‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 201 sur 403 · CONCILE d'aNCYRB BN · texte numérisé non relu

CONCILE d'aNCYRB BN

♦ ] de Sirmium, et fit choix, pour la porter, des évêques Basile,

' the et Eleuse (de Cyzique), ainsi que du prêtre Léonce qui ap-

rtenait au clergé de la cour. Le concile comptait, en efFet, sur ces

mais du fait de Tégalité de substance entre son Père et lui. Le subordi- . ' {gme est abandonné en principe. Gunamerus, op, cit.t p. 89. Ce qui est "l sViöP'^^^*^^**®' ^^^* ^^ ^"" ^^ tiers-parti jadis tout préoccupé d'accabler »A uffioç sous couvert de sabellianisme, se tourner maintenant contre Taria- . g putv Jusqu'à ce moment il avail proclamé la distinction des hypostases, , ofDiais il s'emploie à définir la ressemblance substantielle. Gwatkin, op. f x> 129. On ne fait pas un mouvement si brusque sans garder quelque hétation dans les termes et quelque obscurité dans le discours. C'est ainsi que \ ut en voulant délendre le xax' oûatav ÔfiOios, l'homoiousianisme restreint condderablement l'égalité parfaite du Père et du Fils, embarrassé qu'il est par le ouci de repousser l'idée sabellianisante du TauTOTY)ç. Aux. ch. viii-ix, il est dit aué le Logos fait homme était ôpLotoç uux autres hommes en tant qu'il a pris une chair humaine, mais cependant, malgré cette ô(aoiotyjç, n'était pas xauToç tû ivOpwîTtj), parce qu'il est né miraculeusement . wç où taÙTOV tô àvoptûiro) xaÔb aveu ÀTcoppcac v.oi\ irdcôouç. Ce qui est au moins inattendu, c^est la comparaison des rapports dé la nature humaine du Chmt à la nature des autres hommes avec lei rapports du Père du Fils et la conclusion qu'on en tire qu'il y a entre le Père et le Kila « ressemblance », mais non a identité » M. G. Rasneur fait observer que m dans ce raisonnement a priori, ou bien il faut reconnaître une grande confusion, car d'une part on écarte une égalité générique parfaite pour affirmer une égalité générique moindre, tandis que d'autre part on écarte une identité numérique pour affirmer une existence autonome, ou bien, si l'on exige toute la force de la logique, il suit rigoureusement que Tessence du Logos n'est pas sous tous rapports égale à l'essence du Père, comme Têtre humain en général n'est pas sous tous rapports aussi partait ijue Têtre humain du Christ. Od voit donc qu'en lait rinlériorisme régnant à l'état latent et l'idée de ôsvTSpoç tedç troublaient encore les ebprits. 0 Le mot oOata, maigre son importance capitale dans toute cette discussion, n avait pas encoie piis un sens- bien Ë.xe, La lettre synodale d'Ancyre conserve à ouata son sens restreint et concret, accrédité souvent par Ëusèbe de Césarée {Contra Marcellum^ 1. 11, c. iv : De ec- «es., theol,^ \, 1, c. 1; 1. 111, c. xix), c'est-à-dire le sens de substance individuelle, hypo stase. C'est amsi que nous lisons au chapitre iv de la lettre ces mots : o'-JX évepYetaç XeYexai 7raTY)p 6 irairip àXX' h^oiaç éauTco oucrtaç xf^ç xaxà xr^v xocàvÔe èvep- Tf««v Ù7ioffTa(yY|ç^ quoique cependant, dans les passages plus impoitants, ouata signifie ce qui peut être commun à plusieuis sujets, au sens abstrait, comme ^^uez les Nicéens, Malgré ses obscurités — dont quelques-unes peuvent être ouiues — cette théologie marque un progrès dans l'histoire jusque-là assez ûconsistante du tiers -parti. L'antipathie persistante â l'égard de TôfxooOaioç *taissepasde faire entrevoir i'infiilration de la théologie d'Alhanase. II est , ^^ conft ontef des passages de la lettre synodale sur lesquels cette théologie ^niloé, p. ex. : Contra arianoSy 1. 111, c. xxxvi := Lettr, syn.y anath. xix ; ^"^'•a arianosy 1. 1, c, xxxiv, l. Il, c. xli-xlii =: lettr, spi,, c. m ; Contra ^'mos, 1 11^ c, Lix = Lettr, syn,, c. v. (H. L.)

personnages pour compromettre l'influence «cquîse par les anom' sur l'esprit de Tenipereur. A leur arrivée à la Cour, les déri ^ trouvèrent Asphale, prêtre d'Antioche et aétien ardent, déjà pou "^ de lettres en faveur des anoméens ; mais la chose prit alors un a tour. Constance fut reconquis au semî-arianisme, exigea d'Asnli i qu'il lui rendit les lettres et il en écrivit une autre aux chréti d'Antioche» dans laquelle il se montra très sévère à l'égard d erreurs professées par les anoméens. 11 ordonna de chasser de Y]

les partisans de ces erreurs, et affirma la ressemblance xax* oV du Fils avec le Père *.

Dans cette même année 358, Constance ordonna la réunion d'nn concile à Sirmium; ce fut le troisième de ce nom. Il se composa des ffifi députés de l'Orient présents à Ancyre, nommés plus haut, et de tous les évêques présents à la cour. L'histoire de ce concile de Sirmium est si intimement liée à celle du pape Libère, qu'il est nécessaire de parler d'abord de ce pape.

Nous avons dit que Libère avait été exilé à Bérée, en Thrace par Constance, à cause de sa fermeté à professer la foi orthodoxe. Pendant cet exil, l'empereur passa par Rome, en 357, avant de se rendre à Sirmium pour le second concile dont nous avons déjà parlé.

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