‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 213 sur 403 · S. Hilaire, Fragmentam XVy P. L., t. x, col · texte numérisé non relu

S. Hilaire, Fragmentam XVy P. L., t. x, col

5. S. Athanase, De s^nodis. n. viii, P. G,, t. xxvi, col. 692 ; Socrate, B eccles,t 1. II. c. xxxvii, col. 301 sq. Le texte de la quatrième formule a« mium est donné par saint Äthan» be, De synodis, n. viii, P, (?., t. xxvi, cö. • Socrate, Hist. eccles., I. 11, c. xxxvii, P. C, t. lxvii, col. 301 sq.; Nicep ^^ ffist. eccles., l. IX» c. xxxix ; Mansi, Concil, amplis, coll., t. m, col. ^ Épiphane le scholas tique, p. 264-293 ; Walch, BiOl, symh., p. 1^^ ' '. j^ t. LXVII, col. 303 ; A. ILilni, Bibliothek der Symbole und Glaubensregeînj^^^ Breslau, lö96, p. 204. n. 163; F. Kaltenbusch, Das apostolioche Synibo,^ Leipzig, 1900, t. ii, p. 896. (H. L.)

82« DOUBLE CONCILK A SjUjîUCIE ET A niMINl 933

Sa signature est suivie de cette phrase : « Le Fils est sem-

*^ ,1 g^^ père. » Valens avait omis les mots xaxà Travta ; mais Tem-

r le contraignit à les ajouter. Cet incident confirma Basile

f /»vre dans ses soupçons touchant le sens arbitraire que Valens

nait à ces mots « en tout » ; c'est pourquoi il expliqua sa signa-

etlafit suivre de cette remarque qui se rapproche de Tortho-

1 {e : « Je crois ainsi et suis d'accord avec le précédent, dans ce

que je crois le Fils semblable en tout au Père; en tout, et non

s seulement quant à sa volonté, mais encore quant à son être

^lj|i;^jj<j|^v SîcapÇtv xalxaTOCTô eîvat) Si quelqu'un dit qu'il ne lui est

^ semblable que pour une partie, je déclare que cehii-là n'est plus membre de l'Eglise catholique, parce qu'il ne veut pas reconnaître avec la sainte Écriture la ressemblance du Fils avec le Père. » Cette siiscription fut lue et donnée à Valens qui, ainsi que Basile le savait, devait emporter l'exemplaire au concile de Rimini ^.

Pour plus de sûreté contre les anoméens, pour mieux établir la doctrine de ïb[i.Qioû(jioç et, en particulier, pour montrer que ces mots «semblable en tout » comprenaient nécessairement aussi la similitude de la substance (l'oiAoto^cioç), Basile composa, probablement à cette époque, et en union avec Georges de Laodicée et d'autres amis, cette dissertation dogmatique qui nous a été conservée par saint Epi-

1. Ces détails sont tirés du livre de saint Épipliane, Hseres , lxxiii, 22. On ne sait si le passage de saint Épiphane qui commence par ces mots: Et< ttjv Msiffav ucVtiv et qui va jusqu'à la fin du chap. xxii, fait partie de Técrit de Basile d'Ancyre, transcrit par saint Épiph<ine dans les chapitres précédents, ou bien s'il est de saint Épiphane lui-même. Voy. les notes du P. Petau sur ce P*8sage, dans son édition des OE livres de S. Épiphane, t. ii, Animadv, ad hse- ««..uim, c. XXII, Colonise, 1682, p. 323.

2- S. Épiphane, Hxres., hxxiu, n. 12-22, P, G,, t, xlit, col. 425-444. Le

• "etau, éditeur de saint Épiphane, n'avait pas encore fait la distinction entre

* wie de saint Épiphane et les fragments de Basile insérés dans son texte. sie ecri>it cette dissertation pour mieux établir la doctrine de TôpLotoyatoç

^particulier pour montrer que ces mots c semblable en tout » compren-

necessairement la similitude de la substance. Ce mémoiie de Basile d*An-

f ^stdune importance capitale pour nous iniiier à la théologie homoïou-

*'D après G nmm crus, jDaÄ komoiousianiscke Parteiyp. 121, les chefs ho-

ïens voulaient au moyen de ce mémoire masquer leur lécente défaite en

t.. . ^"^^ iiHerprétatioii tendancieuse de la quatrième formule de Sitmium.

