des données fournies par les lettres de Grégoire ; aussi LTssermann ^ a-t-il relevé des divergences considérables ; nous ne faisons pour notre compte aucune difficulté de préférer le récit officiel des lettres du pape aux renseignements de Lambert, toujours quelque peu risqués. Les lettres de Grégoire nous apprennent qu' Hermann, voyant ses affaires perdues à Rome, reprit le chemin de Bamberg, assurant les clercs de son escorte de son repentir, et de sa résolution, dès son retour à Bamberg, de résigner son évêché pour se retirer dans un monastère. Trompés par cette ruse, les députés présents à Rome, et à leur tète Popo, prévôt de la cathédrale de Bamberg, revinrent aussi à Bamberg et ne publièrent pas la lettre du pape, (20 avril 1074) aux fidèles du diocèse ^. Néanmoins,
doute des tendances qu'il manifeste dans le développement de son sujet ; on ne peut donc regarder son opinion comme une vérité historique. [La lettre à Henri IV se trouve dans Registrum, 1. III, n. 3; Mon. Gregor., p. 205 ; Reg. pont, roni., n. 4963. (H. L.)]