‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 179 sur 403 · CONCILES D*ARLES EN 353, ET DE MILAN EN · texte numérisé non relu

CONCILES D*ARLES EN 353, ET DE MILAN EN

. Hilaire ^, et il leur remit une lettre très noble et très di-

dressée à Tempereur. Ily explique sa conduite passée, indique

[65*J ?" . ^^g g^j Tempêchent de communiquer avec les ariens, criti-

vec adresse ce qui s'est fait a Arles, et demande la réunion

5' nouveau concile ^ Cette lettre nous a donné la moitié de ce que

à Lucifer de Cagliari un rôle d'initiateur. P. Z., t, vin, col. 1350 ; Maasi, SI ampUss. colL, t. m, col. 204. (H. L.)

. Outre Pancrace et Hilaire, deux autres personnages, très considérés,

VI ient joints à Tanibassade : Eusèbe de Verceil et Fortunatiea d*Aquiîée.

r dernier songeait peut-êlre à faire rendre à sa ville le concile pacificateur

rleauel elle avait compté et dontelle venait d*être frustrée au profit d'Arle».

2 S. Hilaire, Fragmenium V, n. 1, P, L,, t. x, col. 682 sq. ; cf. P. £., i VIII col. 1351 : € Je supplie, très doux empereur, votre clémence de me nrêler une oreille bienveillante et de me laisser exposer mes intentions à votre mansuétude. D'un empereur chrétien, d'un fils de Constantin de sainte mémoire, j'ai le droit d'attendre cette faveur. Mais je sens que j'aurai de la peine, malerc tous mes efforts, à fléchir votre cœur qui pourtant se montre secourable aux coupables eux-mêmes. Votre piété m'a déchiré dans un discours qui a été porté naguère à la conuaisbance de mon peuple. Je souffre cette épreuve en palience, raais quand je me rappelle que votre âme toujours clémente ne laisse pas, selon le mot de l'Écriture, le soleil se coucher sur sa colère, je ne puis comprendre la persistance de sa rancune confre moi. Je vous demande, très religieux empereur, une paix véritable, non pas une paix appuyée sur des formules que contredisent les sentiments ducœur^ mais une paix basée, comme elle doit Têtre, sur les. principes de l'Évangile. Le concile que j*ai demandé jadis à votre mansuétude était destiné, dans ma pensée, à régler non seulement h question d'Âthanase mais beaucoup d'autres questions. On devait y fixer avant tout la doctrine de l.i foi... Beaucoup déchirent à l'envi les membres de rÉgîise. On m'accuse d'avoir supprimé des lettres dont le témoignage aurait rendu évidente à tous l.i culpabilité d'Athanase. Quelles lettres ai-je supprimées ? Veut-on parler de relies qui m'ont été envoyées d'Orient et d'ÉgypJe et qui toutes répétaient les mêmes accusations ? Tous savent au contraire qne nous a^ons donne conimunication des lettres des Orientaux. Xous les «^ons lues à TEglise en préscuie du concile. Nous avons répondu aux Orîen- "^xque nous ne pouvions adopter leur sentiment par la raison que, dans le « temps, quatre- vingts évéques égyptiens avaient pris la défense d'Atha-

^ dans une lettre qui a été lue et communiquée aux évêques d'Italie. Il .,. * P^ru contraire à la loi divine de nous ranger à l'avis des accusateurs 'ifise, alors que ses défenseurs avaient le nombre pour eux... Votre pru- ^ voit donc que, dans ma conduite, il n'y a rien qui soit indigne d'un ser- ^ e Dieu. D'autre part, Uieu m'est témoin, TEglise et ses membres me

„^ ^D»oins que, soutenu par la foi et la crainte de Dieu, je foule et j'ai foulé etd * intérêts de ce monde comme le prescrit la doctrine de l'Évangile des P^*''^^- Je me suis inspiré non des conseils d'une folle ambition, mais ^^ptes de la loi divine. Dans le ministère que j'exerçais jadis, j'ai

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nous savons sur le concile d'Arles. Le pape Libère écrivit à de Verceil, lui demandant de se joindre à Tambassade *. EusèbeP remercia en le prévenant qu'il avait aussi demandé à Fortunat' d'Aquilée de les accompagner ^. Le pape fait de grands éloges a ce dernier évêque, qui au moment du danger ne sut pas, à garder sa fermeté.

Libère attendait beaucoup de la réunion d'un nouveau concile Occident; aussi manifesta-t-il une grande joie lorsque Temperen eut autorisé la convocation d'un concile à Milan pour l'année 355 Mais Libère vit bientôt qu'il se faisait illusion sur les résultats* ca les ariens désiraient également la réunion de ce concile. Ils comn, talent sur le secours et le prestige de l'empereur pour avoir raison de l'Occident qui leur résistait encore, et amener les évêques récalcitrants à signer en grand nombre la condamnation de saint Alhanase.

Plus de trois cents évêques de l'Occident se réunirent a Milanj mais il n'y vint qu'un petit nombre d'évêques orientaux, pour lesquels le voyage était trop long 3. Quelques-uns des évêques lesplus considérables de l'Occident, prévoyant la triste issue du concile, s'abstinrent ; c'est ce que fit, par exemple, Eusèbe de VerceiH, celui-là même qui, un an auparavant, avait sollicité la convocation du concile. Telle était la renommée de cet évêque que le parti arien et le parti orthodoxe voulurent également avoir son assentiment. Constance et les légats du pape lui écrivirent chacun de leur côté^ etle|f concile envoya une ambassade à l'évêque de Verceil pour solliciter son adhésion aux décrets de l'assemblée. Les noms des envoyés du concile (Eustomius ou Eudoxius et Germinius), et le contenu de la

pris pour règle le devoir et non la vanité ou le désir des honneurs. Dieum*«^ témoin que j'ai été porté malgré moi au posle que j*occupe aujourd'hui. J^J' père qu'il me sera donné de m*y maintenir sans offenser Dieu tant qo* J' serai sur la terre. Ce sont les institutions apostoliques et non les miennes <p j'ai travaillé à faire respecter. J'ai marché sur les traces de mes prédécesseur- Je n'ai voulu rien ajouter à Tépiscopat de la ville de Rome. Je n'en ai lai" rien retrancher. Je conserve la foi qui m'a été léguée par une série deveq dont plusieurs ont été martyrs. Je désire l.i conserver toujours pure. » ("• '

1. Voy. les deux lettres du pape à Eusèbe dans Mansi, t. m, p. 204 et

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