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PERSÉCUTION CONTRE ATHANASE

♦ vaît permis ce dépôt et il renvoya les présents à Tempereur, î" , rnier, ayant appris d'Eusèbe ce qui s'était passé, ordonna au f de Rome de conduire le pape à la cour et de le contraindre

Ce

P , Jq, La terreur régnait à Rome, les partisans da pape étaient cutés et sollicités de se tourner contre lui. Les évêques présents ' R ^e durent se cacher, des matrones prirent la fuite, un grand mbre de clercs furent chassés et Ton posa des gardes pour que nul oût aborder le pape. Celui-ci fut amené à la cour, et présenté à r moereur à qui il parla avec fermeté ^. L'empereur Texila à Bérée nThrace ^ loin de tous ses amis ou de ses compagnons d'infortune. Le choix de cette ville était une aggravation de peine ^ ; peut-être Constance espérait-il que l'isolement briserait la fermeté du pontife. Le siège de Rome fut donné, d'après les ordres exprès de l'empereur au diacre Félix; mais personne n'ayant voulu communiquer avec lui, ses églises se trouvèrent entièrement désertes *.

1. S. Atbanase, Hist. arianor. ad monachos, c. xxxv-xxxix, P, G,, t. xxv, col. 733-740. L'enlèvement du pape se fit de nuit. Libère fut transféré sous bonne garde au palais impérial de Milan. Théodoret, Ilist, eccles , 1. II, c.xiii, />. G., t. Lxxxii, col. 1033, a laissé une précieuse esquisse du dialogue entre le pape et l'empereur : « Comme vous êtes chrétien, dit Constance, et évêque de notre ville, je vous ai fait amener pour vous prévenir que vous devez exclure de votre communion cet Âthanase dont l'impiété touche à la folie. L'univers enlier partage ma conviction et un concile a privé cet homme de la communion ecclésiastique. — Les jugements ecclésiastiques, répondit Libère, doivent être rendus avec une entière justice. Il ne tient qu'à Votre Piété de soumettre la cause d'Athanase à un jugement. Si les débats concluent à une sentence de condamnation, elle sera prononcée eu toute justice selon les règles du droit ecclésiastique. Nous ne pouvons condamner un homme sans jugement. ^11 a déjà été condamné par l'univers enlier, reprit l'empereur, mais jus- <ïu ici il a su se mettre à l'abri de nos poursuites. — Ceux qui ont souscrit « sa condamnation, ajouta Libère, ignorent les faits, leur adhésion a été moli- ^« en partie par l'ambition, en partie par la crainte des sévérités dont vous les jjï^oaciez, 1 Les deux interlocuteurs poursuivent ainsi sans rien céder ni Tun ni

autre. Enßn l'empereur dit : « Je vous donne trois jours de réflexion. Si vous ^giiezj vous retournez à Rome ; autrement il ne vous restera qu'à choisir le lieu ^^ ^otre exil. » (H. L.)

• Ajioere refusa les secours pécuniaires que l'empereur, l'impératrice et «^"üque Eusèbe lui firent proposer. (H. L.)

• • Athanase, Hist. arianor. ad monachos^ c. xl, P. G., t. xxv, col. 740.

• Sozomène, Hist, eccles,, L IV, c. xi, P, G,, t. lxvii, col. 481 ; S. Atha-

» ^^^t arianor, ad monachos, c. lxxv j ?*• ^'**- ^cclés,, édit. Bruxelles, t. vi.

c. LXXV, p. G,, t. XXV, col. 784 ; Tillemont, j g"' "'*^- ^cclés,, édit. Bruxelles, t. vi, p. 165. Sur l'antî-pape Félix II, cf. l^^J^^*^^^s Dictionaryof Christian biography.i, ii, Analecta hollandianay ' '• "^ p. 322-324 ; Liber pontificahs, édit. Duchesne, 1886, t. i, p. 211 ;

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A r époque oii nous sommes arrivés, Osius, âgé de près de ans, était évéque depuîs plus de soixante. Les ariens pensèrent o aussi longtemps que l'illustre vieillard soutiendrait la cause d'Ati,' nase et de la foi de Nicée, ils n'auraient pas partie gagnée nn que beaucoup d'évêques espagnols se réglaient d'après leurill^^ compatriote. Les ariens firent ces remorques à l'empereur, et celu' ci manda à la cour le vieil Osius, au moment même où Constan exerçait ses poursuites contre le pape Libère. On lui demanda d souscrire à la condamnation d'Athanase et de communiquer avec le \( ariens. Osius fit une telle impression sur l'esprit de l'empereur que celui-ci l'autorisa à rentrer dans sa patrie; mais, à la suite desnouvelles démarches des ariens, Constance écrivit à Osius, et mêlant dans sa lettre les menaces aux flatteries, lui demanda s'il voulait être seul à s'obstiner dans ses refus. Osius répondit par une lettre pleine de courage qui nous a été conservée par saint Athanase et qui vaint à son auteur d'être exilé, en 355, à Sirmium ^.

La persécution contre Athanase offrait plus de difficultés. Nous avons vu que, depuis longtemps déjà, il avait eu à supporterde violentes attaques, mais on n'osait le violenter dans Alexaödrie même. Dans la crainte d'un soulèvement populaire on imagina un guet-apens afin d'attirer l'évêque hors de sa ville épiscopale, carll ne s'agissait pas seulement de l'envoyer en exil, il semble que l'on ait voulu le faire mourir ^ Constance envoya à Alexandrie deux notaires, Diogène ^ et Hilaire, avec quelques officiers du palais, et le

P. A. Paoli, J)i 5. Felice II papa e martire, dissertazioni, in- 4, Roma, M% Acta sanct.y 1731, juillet, t. vu, p. 43-50 ; 3« édît., p. 54-62 ; Tillemont, Mém, hist ecclés,, 1699, t. vi, p. 387, 437, 439, 768, 778, 781 ; N. Alexander, Ä eccles.y sacc. iv, dissert. XXXII, art. 3. Roncaglia a donné des remarques surce dernier ouvrage. Il prétend prouver que Félix ne fut pas anti-pape, maispap« légitime, parce que Libère avait résigné sa charge. Pagi, Criticay 1689, M ann, 557, n. 16, avait déjà émis cette opinion et il soutient la thèse de lasai»' teté de Félix II» parce que Constance, qu'il avait traité d'hérétique, lefitn»e» à mort. On célèbre sa fête le 29 juillet. D'après saint Athanase, lUst. am^' ad monachoSj c. lxxv, P, G., t. xxv, col. 784, Félix est un suppôt du dia (H. L.) ^^

1. S. Athanase, Hist. arianor, ad monackos, c. xlii-xlv, P, ^'> ** ' col. 734 sq. Cf. H. Leclercq, V Espagne chrétienne, in-12, Paris, 1906, P' 116. Nous avons donné dans cette étude la traduction intégrale de la d'Arius de Cordoue à Constance. (II. L.)

2. S. Athanase, Apologia de fuga sua, c. vi, P, G., t. xxv, col. 652.

3. L'avant-propos des lettres festales de saint Athanase meu lionne ce gène, cf. Larsow, Die FesiaU Briefe, p. 35, n, xxvii. (La commission do»

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