‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 229 sur 403 · Concile de Constantinople, en · texte numérisé non relu

Concile de Constantinople, en

Après cette victoire, les acaciens prolongèrent leur

séjour i

Constantinople ; quelques semaines après les événements cru nous venons de raconter, ils convoquèrent, dans cette ville nouveau concile au début de 360 et y appelèrent, en particulier les évêques de la Bithynie ^. Dès que cinquante évêques furent réunis le concile s'ouvrit. Il comprenait, outre Acace et Eudoxe, Uranius de Tyr, Démophile de Bérée, Georges de Laodicée, Maris de Chalcédoine et le célèbre Ulfilas, évêque des Goths 2. Un bien plus grand nombre d'évêques arrivèrent ensuite. Saint Hilaire se trouvant alors à Constantinople sollicita l'autorisation d'avoir une discussion avec les ariens ; elle lui fut refusée et Constance le renvoya dans les Gaules, sous prétexte qu'il troublait l'Orient, sans toutefois abroger le décret de bannissement prononcé coutre lui ^. Le concile de Constantinople, dominé par Acace et ses amis, confirma le symbole de Nikè ^, qui rejetait les expressions 6(jtoouŒto<;, b\Loiok^ et oüffta, pour n'accepter que le mot o(/otoç. C'était condamner d'une part la doctrine des anoméens et Tarianisme proprement dit, et d'autre part la doctrine orthodoxe avec le semi-arianisme, pour arriver à la doctrine des acaciens qui avait triomphé à Séleucie et à Rimini. Par prudence, et pour prouver que les acaciens n'étaient en aucune manière anoméens (ainsi que bien des personnes et l'empereur lui-même le soupçonnaient), le concile déposa Aétius du diaconat. On lui reprocha d'avoir écrit des livres de polémique, de s'être servi d'expressions impies et d'avoir suscité des troubles dans rÉglise ^ ; son véritable crime était d'avoir suscité le

1. Sozomène, Bist, eccles,, 1. IV, c. xxiv, P. G., t. ixvii, col. 1188 sq.

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