‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 233 sur 403 · Conciles à Paris et à Antioche en · texte numérisé non relu

Conciles à Paris et à Antioche en

l'ttsein de ces tristesses, l'historien est heureux de constater la ^rmeté des évêques des Gaules, qui, instruits des événements

Sozomène, op, cit.^ c. xxiv.

• Sozomène, op. cit , c xxv.

• PMloslorge, Hist, eccles., 1. VII, c. vi, P, G,, t. lxv, col. 544.

• Sozomène, Hist. eccles., 1. IV, c. xxvt, P. G., t. lxvii, col. 1197 sq. ; So- '^^^ Sist. eccles., 1. II, c. xlii, P. G., t. lxvii, col. 353 sq.

S ^Sozomène, Hist, eccles., 1. IV, c. xxvi-xxvii, P, G., t. lxvii, ool. 1197 sq. ; /egoirede Nazianze, Orat., xix, i>. G. t. xxxv, col. 1044 sq.; S. Basile, ^'''•' ^ -P. G., t. XXXII, col. 388 sq.

d'Orient, se réunirent à Paris en 360 ou 361, et se prononcèrent!) Vb\KOQ6<jio^ de Nicée, dans une lettre adressée aux Orientaux i. p après, l'empereur Constance réunit, en 361, à Antioche, un conc'l moins important auquel il assista et qui donna un nouvel évêcrue ' cette ville. Le choix tomba sur Mélèce qui, jusqu'alors, s'était au moins en partie, rangé au parti des ariens ; à peine eut-il et' nommé évêque, qu'il se déclara pour la foi de Nicée. Quelques semaines plus tard, il fut exilé par l'empereur. Peu après, le 3^^^^ vembre 361, mourut l'empereur Constance ^; il eut pour successeur Julien l'Apostat ^ qui rappela tous les évêques exilés. Ceux-ci com-K

1. S. Hilaire, Fragmentant XI ^ n. 1-4, P. L, t. x, col. 710. Cf. Mansi, Coitcil ampliss, coll., t. m, col. 358 ; Hardouin, Coll. concil. t. i, col. 727. Les prélats gaulois affirment le terme 6fz,oov<7ioç et l'expliquent en ce sens que le Fils possède avec son Père une même oyata. 11 n'est donc ni créature ni fils adoptif. Les Pères de Pans acceptent le mot Similitude à condition que ce soit une similitude de vrai Dieu à vr^ii Dieu et qu'il y ait non seulement union mais unité dans la divinité. Le concile déposa Saturnin évêque d* Arles à qui Paterne de Périgueux resta fidèle. (H. L.)

2. P. Allard, Julien P Apostat, in-8, Paris, 1903, t. ii, p. 57 sq, ConstaBce, comme son père, était catéchumène. Arrivé à Mopsucrène, dernière ville de U Cilicie, au pied duTaurus, il se sentit perdu et fit chercher Euzoius, évêquearien d'Antioche, de qui il reçut le baptême in extremis. Nous ne pouvons que répéter à cette occasion ce que nous avons dît au sujet du baptême de Constantin. Sur l'invalidité théologique de ce baptême, cf. P. E. Jablonski, De haptismo Arianorum veter um in SS. Trinitatem, in- 4, Franeofurti ad M., 1734. Pour la date delà mort de Constance, P. Allard. op, cii.^ t. ii, p. 82, note 3. L'imagination des foules, émue de la mort rapide de Constance et frappée de la grandeur du spectacle de ses funérailles, créa tout de suite de gracieuses légendes: en dépit de ses sentiments ariens, Constance fut l'objet d'une sorte de canonisation populaire : on raconta qu'à l'heure où le cortège funèbre et triomphal franchissait la cime du Tau^'us, des voix furent entendues dans les airs, comme une psalmodie angélique. S. Grégoire de Nazianze^ Orat., v, n. 16, P, G,., t. xWi col. 684 sq. (H. L.)

3. Après avoir pris possession du palais de Constantinople, Julien ymanM sans tarder les chefs des diverses sectes chrétiennes de la ville avec leurs partisans. Ammîen MarceWin^Hist. rom^y 1. XXII, c. v. A ces représentants, reçus» soit simuitanément, soit successivement, Julien fit savoir que « les dîscor civiles ont pris fin, et personne désormais ne s'oppose plus à ce que cbac suive en paix sa religion ». Julien se laissait parfois entraîner à disputer a ses interlocuteurs, ou bien il leur posait des questions captieuses sur ture sainte. Il a raconté sa discussion avec c un des plus sages évêques sujet du sacrifice de Caïn et Abel. Parfois la discussion s'échauffait, alors guste élevait le ton et criait : a Ecoutez-moi, comme m'ont écouté les A

et les Francs. » Et, heureux de sa citation, il reprenait son calme. ^^ ,, mit aux novatiens de rebâtir leur église, jadis détruite par l'ordre de ^ *

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