‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 214 sur 403 · DOUBLE CONCILE A SELEUCIE ET A RIMINI · texte numérisé non relu

DOUBLE CONCILE A SELEUCIE ET A RIMINI

g cents évêques ^ venus des différentes provinces de l'Occident, '^ n particulier, de l'IUyrie, de l'Italie, de l'Afrique, de l'Espagne, ^' Gaules et de la Bretagne, s'assemblèrent dans cette ville ^, Consvoulait imposer au fisc les frais de voyage des évêques, mais lupart d'entre eux, et, en particulier, les évêques des Gaules, de rA uitaine et de la Bretagne (qui racontèrent eux-mêmes ces par- . parités à Sulpice Sévère) 3, repoussèrent les offres de l'empereur, ^«91 u Regarder toute leur indépendance vis-à-vis de lui, Ti-ois pauvres ' êaues bretons profitèrent de cette libéralité ; ils préférèrent se f ire héberger par le fisc plutôt que par leurs collègues qui se proosaient à couvrir leurs dépenses. Les plus célèbres parmi les évêaues orthodoxes qui assistèrent au concile de Rimini étaient : Restitut de Carthage, Musonius de la province de Byzacène en Afrique, Grécian de Galles (Gagli) en Italie, Phébade d'Agen dans les Gaules et Servais de Tongres *. Restitut de Carthage exerça probablement la présidence, car son nom se trouve en tête de tous les documents du concile. Le pape Libère n'assista pas au concile et n'y fut pas

laut interprète et à 1 époque où elle a le plu» de r^i^ou de se faiie connaître tcîie qu'elle est. (H, L.)

j. La bibliographie des deux conciles de Séleucie et de Rimini peut être donnée ici. Pour Séleucie îBaroDius, ^n/2a/€5, 1593, ad aiin. 358,ii. 9-lU ;adann.359, n.63-8Û;Co«c.re^.,lb4't, t. x, col. 201 ; Labbe, Concilia, 1671, t. u, col. 95; «ü4;Hardouin, Conc. colL^ 1700, t. i, col. 722, Coleti, ConciL, 172iJ, t. u, col, 91ô ; CeiHier, Uisl, génér, aut, eccles.^ 2* édit., l. iv, p. 565-574; Maosi, Conc,amplis$. colU, 1759, t m, col. 315. Pour Himini .Btironius, Annales^ 1590, adaim. 359, u. 1-56; Pagi, Critica^ 1689, ad ami, 359, n. 2 , Conc, reg.^ 16^4, t. m, col. 188 ; Labbe, ConciL, 1671, t. 11, col. 94, 791-801 ; iNat. Alexander, ffi^i. eccies,, 1778, t. iv, p. 50U-5U3 =^ Zaccaiia, Thés, tkeoL, 1762, t. vu, p. 743-760; Haidouni, Conc. collect,, 1700, t i, col. 711 ; Coleti, Conc,, 1728, t'U, col. 893; \^, Cornue de Launay, Dissertation critique et théologique sur le mcile de liimmi, in-12, Paris, 17<i2 ; Ceillier, Uist. gén, aut. eccles,, liai, *'Ti, p. 43 ; 2eédit., t. iv, p o53-665 ; Mansi, Concil, ampiiss, colL^ l7o9, t. m, •îol. 293; J. Mdssari, De concilio Arimmiensi, in-4, Romœ, 1778, Lrad. ilal. dans Zaccaria, Haccoita di dissertaz., 1795, t. xii, p. 169-246. Pour la lormule souscrite le 10 octobre 359 . Conc reg,, t. m, col 198 ; Labbe, ConciL, i. 11, ««1 801-804; l'agi, Critica, ad ann. 360, n. 15-16; Hardoum, loc, cit.; Coleii,

'^<^H.tt, II, col. 911 ; Mansi, ConciL amplisà. coll., t. m, col. 313; Gwatkiu, ^ ^^^ofarianiàm, in-8, Cambridge, I8ö2, p. I7l; Loots, Arianis mus y da.ns

^^^ncyklopadie fur proL Theol. und Kirche, 3« édit , t. 11, p. 35, (H. L.;

* • -^thanase, De synodis, n. viii, P. G,, t. xxvi, col. 692 ; Sozonièue, '*'• «cc/e«., 1. lY, c. XVII, P. G ,v. Lxvii, col. 1162. ^•S'^lpice Sévère, Historia sacra, 1. U, 11. xli, P. /.., t. xx. col. 152.

• -Hildire^ Fragmentant V//. 4, viii, 1-3, P. L., t. x, col. 098 sq.; Sul- "* Sévère, ioc.,.,.

représenté ; dorn Ceillier doute qu'il y ait été invité *. Mais c il était alors rétabli sur son siège, on ne s'expliquerait en au ^ manière qu'il n'eût pas été invité, et cet oubli serait en contradi ♦' * avec les plans de conciliation de Tempereur. — Les ariens co taient environ quatre-vingts évéques dans ce concile ^, dont les I importants étaient Ursace, Valens, Germinius, Auxence de Mil Epictète de Civita-Vecchia [Centumcellse) et Caïus dMllyrie. Atli ' nase dit par erreur que Démophile de Bérée assistait au concile H Rimîni ; Démophile, de même que tous les autres évéques de I Thrace, faisait partie du concile de Séleucie, aussi le concile d Rimini ne le nomme-t-il pas parmi les ariens lorsqu'il prononce Tanathème sur les principaux d'entre eux. Le préfet Taurus représenta l'empereur, et fut le protecteur officiel de l'assemblée; Taurus avait ordre de ne laisser partir les évéques qu'après qu'ils se seraient mis d'accord sur les choses de la foi ; on lui avait promis le consulat comme récompense, et il fut nommé consul en 3G1 ; mais, aussitôt après la mort de Constance, et pendant son année de magistrature, il fut exilé à Verceil ^.

La lettre que Constance écrivit aux évéques réunis à Riraini est un vrai modèle de cette théologie byzantine mise au service Césars *. Sozomène nous a conservé des fragments ^ d'une lettre analogue à celle qui fut adressée au concile de Séleucie, et ces fragments tendent à prouver que la lettre au concile de Séleucie était la première en date et la plus riche en détails. L'empereur y ordonnait aux évéques d'en finir avec leurs discussions sur la foi et de s'occuper alors de leurs affaires particulières, c'est-à-dire des plaintes formulées par quelques-uns au sujet de dépositions injustes (par exemple, au sujet de celle de Cyrille de Jérusalem par Acace, métropolitain arien de Césarée), et des accusations portées par les Egyp-

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