Toi' ^ ^** P*'<^l>abiement adressé aux Occidentaux (ch. xiv: iirl toÎç sic tyjv àva-

j^ , '^^'^"^ ToXi.ifijji,a(7iv ; eh. XIV : 6cà tovto' yàp CuoffTaeretc ol àvaxoXtxoi Xé^ovo-tv),

^^ on trouve une justification du mot oùaia banni par la quatrième for-

Le concile de Ri mini se réunit au mois de mai de 359« tvI,

mule de Sirmium. Sans doute le mot manque dans l'Écriture, mais le c trouve. On lit dans ßxode, m, 14, que le Père est dit ô ôv, le Fils a» • *^ ô ûv, car il est dit . In principio erat Verbum, De plus, les Pères fure v^ g'és de faire usage de ce mot pour signifier que le Verbe n'est pas u^ • ** mot (oûxï ôè ^9\\iA eo-Ttv), mais une véritable Û7r6<TTafftç. Puis (ch. xiii) Sm^j. ffàvra est interprété contre la nouvelle hérésie des homéens, qui restreint la • * litude du Père et du Fils à la volonté et l'activité, tandis que le Fils même créé et inférieur au Père. Auch, xiv se trouve la profession de foi: ^'yoixev " îraTYjp ô|xot6; â«TTiv éa-jrou Tlou IlaTTjp, xal ô Tioç opioiöc èari tou Ilarpb;, è| ouH ' voeÏTac Ti6ç. Le sabellianismo est ensuite rejeté, mais Je mot irpöacoTJov est vent employé pour désigner les personnes. Le ch. xvi contient un dévelonn ment de la doctrine touchant la sainte Trinité : « Que personne ne s effraie a l'emploi du moi Hypostase ) les Orientaux emploient ce terme pour désiene les propriétés subsistantes des personnes Cxàç IStOTYjxaç roiv lîpoCTWTrwv ûçEattow^ xa^ TJTrapxoveraç). Quoiqu'en effet le Père soit rsprit, le Fils esprit et le Saint- Esprit esprit, cependant nous ne concevons pas le Père comme le Fils. C'est à bon droit que les Orientaux appellent hjpostase les propriétés subsistantes des personnes, non pas cependant que ces hypostases signifient trois principes ou trois dieux... Il y a une seule divinité... une seule royauté, une seule puissance jji^a oeoTT^ç, {jLta ßamXsia, {iia apxV). » M. Rasneur, Rev. hist. eccles,, 1903, p. 205, dit à ce sujet: € On serait tenté de s'écrier: Comme ils sont près des ortho. doxes ! Qu'on ajoute ici pi-ta oûaia pour rendre leur pensée plus claire, qu'on supprime le irapàxXvjrov... ex iraxpoç St'Tiov dipearùiTOi. et on trouvera dans ce cbapitre la pure orthodoxie, même avec Je Trpdo-wTtov des Occidentaux pour désigner les personnes ! Gardons-nous toutelois des illusions: à la tin du ch. xvii, la comparaison avec la chair du Christ revient encore, et de cette comparaison il résulte que c'est toujours de l'unité spécifique et non de l'unité numérique qu'on entend parler. Les chapitres xviii et xix sont en partie Ja reproduction littérale des derniers chapitres delà lettre synodale d'Aucyre (ch. xviii etxix), mais le passage suivant est à noter : Kat xarà (jièv tyjv toO irvsu^axocevvoiavTaüwv, u)ç xarocTYjV xr^ç ffapxbç, svvoiav TayT<$v. Où xaurov 6è, àXX' OfjLoiov, ôioti xb irveiJ[A« £5^'* ô Tibç, ovx èaxiv ô iraxYJp. On remarquera l'opposition de xauxbç à op.oioç, ce qui marque un progrès sur la lettre synodale d'Ancyre, Tandis, en effet, qued^« côlle-ci les expressions xauxbç et xayxoxyjç ne sont pas encore admises ponreiprimer un élément commun, ici x«yxbç est employé et, sans être désorio opposé directement à ofjLoioç, il indique lunité de substance dans le sensge rique. Le Fils en lant qu'esprit et engendré du Père est xa\jxb; au Père, ô» en tant qu'il est sorti du Père sans àTroppota xal iràOouç (ch xviii), il «s* ^^ ment opioioç. A la rigueur on pourrait croire que seule la personnalité du est ici affirmée sans détriment pour la consubstantialité, mais malheureuse la comparaison avec l'humanité du Verbe nous rejette encore dans 1 e^er ^ équivoque que nous avons déjà signalée, les termes de cette compa^aisûo absolument hétérogènes, puisque, nous le répétons, d'un côté il s'agit «e^ ^^ tude générique, de l'autre d'unité numérique. On voit donc que, s'il y ^ ^^^ mémoire une tendance marquée vers l'orthodoxie, l'indécision n'a pas jj disparu de la théologie homoiousienne, même sous la plume de soo P

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