‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 228 sur 403 · DOUBLE CONCILE A SÉLEUCIË ET A RIMINI · texte numérisé non relu

DOUBLE CONCILE A SÉLEUCIË ET A RIMINI

ncile n'entend pas dire : « Il est de Dieu, » mais simplement :

A la volonté de Dieu » (de même que les autres créatures) ;

£ si le concile pense que le Fils est éternel, cette éternité est

blable à celle des anges : c'est une éternité a parte post (ou

. jyj^Q futur o) et non pas a parte ante ^.

T 'arrivée des envoyés du concile de Rimini réjouit les ariens prêts à la cour. Ils approuvèrent et louèrent ce qui s'était passé à R'mini et demandèrent que la formule de Nicée avec les additions 1 phébade fût également signée par les envoyés du concile de SéleuciC) afin que les évéques de l'Orient et de l'Occident s'accordassent sur une même profession de foi. Les envoyés de Séleucie s'y refusèrent tout d'abord. En leur qualité d'honioiousiens, ils 'étaient la simple idée de la condamnation ou du rejet du mot oiîia, niais ils se montrèrent moins exclusifs lorsque, pour les tranquilliser, les acaciens leur jurèrent qu'ils n'étaient nullement anoméens, et qu'ils avaient même anathématisé cette doctrine. L'empereur insista pour que, à la place du mot oi^oiot^aioç, qui n'était pas dans la Bible, et qui n'occasionnait que des disputes, on choisît le mot ojxotoc [semblable)^ qui se trouvait dans la Bible et qui avait exactement le même sens que le mot o[jLotoucnoç. Il exigea, et avec menaces, des ambassadeurs de la majorité de Séleucie, d'apposer leur signature au symbole de Rimini (les acaciens l'avaient signé sans difficulté), et, après une conférence avec les évéques qui se prolongea tard dans la nuit du 31 décembre 359, l'empereur arriva au résultat si longtemps désiré ^.

Mais c'était, au fond, un résultat stérile, à cause de la manière dont les souscriptions à ce symbole avaient été extorquées*: Saint Jérôme dit à propos de ces événements : ingenuit totus or bis et arianm se esse mirât us est ^. La concorde que l'empereur Constance sétait propt)sé de rétablir dans TEglise ne règne pas le moins du lûonde.

i« S. Hilaire, loc. cit.

2.Sozoaiène, Hist. eccles., 1. IV, c. xxiii, />. G., t. lxvii, col. 1J85; Sulpice

•^^ere, /oc. ci^ ; S. Basile, Epist., ccxliv, cclxiii, P, G,, t. xxxii, col. 912

H»976s(j, • s, Hilaiie, Contra Constantium imperatorem, n. xv, P, L,,

' ^^l 593. Il ne paraît pas que Ton ait demandé à saint Hilaire de signer

lormule li n'était pas, en effet, à proprement parler, membre du con-

cile, ^>'^^^P. 954, note 1.

I et ou n'espérait pas l'amener à signer Id formule en question

' ''éi'ôme, Dialog us adirer sus luciferianos, n. xix, P. X., t, xxiii, col.

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