PERSÉCUTION CONTRE ATIIANASE
j,^^ypte, Syrianus, ordonna à Athanase, au nom de Tempejg cfuitter la ville *. L'évêque répondit que Syrianus (ou bien ^ • us préfet d'Egypte) devait lui produire l'original de l'ordonimpériale; TEglise d'Alexandrie montra la même exigeance " ' utant que, dans le cas où on ne pourrait y satisfaire, on devait 1 g avant de s'exposer à de nouveaux désordres, le retour de bassade envoyée à l'empereur. Le 17 janvier 356, Syrianus y entit mais le 9 février suivant il faisait entourer par cinq mille Uats l'éfflise de Théonas, dans laquelle on célébrait un office de. *t Les portes furent brisées et les soldats firent irruption dans r'fflise pour s'emparer de saint Athanase. Dans la bagarre, il y eut lusieurs tués et un très grand nombre de blessés. Athanase, assis sur son siège épiscopal, exhortait, pendant cette scène, le peuple à la prière et refusait de quitter sa place. Enfin quelques amis l'arrachèrent de son siège et le dégagèrent à demi étouffé du milieu de la ffifl31 foule, pendant que ses ennemis le cherchaient encore dans l'église et commettaient des cruautés de toute sorte 2.
L'empereur approuva ces violences et ordonna même à toute la jeunesse d'Alexandrie d'avoir, sous peine d'encourir sa colère, à chercher l'évê que fugitif^. Le comte Héraclius envoyé à Alexandrie se servit des païens de la ville pour faire confisquer les églises des
Diogène nous reporte à l'été de Tannee 355, II était porteur d'une instruction verbale de l'empereur ; l'accueil qu'il reçut l'engagea à ne pas prolonger son séjour. (H. L.)]
1. Le duc Syrianus vint le 5 janvier 356 à Alexandrie avec le dessein de faire partir Athanase. (H, L.)
2. S, Athanase, Epist, heort. Chron., P. G., t. xxvi, col, 1356; J. Sàrtorius, ^issertatio de Athanasio in persecutionefugiente^ in-4, Thoranîi, 1697; H. Le* clercq, Les martyrs, t. in, Julien l'apostat, Sapor^ Genséric, in- 12, Paris, *"04, p, 48-57, contient le récit complet par saint Athanase des violences exerwes àla Théonas; H. Leclercq, Alexandrie^ dans le J)lctionn. d*arck. ckrét. et «^Ä iiWg'fe, t. r, col. 1110. (H. L.)
• Le 12 février, trois jours après le sac de la Théonas, les catholiques d'Ale-
''le avaient adressé à Constance une protestation contenant le récit des
mentset une appréciation sévère de la conduite de Syrianus. S. Alhanase,
^^^'^^io,nor. ad monachos, c. lxxxi, P. G,, t. xxv, col. 792 sq. L'ordre donné
ouvrir à tout prix la retraite d'Âthanase fut la réponse de l'empereur.
f •» ?. J^gcr de Uardeur apportée par Constance dans cette poursuite par le
H écrivit aux deux rois d'Ethiopie, Ai^an et Sazan, comme à des vassnux,
Dui 1 ^ ^^ *'gypte Frumence, ordonné évêque par Athanase, afin qu'il y vînt
État ^^^^^ doctrine et de remettre Athanase, s'il se trouvait dans leurs
^km ' '^^ naaîns des officiers romains. S. Athanase, Apologia ad Cous tan*
' ^-^ïx, XXXI, p. G., t. xxv, col. 631 sq. (H. L.)
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orthodoxes, et pour exercer contre ces derniers toutes sorte violences. Afin de trouver saint Athanase, on fouilla toutes les m -^ sons, les jardins, les tombeaux, et ces visites furent accompagn • ' de beaucoup d'exactions et de pillages dont furent victimes les n priétaires regardés comme partisans de saint Athanase. Lescle qui n'avaient pas pris la fuite furent brutalisés et exilés ; queiques^ii furent même mis à mort. Les pauvres et les veuves furent privés^ aumônes qu'ils recevaient, et les orthodoxes, leurs soutiens, W^. jetés dans des cachots, afin que la misère forçât tous ces malheu reux à embrasser Farianisme, procédé qui révolta même les païens* 11 est impossible de déterminer la retraite choisie par Athanase dans les premiers temps qui suivirent sa fuite, car Thistoire de Pal. ladius contient évidemment des erreurs sur ce point ^. Les diverses lettres qu*il écrivit à ses fidèles^ pour les soutenir dans le malheur prouvent qu'il se cacha plus tard dans le désert, où il dut souvent changer de retraite. Il écrivit aussi du désert à tous les évêquesd« TEgypte et de la Lybie, lorsqu'on leur demanda, sous la menace de l'exil, de souscrire une profession de foi arienne ^.
Le siège d'Alexandrie fut donné à Tarien Georges, originaire de Cappadoce comme Tévêque intrus Grégoire. C'était un homme sans éducation, prodigue et cupide tout à la fois ^, qui, avant la pâquedef 357^, entra dans son église accompagné de la force armée, comme on entre dans une citadelle ^.
L'arbitraire et la persécution continuèrent ; les orthodoxes reçurent défense de célébrer leur liturgie, même dans les cimetières. On avait déjà confisqué leurs églises, et les fidèles qui voulurent se réunir quand même furent dispersés par la force et brutalisés, alors même qu'ils n'essayaient pas de se défendre. Des vierges consacrées à Dieu
1. Montfaucon, Vita ^tkanasiiy dans S. Athanasii^ Opera^ édit. ?&ti^
p. LXV-LXVII