‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 178 sur 403 · Conciles d'Arles en 353, et de Milan en · texte numérisé non relu

Conciles d'Arles en 353, et de Milan en

Constance refusa l'autorisation de réunir le concile à Aquilée ^, il fixa cette réunion à Arles ^, et, quand les évêques furent réunis, il leur fit présenter un décret de condamnation de saint Athanase^ déjà tout préparé ^, et rédigé probablement par Valens et Ursace, les deux chefs du concile d'Arles, qui exerçaient sur l'empereur une mnde influence. Les légats du pape et les évêques orthodoxes se récrièrent et déclarèrent que les questions doctrinales primaient les questions individuelles. Mais l'évêque Valens et ses amis se déro- I bèrent à toute nouvelle discussion dogmatique ^. Les légats du pape proposèrent « en vue de la paix », disaient-ils, de signer la condamnation d'Athanase à condition quel'on anathématisâtl'hérésie d'Arius. On s'y engagea, et le concile commença ; mais Valens et la majorité arienne du concile déclarèrent qu'il ne fallait pas songer à cette condamnation de l'arianisme, et qu'on se bornerait à celle d'Athanase'. Constance pressa par ses menaces, et même parla force, tous les évêques orthodoxes, et en particulier les légats du pape ^, à

Ï-Mansi, op. cit., t. m, col. 200; S. Hilaire, Fragmentum V/, n. 3, P, Z,, *' X, col. 688.

2. S. Hilaire, Fragmentum W, d. 2, P. X., t. x, col. 687. ^ ^' ^^id. n. 3, P, Z., t. X, col. 688 ; Mausi, op, ciU, t. ni, col. 200.

«, '^.Hilaire, Apologla ad Constantium Augustum^ n. viii, />. C, t. xxv,

^^'^^^\ Fragmentum J, n. 6, P. i., t. x, col. 631. Les actes de ce concile ous ont pas été conservés, cf. Loofs, Arianismus, dans Heal-encj klopddie f^' protest. Tkeol. und Kirche, 3« édit., t. 11, p. 30. : .

ie, g ^'^^Pjce Sévère, Uist. sacra, 1. II, c. xxxix, P. i., t. xx, col. 150.

^' ^"'P|«^ Sévère, Ilist sacra, l. II. c. xxxix, P. L., t. xx, col. 150. j' g' ^^^^^ï^e, Fragmentum V, n 5, P, L.. t. x, col. 685. j| J ^'ianase, Apologia ad Constantutm imper., c. xxvii, P, ^.^ i xxv,

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souscrire à cette condamnation. Un seul évéque resta înébranlaKi ce fut Paulin de Trêves, que Tempereur exila en Phrygîe, parmi | montanistes *. Libère fut très affligé de la chute de ses légats particulier de celle deTévêque Vincent 2, etil écrivît à Osius« h pliai affectas mcerorCy mihi moriendum magis pro Deo decren vider er nonssimus delator, aut sententiis contra Evangelium comni dare consensum ^. Afin de ne pas paraître partager le crime de légats^ Libère écrivit des lettres analogues à plusieurs évèquegj rOccident *. Constance entreprit d'amener les évêques d'Italie ' rompre la communion ecclésiastique avec Athanase : beaucoup fai, blirent. Lucifer, évéque de Cagliari, en Sardaigne, montra que ces attaques contre Athanase étaient autant de coups portés à la doctrl. ne de Nicée, et il sollicita de se rendre en qualité de légat du papç à la cour de Tempereur, pour essayer de Tamener à de meilUarg sentiments. Libère y consentît ^, et lui associa le prêtre Pancrace et

1. Tous les autres évêques cédèrent honteusement. Ils condamnèrent Alia» nabe sans avoir même cette compensation, un peu illusoire d'ailleursr, étant donné les circonstances, d'associer Arius à l'a na thème. Sur ce concile d'Arlei, cf. Baronius, Annales y 1590, ad ann. 353, n. 16-22 ; Sirmond> Concilia GaWvt^ 1629, t. I, col. 13 ; Conc. regia, i* m, col. 163 ; Labbe, Concil,, U 11, col. 1% 771 ; Hardouîn, Coli, conciL, t. i, col. 697 ; Rivet, Hist littér, de la Prmt^ t. I, part. 2, p. 115-117; Ceillier, Hist. génér, des aut. ecclés.y t. iv, p. 47I)' 478 ; 2« édît., t. m, p. 520; Coleti, Concilia, t. 11» col. 823 ; Mansi, Suppîenu, 1. 1, col. 187 ; Conc, ampliss. coli,, t. m, col. 281, (H. L.)

2. Vincent parvînt par sa conduite Ultérieure à reconquérir restimeqoe^i défection lui avait fait perdre.

3. S. Hilaire, Fragmentum V/, n. 3, P, /.., t, x, col. 688; Mansî, Coul ampliss, coll., t. m, col. 201. Voici la traduction de ce document d'ap' M, J. ïurmel, Le pape libère^ dans la Reme catholique des ɧUses,\^> t. m, p. 595 : « Pour ne rien vous cacher, je dois vous dire que de novahrm évêques d'Italie et moi nous avons prié le très religieux empereuf Conslan» de vouloir bien donner suite à ses iiiteiiltoos et prescrire la réunion duo concile à Aquîlée. J*informe Votre Sainteté que Vincent, évéque de Capoue, Marcel, également évéque de la Campanie, étaient chargés de nous re^restnt- Vincent connaît très bien cette affaire ; d'ailleurs il a été appelé fréque"""**", à la juger, de concert avec Votre Sainteté. Aussi je comptais beaucoup &^^ et j'étais convaincu, que confiés à ses soins, les intérêts de TÉvangile nt^ raient aucune atteinte. Or, non seulement il n'a rien obtenu, mais enoo s'est laissé entraîner au mensonge. Brisé par le surcroît de douleur q conduite me cause, je désire mourir pour la cause de Dieu, afin de r passer, moi aussi, pour un traître, et de ne pas paraître appuyer des 00 que réprouve l'Évangile. > (H. L.)

4. Par exemple à Cécilien de Spolète, cf. Mansî, op. cit,^ t. m, col. * ' ^

5. Dans sa première lettrejà Eusèbe de Vcrceil, le pape Libère $e«o^*

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