Hartzhcim, Conc. Germ., t. m, p
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réforme. On la comprendrait avant ce synode en admettant que les mesures de douceur du décret papal fussent une suite de l'intervention de Siegfried auprès du pape après le synode d'Erfurt. Mais il est difficile d'admettre ces adoucissements [53] à la loi quand les lettres antérieures à Siegfried témoignent sans exception du contraire. Aussi hasarderai-je cette hypothèse : le document découvert par Schannat serait le projet d'une encyclique qui n'a pas été publiée, parce qu'elle n'a pas été approuvée par Rome. Comme il l'avait promis à Erfurt, l'archevêque devait demander à Rome l'indulgence pour les clercs mariés. Il était dans la nature des choses qu'il proposât un moyen terme à la fois acceptable à Rome et au clergé de Mayence. Or, notre document répond assez bien à cette exigence. Il commence par mettre en relief la condescendance du pape ; c'est comme le miel avec lequel on veut attirer les conçu binaires et, pour amener Rome à consentir à ces mesures de douceur, on décide que le concubinaire ne pourra désormais dire la messe et sera envoyé au métropolitain. Aucun évêque sufîragant ne devra désormais permettre à un clerc marié d'exercer des fonctions ecclésiastiques. A première vue, ces mesures semblent rigoureuses, mais l'habileté du métropolitain pouvait lui suggérer d'ingénieux ménagements à l'égard de chaque clerc en particulier. Grégoire rejeta certainement ces propositions ; il refusa à l'archevêque cette puissance quasipapale que lui attribuait le projet de circulaire, et exigea la convocation d'un nouveau concile provincial pour l'exécution de ses décrets. Ainsi s'explique la présence du document dans les archives de Mayence, et son absence des archives épiscopales de la province.