‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 216 sur 403 · DOUBLE CONCILE A SÉLBUCTE ET A RIMINI · texte numérisé non relu

DOUBLE CONCILE A SÉLBUCTE ET A RIMINI

. contre Georges évêqne d'Alexandrie. Cela fait, chacun des conciles devait envoyer à l'empereur une commission composée dix membres, pour lui communiquer les décisions prises. Le ond ^^^^> celui qui nous a été conservé par saint Ililaire, diffère du mieTf en ce qu'il est explicitement adressé au concile de Rimini, outre il n'y est plus question des affaires privées des évêques. ilfais eii revanche, on y accentue ce qui a trait au premier point et Ton recommande aux évêques de s'occuper, avant tout, de fide et unitate* La lettre se termine par l'ordre qui suit : « En leur qualité d'Occidentaux, les évêques de Rimini ne prendront aucune résolution concernant les Orientaux. » On reconnaît, dans cette phrase, riiifluence des évêques anoméens présents à la cour et craignant aue le concile de Rimini, dominé par le parti orthodoxe, n'anathéniatisât Âétius, Eunomius, Eudoxe d'Antioche et les autres chefs des anoméens. Enfin la lettre au concile de Rimini contenait, relativement ^la députation à l'empereur, des explications utiles à noter parce qu'elles ont eu leur grande importance à la fin des deux conciles. Constance ordonne que, « dans le cas où se produirait un dissentiment entre le concile oriental et le concile occidental, les députés du concile de Rimini à leur arrivée auprès de l'empereur, entrent en conférence avec les Orientaux pour chercher, conjointement avec eux, la solution aux difficultés. »

Que cet édit au concile de Rimini ait été précédé d'un autre,

c'est ce que semble indiquer cette phrase : ut prudentise çestrœ

moRïBVS litteris intimai>imus ^ y et nous avons tout lieu de croire

que les fragments donnés par Sozomène faisaient partie de ces

\Ak]priores litterœ.

Ce second édit est daté du 27 mai 359. Or, comme nous savons que la quatrième formule de Sirmium fut rédigée le 22 de ce même "iois, on peut présumer qu'Ursace, Valens et tous ceux qui coopérèrent à la rédaction de cette formule, de même que Basile d'Ancyre etMarcd'Aréthuse, ne s'étaient rendus dans leurs conciles respectifs, ^e premier à Rimini, le second à Séleucie, qu'après l'ouverture du concile de Rimini : peut-être partirent-ils à cette date du 27 mai, 6 manière que l'empereur put leur confier son édit. tandis que les évêques discutaient sur la foi dans la cathédrale ^ Aimini, et appuyaient leurs arguments sur la sainte Écriture, ^Ds et Ursace, accompagnés de Germinius, d'Auxence et de

ts.

• Hilaire, Fragmentum Vir, n. 2, P, X., t. x, col, 696.

le

Caïus, se présentèrent devant l'assemblée, lui donnèrent lectur

la dernière formule de Sirmium approuvée par l'empereur et * •*

mèrent à tous Tordre d'accepter ce symbole sans explioue

sens que chacun individuellement attachait à ses termes ^ nv , ... . * *pfes

Théodoret, ils auraient ajouté : ce Les expressions 6|Aoouaioç et '

oùffwç étrangères à la Sainte Ecriture, ontcausé de nombreuses diffi i tés ; il faut donc les éviter et les remplacer par les mots : sembl ble en tout. » En parlant de la sorte ils avaient espéré tromper 1 Occidentaux^ qu'ils tenaient pour gens naïfs ^. On ignore la répon des évéques orthodoxes, car celle que leur attribue Sozomène^n fut, au témoignage de saint Athanase, prononcée que plus tard^- « Comme réponse, dit-il, les orthodoxes avaient proposé de jeter l'anathème sur l'arianisme, et ils avaient déclaré Tinutilite dune nouvelle profession de foi : car la question n'était pa& de connaître la vraie foi, mais de confondre ses adversaires. Le concile de INicée ayant fait, au sujet de la foi, tout le nécessaire, ses décisions gardaient force de loi, et si Ursace, Valens et leurs amis étaient du même sentiment que les orthodoxes, ils devaient, conjointement avec eux, anathématiser toutes les hérésies, et, en particulier, l'arianisme. Devant leur refus, le concile convaincu de leurs sentiments et de leurs desseins hérétiques, approuva une lois de plus et à l'unanimité les décrets de Nicée, et en particulier, l'usage du mot oi)(7ia ^, anathematisa en détail les principes de l'arianisme ^, déclara hérétiques et déposa Ursace, Valens, Germinius et Caïus, Auxence p et Démophile "^j et fit connaître à l'empereur ses travaux dans une

1. S. Athanase, De sjnodis, n. viii, P, 6?., t. xxvi, coi. öÜ^i.

2. 'lliéodoret, Hist» ecvles , 1, 11, c. xv, P, 6^., L. lxxxü, coi. 1041 ; Sozomèiic, Jlist, ecclei»,, 1, 1\, c. XVII, P. C, t. Lxvii, col. ilb'2,

3. bozomène, Ilist. eccies.y 1. iV, n. xvii, P, G,^ i. lxvii, coJ. Ilb2.

4. i>, Athanase, JJe 6yno(iii>, n. ix, P, G., t. xxvi, col. 6y3 sq.

5. Dans la de finit lo catkotica laissée par le concile, ö. Hilaire, M'ragmen' tum Vllf d, P, L., t. X, col. 697.

e.id,

7. Cette dépobition est du 21 juillet 359 , cf. S. Athauase, De synodis, c "> P, G. y t. XXVI, col. 700. Le synode prend le tare de CathoLica s)fiodus i-e» actes du coucile de Kimini sont perdus», mais li nous re»Le de bonsdocuuien » S. Hilaire, i'ragmentum Vil-IX ; b. Athanase, De synodià, n. x, lv, bocn^t Hist, eccles,, 1. li, c. xxix ; Théodoret^ Bist, eccies,, 1. 11, c. xxi ; ö. Jéroui > Dialog, adv. Luciferianos, n. xviii. Tous ces documents ont eie reum» ï Maasi, ConciL ampli^s. colL^ t. m, col. 29^-^16 ; pratiquement, pour les aii» principaux» o" p^ut s'e« tenir au récit de bulpice oevère, Hist' sacra^ c xLi, P. L., t, XX,. col. 152. (H. L.)

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