‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 136 sur 403 · LES CANONS »E SARDIQUE · texte numérisé non relu

LES CANONS »E SARDIQUE

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CSiTÔh) Y,(XI TOüTO.

Gaudentius episcopus dixit: Ea quae salubriter providistis convenientia et œstimationi omnium et Deo placitura et horainibus, tenere hactenus firmitâtem possunt, si me tus huic sententiae conjungatur. Scimus enim et ipsi saepissime propter paucorum impudentiam religiosura sacerdotale nomen fuisse reprebensum. Si igitur aliquis contra omnium sententiam nisus voluerit ambitioni magis placere quam Deo, is débet scire, causis redditis honorem dignitatemque se amissurum : quod ita demum compleri poterit, si unusquîsque qui in canali constitutus est, cum progredientem episcopum viderit, inquirat transitum ejus, causas videat, quo tendat agnoscat, et si quidem eum invenerit ire ad comitatum, requirat etillud, quod superius comprehensum est, ne forte invitatus sit, ut ei facultas eundi permittatur. Si vero, ut superius memoravit sanctitas vestra , propter desideria et ambition es ad comitatum pergat, ne que in litteris ejus subscribatur, neque in communionem recipiatur. Si vobis placet, omnium sententia confirmari débet. Universi dixerunt, honestum esse et placere sibi hanc constitutionem.

Sur la proposition du même Gaudentius, le concile promulgua le décret suivant : « Si, par orgueil ou vaine gloire, plutôt que pour plaire à Dieu, un évêque ose agir contrairement kce qui a été décrété par tous, il devra justifier sa conduite et perdre sa dignité épiscopale*. Pour faire connaître et pour assurer Texécution ^ du décret que nous venons de porter, il importe que ceux d'entre nous qui demeurent à proximité d'une voie publique ^ et voient un évéque en voyage, lui demandent le but et le motif de ce voyage. S'il se rend à la cour impériale, il faut l'interroger d'après ce qui a été dit au canon 7^ Si c'est sur l'invitation de l'empereur, il ne faut, en aucune manière, le retenir. S'il y va poussé par les motifs frivoles dont vous

1. Dans Beveridge, op. cit. y t. i, p- 507. C'est ici que finit le canon 20« et que le 21e commence.

2. Les scoliastes grecs expliquent ces mots d'une manière un peu différente, mais le sens principal reste cependant le même.

3. Sur xavàXtoç, c'est-à-dire via publica^ cf. Suîcer, Thesaurus, à ce mot.

parliez, ou pour y présenter des pétitions qu'on ne peut approny. § il faut refuser de signer ses lettres et de communiquer avec I^;

Le texte latin de ce canon se trouve à une autre place que le x^^. grec ; il vient après les canons (7-9) qui défendent aux évêquey venir par plaisir à la cour. 11 est en effet facile de constater que cV, à ces canons- qu'il se rattache.

Enfin le texte latin fait suivre ce canon d'un décret auqy il donne le n. 12 et qui ne se trouve pas dans le texte »rec

Can. 12.

Osius episcopus dixit : Sed et moderatio necessaria est, dilectissiiüi fratres, ne adhuc nescientes, quid decretum sit in synodo, subito veniam ad ci vitale s eas, quae in canali sunt. Debet ergo episcopus civitatis ii adraonere eam et instruere, ut ex eo loco diaconum suum mittat; adiûo. nitus ipse tarnen redeat in parœciam suam.

Selon la remarque de Van Espen, ce douzième paragraphe n'aun probablement pas été inséré dans le texte grec parce qu'il ne coi. tient qu'une proposition d'Osius qui n'a pas reçu T approbation è concile. Et dans tous les cas, le décret que demandait Osius ne pou- 1 vait avoir force de loi que pendant peu de temps et jusqu'à ce que les canons de Sardique fussent universellement connus^.

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