DOUBLE CONCILE A SÉLEUCIE ET A BIMINI
A ctrine étaient anathématisés ^. Pour se donner l'apparence de ^ air les orthodoxes, Valens proposa cette addition : « Le Fils j Dieu n'es* pas une créature comme les autres 2, » et les vingt ' Â ues l'adoptèrent, sans s'apercevoir qu'elle exprimait une idée
* nne à savoir que le Fils de Dieu était une créature. Toutes
autres additions avaient une physionomie strictement orthodoxe,
. 'est ainsi que chaque parti crut avoir remporté la victoire : le
rti orthodoxe à cause des additions, et le parti arien à cause du vmbole ^. Pour tranquilliser le premier parti, en session générale tenue dans la cathédrale (c'est là que tous se réunissaient main tenant sans en excepter les évêques lapsi)^ sur la proposition du vieil évêque Musonius, qui paraît avoir exercé alors la présidence, Valens déclara, qu'il n'était nullement arien, et en preuve, il lut les anathèmes contenus dans les additions des vingt évêques ; à chaque anâthème tous témoignèrent leur assentiment. Tel est le récit de ffl saint Jérôme qui prétend en avoir puisé les éléments dans les actes, aujourd'hui perdus, du concile de Rimini. Au dire de Pélagien *, sept évêques étaient restés inébranlables ; on ne trouve nulle part la preuve de ce fait.
Ainsi se termina le concile de Rimini, dont les dernières sessions ne s'accordent guère avec les premières. Une délégation partit pour faire part à l'empereur de ce qui s'était passé. Le choix tomba sur ürsace, Valens, Magdon, Mégase, Caïus, Justin, Optât, Martial et
1. Sulpice Sévère, ^iVoria sacra, 1. II, n. 41, P. Z., t. xx, col. 152. Ces
iddîlions sont tout à fait identiques aux anathèmes dont parle saint Jérôme,
UvtTsus luciferianos , et qu'il cite comme .^yant été autrefois prononcés par
Valens pour tranquilliser les orthodoxes : Si quis negat Christum Dewriy Dei
mum ante sxcula genitum^ anathema sit. Ah univers is consonatum est :
^'idihema sit. Si quis negat, Filium similem Pat ri secundum Scripturas,
^^ataema sit, Omnes responderunt : anathema sit. Si quis Filium Dei non
^^^nt ssternum cum Patre^ anathema sit. Ah universis conclamatum est:
Cinéma sit. Si quis dixerit creaturam Filium Dei^ ut sunt creaturse cseterae^
<^thema sit, Similiter dictum est : anathema sit. Si quis dixerit^ de nullis
<^ntihu$ Filium^ et nondeDeo Pâtre, anathema sit, Omnes conclamaveruni :
6Tna sit. Si guis dixerit : F rat tempus quando non erat Filius^ anathe-
' st-ce alors ou plus tard que furent ajoutés les mots : « comme les autres ? » ^oestion reste douteuse, cf. Gwatkin, Studies of arianism, 2e édit., £n-8,
^«abridge, 1900, note 1. (H. L.)
^•^%ce Sévère, Hist. sacra, 1. II, c. xli, P, X., t. xx, col, 152. t ^ ' ^^g'islin. Opus imperfectum contra Julianum, 1. I, c. lxxv, P. L ^ •*^^ col. 1100.
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quelques autres, avix<[uels les évècjuea otienlaux, réunis a Sei envoyèrent une lettre qui nous a ote conservée ^. '
Nous abordons maintenant le concile de Séleucie. Quoique les évêques de l'Orient, de l'Egypte, de la Lybie et de la X^ ' eussent été convoqués, ils ne furent guère plus de cent soît évêques réunis, vers le milieu de septembre 359, dans la cant ] de risaurie ^, La majorité, d'après saint llilaire, comptait cinq évêques horaéousiens, tandis que les deux autres partis corïi taient, le premier, celui des anoméens, trente ou quarante évêques 3 et le second, celui des nicécns (d ne comprenait que des Éeyptie et des amis de saint Athanase), n'en avait plus qu'un plus petitnom bre encore. A la tête des anoméens se trouvaient Acace de Césarée en Palestine, Eudoxe d'Antioche, Georges d'Alexandrie et Uranius de Tjr ; à la tête des homéousiens : Georges de Laodicée, Silvain de Tarse, El eu se de Cyzique et Sophrone de Pompéiopolis en Paphlagonie (Basile d'Aucyre n'arriva qu'un peu plus tard). Saint Cyrille appartenait encore à ce parti. Il était un de ces nombreux semi-ariens qui, au témoignage de saint Athanase, croyaient conformément à la foi de Nicée, mais se scandalisaient de l'expression 6[J!.ooJ(7toç, parce qu'ils étaient convaincus qu'elle servait à déguiser le sabellianisme *.
1. Sozomène, Ilist. eccles , 1. IV, c. xvii-xix, P. G,, t. lxvii, col. 1162; S. Hilaire, Fragment um Vlt-lX, P. £., t. x, col. 699 sq. ; S. Jérôme, diaUi adv. luciferianos^ 18, P. Z , t. xxiii, col. 171; Sulpice Sévère, Hist.sacia^ 1. II, n. 41-44, P. L,, t. XX, col. 152 sq, La phrase célèbre de saint Jérôme: Ingemtiit tot us orhis et ariaaum se esse mirât us est, est légèrement hyperbolique ; les Occidentaux n'avaient pas voulu sacrifier la foi orthodoxe, c Comment, remarque Noël Alexandre, le monde aurait-il pu être alors arien, puisque,« r»veu de saint Jérôme lui-même, les Pères du concile de Riœini ne le furent pas»? ff Hisioria ecclesiasticay Lucae, 1734, t. iv, dissert. XXXIII. En réaW«. d'après X, Le Bachelet, l'acceptation de la formule en question n'emportait p4s> dans leurpensée, l'acceptation du sens hétérodoxe que, personnellement et a un façon insidieuse, Ursace et Valens attribu.ûent à cette même formule, (u«
2. Saint Athanase, De synodis, n, xii, P, G,, t. xxvi, col. 701, parle de cent soixante; Socrate, ffist. eccles,, l. II, c. xxxix, P. (?., t. lxvii, col. ^^^ '^'' donne le chiffre de cent cinquante ; Gwalkin, Studie s of arianisif^f ) p- l'2- (H. L.) ,
3. Socrate, Hist, eccles. y 1. II, c. xxxix, P. G., t. lxvii, col. 332 sq., o i y avait trente-quatre anoméens ; saint Épiphane, Hœres., lxxiii, n. x^^i, • t» XLii, col. 452, parle de quarante- trois et, d'après saint Hilaire, w^ dix-neuf seulement. (H. L ) ^^1,
4. S. Athanase, De synodis, n. xii, P, G., t. xxvi, col. 701; Socrate, écoles, y 1. II, c. xxxix, /'. G,f t. lxvii, col. 332 sq.
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