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LES CANONS DE SARDIQUB

sépài'er, il voulut s'occuper de la discipline ecclésiastique, et décréta une série de canons dont quelques-uns sont devenus ttèê célèbres, ayant eu dans TÉglise un grand reterltissement et une grande influence.

64, Les canons de Satdiqne.

Les recherches des frères Ballerini et de Spîttler ont prouvé l'existéneededeux rédactions officielles descanons de Sardique l'une la^ tiiie et l'autre grecque, destinées à l'Occident et à l'Orient ^, Le texte grée conservé par Jean de Constantinople ^ (vi*' siècle) et par plusieurs

1. Bdlleiiùi, dans S. Leofiis^ Opët^a, t. in, p. xxx stj. ;&pittlfei*, KHtUthe Untersuchung der Sardicensiscken Schlüsse , dans Meusel's Geschiehtsforckert Halle, 1777, part. IV, réimprimé da« s les Werke de Spittler, édit. K. Wächter, t. vni, p. 126 sq. ; Fuchs, Bibliothek der Ku chens^enammlungen, i. ii, p. 104. Auparavant Richer, Historia concilium generalium^ Coloniae, 1683, t. i, p. 98, tenait le texle latin pour seul original, tandis que Walch, Gesch. der Kirchenver^ samml.y p. 179, donne cet avantage au texte grec. [Le fait entièrement nouveau dans l'histoire de l'Ëgiise d'un document olûciel bilingue consacrait une situation qui aJJait s'affirmer de pJu^ en plus ; l»i distinction et, pour mieux dire, U séparation entre l'Occident et rOrient. C'était à un poiut de vue très différent Une detërmihation faon moins exfuessive que la Scibsion entre Sardique et Pliilippopolis. Il devenait clair pour tou& qh€, désormais, il faudrait coiUpter avec deux chrétientés séparées par les intérêts, par les préoccupations et lUêuiepai* la langue. La place qui revient à Sardique dans 1 histoire de l'Église se trouve ainsi justement figurée par ce fait matériel de la double rédaction. Sardique est le point initial du schisme dont Id ctiretieuté n*a cessé depuis de souffrir avec des accalmies et des intermittences jusqu'au jour de la rupture définitive. Victor Duruy, Histoire des Romains^ in- 8, Paris, 1885, t. vu, p. 338, a envisagé par un biais îngénieui les conséquences de ce concile qui était, dit-il, « un malheur pour la religion et un bienfait pour la papauté. » Point de vue éminemtnent discutable et qui sépare Une Institution de la base qui est sa raison d'être. Mais, cette réserve faite, il est intéressant de voir comment il envisage la situation, c Les évêques d'Occident, menacés parles Oriehiaux dans leur foi et ddns leur désir de conserver rbnilé de l'Église, ^entireiit plus vivement que leurs prédécesseurs la nécessité d'un chef, et ils se serrèrent autour de celui qui, occu* pant le siège le plus illustre, semblait le ()luä autorisé pour faire prévaloir )e principe de l'unité. A toutes les époqiies le péril actroitra, au sein de l'Église, l'esprit de discipline et la concentration des forces. » (lî. L.)

2, Jusleîli, Bibliôtheca juris canonici steter is, iu-fo!., Parisiis, 1661, t, n, p. 603. Nous suivons le texte grec de titra, Juris êccles. Grmcor. hisl, et fno* mm,, X. I, p. 468 sq. (H. L.)

manuscrits a été publiée pour la première fois par Tilius, en 1540, et depuis par les collecteurs de conciles. Au moyen âge, trois savants grecs, Balsamon,Zonaraset Aristène, ont écrit sur ces canons des commentaires insérés par Bévéridge dans son Synodicon ^. Le texte latin original se trouve dans les trois plus célèbres collections de canons de TOccident ; la Prisca 2, Denys le Petit ^ et Isidore *. Les Tandis que pour les autres conciles ces collections donnent des versions latines notablement différentes, ici, elles s'accordent parfaitement, preuve qu'elles dépendent du même original latin. D*autre part ce texte latin, si identique à lui-même dans les diverses f collections ^, est cependant très différent du texte grec original; avec lequel il ne s'accorde même pas pour l'ordre des canons^; ces particularités portent à croire qu'il y a eu, à l'origine, deux rédactions des canons, Tune en latin et l'autre en grec.

Nous donnons le texte grec des canons de Sardique et le texte latin de Denys le Petit.

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Can. 1,

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