‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 77 sur 505 · Mon. Gcrin. liisl., Script., t. v, p · texte numérisé non relu

Mon. Gcrin. liisl., Script., t. v, p

2. Registrum, 1. III, n. 4 ; Mon. Gregor., p. 207 ; Beg. ponl. rom., n. 4964. (H. L.)

décrets du pape contre la simonie et le concubinage, et pour abattre Burchard, évêque d'Halberstadt, dont l'influence avait détourné les Saxons de la soumission. Il projeta de le citer au synode et de procéder contre lui comme traître au roi, mais aucun messager n'osa traverser la Saxe soulevée jusqu'à Halberstadt pour remettre la citation. D'un autre côté, Henri, (-52] évêque de Coire, représentant du pape, fut chargé de remettre au concile une lettre pontificale, ordonnant à l'archevêque de forcer tous les prêtres de son diocèse à quitter immédiatement leurs femmes, ou à renoncer à tout jamais au service des autels. L'archevê({ue ayant voulu exécuter ces ordres, les clercs s'exprimèrent de telle sorte et manifestèrent une telle rage qu'il craignit de ne pouvoir sortir sain et sauf du synode ; aussi se promit-il dès lors de ne plus s'occuper de cette affaire et délaisser le pape agir comme bon lui semblerait ^.

Binterim, qui place à tort ce synode en 1076, a mal compris le texte de Lambert et a cru que c'était le légat, l'évoque de Coire, qui avait été maltraité dans l'assemblée ; il commet une nouvelle erreur en plaçant après le synode de Mayence la circulaire de Siegfried à ses sufîragants, éditée par Schannat ^. L'archevêque dit, en résumé : Les légats envoyés par le pape pour les réformes ecclésiastiques, et en particulier pour la remise en vigueur du célibat, ont rempli leur mission et forcé les uns par la suspense, les autres par l'excommunication, à abandonner leurs concubines, mais ils n'oAt presque rien obtenu auprès d'un grand nombre. Lui-même fait sur cette situation un rapport au pape, cjui lui a permis d'user de douceur et de miséricorde, puisque les coupables sont en si grand nombre. Aussi a-t-il enjoint à ses sufYragants de lui déférer f[uiconc{ue serait coupable sur ce point, et il défend, en vertu de l'autorité apostolique, de donner des dispenses à ces clercs ^.

Une telle ordonnance, portée après le concile de Mayence, me semble inconciliable avec l'assertion de Lambert, disant qu'après ce synode Siegfried ne voulut plus s'occuper de la

1. Coll. regia, t. xxvi, col. 568 ; Labbe, Concilia, 1. x, col. 345 ; Hardoiiin, Cane, coll., t. vi, col. 1551 ; Coleti, Concilia, t. xir, col. 581 ; Mansi, Conc. ampliss coll., t. XX, col. 455. (H. L.)

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