LES CANONS DK SAKDtQUIi
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L evêque Osius dit : Mon humble avis est que nous devons être calmes, patients et miséricordieux vis-à-vis de tous ; je crois cependant que ceux qui ont été élevés à Tétat ecclésiastique par quelques-uns de nos frères et qui ne veulent pas revenir dans les églises confiées à leur soin» ne doivent plus être reçus désormais. Quant à Eutychianus, î\ ne doit pas prendre le titre d*évêque, auquel il n'a pas plus de droit que Muséus. S'ils demandent ù être admis à la communion laïque, il sera fait droit à [602] leur demande. Tous répondirent : Qu'on la leur accorde.
Les désordres et les coteries avaient agité TÉglise de Thessalonique avant Téplscopat d'Aétius. Eutychianus et Muséus se posèrent comme prétendants au siège épiscopal et ordonnèrent des clercs. Aétius remporta sur ses deux rivaux, fut nommé évêque de Thessalonique et la paix reparut. Aétius excommunia les deux prétendants ainsi que les clercs ordonnés par eux. Gaudentius demanda au concile de Sardique d'admettre ces clercs quand ils se trouveraient par ailleurs irréprochables. En quoi consistait cette admission (uttoSs^^- Oîjvai)? Nous manquons, pour répondre à cette question de toute donnée sur les troubles de rÉglise de Thessalonique ^. Nous ignorons mêmesi Muséus et Eutychianus étaient évêques ou non. S'ils Tétaient, Gaudentius a dû probablement demander que ceux qu'ils avaient ordonnés fussent réintégrés dans leurs fonctions ecclésiastiques ^ ; s'ils ne l'étaient pas, et c'est ce que les scoliastes grecs prétendent ^, il a dû se borner à réclamer pour eux la communion laïque. On pouvait tout
mitm episcopatus sibi vindicare nome h non débet, nec Musse us episcopus âesti^ mabitur. Cseterum^ si laicam communionem expose uni, his negari non débet. (H.L.)
1. Dans la lettre synodale des eusébiens à Philippo polis, Hilaire, Fragm. lUyV. Z., t. X, col. 670, il est question d'un différend surveiiu entre l^rotogénès de Sardique et un évêque de Thessalonique. Le nom de ce deruiet' paraît être A^ûo, Le texte est du reste si corrompu qu'il n^est pas possible de savoir lequel des deux avait fait des reproches « Pautre. Voyez daus l'édition de saiut Hilaire les notes des bénédictins de Saiut-Msmr sur ce passage.
2. C est l'expllcatioa donnée par Herbst, dans Tähing, ikeoL Quart, y 1825, p. 34, et Hergenröthei-, Pkotius, t. ii, p. 338.
3. Beveridge, Synodicon, t. i, p. 505 ; t. ii, Annotât., p. 201.
au plus émettre le vœu qii^ls fussent plus tard ordonnés vat dement.
II n'est pas certain que le concile ait accédé à la demande deGaii.[ dentius ; mais on peut le présumer, parce que le 18® canon est joint I au 19®, et qu'à la fin du 19® canon se trouve le placet du concile. Il est évident que la seconde partie du 19® canon se rattache au 18', puisque Osius, après la proposition de Gaudentius, demande à son tour que Muséus et Eutychianus ne soient admis qu'à la communion laïque. Cette connexion évidente permet de penser qu'Osius accéda à la proposition de Gaudentius, et se contenta d'exclure des rangs du clergé les deux chefs des schismatiques ; il aurait, dans ce cas, renouvelé ce qu'on avait fait à Nicée à l'égard des mélétiens. Les autres clercs devaient se soumettre à leur évéque légitime, et garder leurs dignités s'ils consentaient à se rendre dans les églises pour lesquelles ils avaient été ordonnés. Notre sentiment serait donc que la première partie du 19® canon se rapporte aussi à l'affaire dont parle le 18®, tandis que Tillemont ^ et, après lui, dorn Ceillier ^ pensentque la première partie du 19® canon se rapporte au 16® canon et non au 18*
On s'explique que ces deux canons ne figurent pas dans les collections latines, puisqu'ils ne regardaient que l'Église de Thessalonique ^.
Gan. 20 4.
FauosvTioç èrto'y.OTuoç slirs' Tay^a (JGûTYjpwûSoç xat àxoXoùdwç opi(7Ô£VTa,Mi
SuvajjLiv Y.(xi ty;v ic^ùv éauxov xataj^sîv ou ô'jvaaovxat, cav (xr; %al <po6oç Taiç èÇcvs^ôstaaiç dciroçdcffsffiv axoXoüÖT/jdYj* lff|X£v y«P xalauToî, xXsovaxtç 8wTi]ï oXi^wv avaiij^üvctav to Öetov %aî asSaafJLKOTaxov ovo[Ji.a tyjc teptôaévï)ç % TcaraYvwatv eXr^Xuôsvat* et toivuv tiç irapoc toc Traat So^avxa ToX(iTJaoi, (TTCOuBaÇtàv Tuoxo i;.aXXov xal àXaÇovsta, tJ t^ ôso àpeaat, exepov ti Siairpa^aî- 6at, yjSy) y^T^^^'''-^'^^ èyxXiQfJLaTi à'jroXo'Yiaç èauTOV uueüSuvov xaôiuTaofl«, xaî TV Tt[j/^v xal TO i^i(ù\ia t^ç IxtaxoTc^ç àicoéàXXew. ^'AîcavTeç àirsxpl*: vavTO' np£X£i y.at àplaxst Tf^iJ-tv i^ TOiaÙTV) YV^t^iQ.
Can. 21.
Kai TOÜT0 Se àxsiosv pLaXiaTa -(vwpiyLov Y^vïjaeTai 7.al TuXïjpcdô'^asTai, a*
1. Tillemont, Jf&Tn. Aist. ecc/és., t. vixi, p. 49; dissert, sur saint Athanast, art. 52,
2. D. Ceillier, Hist, génér. des auteurs sacrés^ t. iv, p. 691»