CONCILES A PAHIS ET A ANTJOCHE
et eû particulier saint Athanase et saint Eusèbe de Verceil, P^^, 'tait de toute nécessité de rétablir la concorde parmi les chréf jgen présence d'un empereur païen ; sur la proposition d'Eu- Athanase convoqua en 362, un concile à Alexandrie ^.
Tous les membres de la secte, hommes, femmes, enfants avaient alors "' nrlé eux-roêmes les matériaux Je la basilique détruite et avuienl recons- • n hâte dans un faubourg rédifîce piovisoîre. Ue nouveau, démolissant • «i ils en rapportèrent les pierres au lieu où s'était élevé l'édifice primitif j psbfliit sur ses fondations rasées une nouvelle basilique, ils lui donnèrent md'Anastasie, « Résurrection j. Aramicn Marcellin a bien pénétré le but kmesufe prise par Julien qui était de « consolider » la restauration du pa. isflie en la faisant accepter du public par l'apparence d'un traitement uni- . g pour toutes les religions. « Il pensait, dit Sozomène, qu'il affermirait ,.jg„t mieux la superstition païenne, qu'il pèserait montré enveis les chrétiens doux et patient au-delà de leur attente. » Sozomène, ffist. eccles., 1, V, IV i>. G, t. Lxvii, col, 1221. Ammien nous dit encore que c l'empereur agissait de telle façon que la liberté qu'il paraissait rendre dégénérât en licence et accrût les divisions; ce résultat obtenu, il n'aurait plus à craindre, pour ses entreprises ultérieures, une résistance unanime du peuple chrétien », car il ivait remarqué, continue Ammien, citant sans doute un propos de l'empereur lui'Diême, que « les bêtes féroces ne sont pas plus acharnées contre les hommes qaene le sont les uns contre les autres la plupart des chrétiens », Dans cedes- $ein, il promulgua, dans les derniers jours de 361 ou les premiers mois de 362, dnédit rappelant les évéques de toutes les opinions exilés par Constance, et leur restituant les biens confisqués. Le plus grand nombre des bénéficiaires de cette mesure étaient des orthodoxes défenseurs de Nicée, mais les serni-ariens étaient représentés par d'illustres partisans, il y eut aussi des hérésiarques Doloires tels que Photin et Aétius. Julien par cette mesure se donnait des »pparences de libéralisme, mais en réalité préparait une suite interminable de conflits, car beaucoup d'exilés devaient trouver des intrus sur les sièges d'où "' avaient été chassés. Le retour de saint Athanase dans Alexandrie, 21 fé- ^i«r 362 j peut donner une idée de l'irritation qu'avait causée dans certaines grandes villes la persécution de Constance. Les habitants, rangés par sexe, P^r âge, ou enrôlés sous les bannières des corporations, vinrent à la ren- '"Dtre del'évêque. On était accouru pour le voir de tous les points de l'Egypte : vénération du peuple était si grande sur son passage qu'on s'efforçait d'être ''^t par son ombre, dans la persuasion qu'elle apportait la guérison des 1^8. Athanase s'avançait doucement, monté sur un âne. Dès qu'il appa- ^it a l'extrémité d'une rue, les applaudissements éclataient, (m répandait f ^brûlait des parfums. Le soir, toute la ville fut illuminée : il y eut des j. ^ans les maisons, des repas de corps sur les places. S. Grégoire de **^^*»2e, OraU^ xxi, n. 27-29, i>. G, t. xxxv, col. 1113 sq (H. L.) Q ' ^^PP^Ï des exilés par Julien ramena Athanase à Alexandrie. L'intrus Wc ^^Ppadoce ne s'était maintenu sur le siège patriarcal que par la
j,5j/ *®s^ plusieurs fois par la population il s'était fait réintégrer à main «nouvelle de la mort de Constance une sédition éclata et George fut
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massacré le 2'i décembre 361, ainsi que deux fonctionnaîres chrétiens, ave ,i'i riblejï raffînemeiits de cruauté. Cetteémeuteest racontée en détail par p a/^'' Julien CApostaty in-8, Paris, 1903, l. ii, p. 275-285. Le texte He l'i^i^^J,.. ^^^\ phala (nis, de Vérone) a éLé donm^ par P. Batiffol, dans Mélanges de lût' ^^ et d'histoire religieuse publiés à l'occasion du jubilé épiscopal de Mgr ê ^^^ bières, in-8, Pans, 1899, p. 102. Le 21 février 362, Athanase rentrait d * ville épiscopale. Historia acephala, viii, x, P. G. t. xxvi, col, I445 \l^^ Gwatkin^ Studie s of arianistn, p. 224, 225. L'importance et la signifi r ' exacte de la convocation du concile par Athanase ont été très clairement Ai ^ gées par J. Turmel, Le pape Libère, dans la Revue catholique des Églises iQnc t. III, p, 614-615. Il montre que les évêques orthodoxes sont peu familiarises ' la théorie de la prépondérance papale. Les homéousiens qui se décident jour à demander la communion romaine font appel non seulement au pane A Rome mais à Pépiscopat occidental et leur tentative de rapprochement n^a n qu'une portée théologique, puisque la préoccupation politique de se couvrir d l'autorité de Valentiuicn contre celle de Valens inspire en partie la démarclu tentée Ces évéques savaient que le chemin qui allait à Trêves devait passer oar Rome et malgré les souvenirs personnels de quelques-uns — car îl s'en trouvait dans le nombre qui avaient excommunié le pape Jules à Philip pop olis ^ ils be résignaient à ce qu'ils croyaient ne pouvoir éviter, La convocation du concile de 362 ré\élait un autre aspect delà situation. « Athanase se comporte comme s'il avait la sollicitude de toutes les églises •, il prend notamment ei Occident la pi.» ce de Rome qu'il semble laisser à l'écart. Pourtant l'attitude de Tévêque d'Alexandrie trouve son explication et sa justification dans lescircons* tances qui l'ont inspirée. La défaillance de Sirmium, aussi légère qu'on veuille l'imaginer, avait entraîné des conséquences qu'il n'était au pouvoir de pe^ sonne d 'empêcher. Libère était un homme diminué, un suspect, non pas sans doute aux yeux de son peuple, mais aux yeux de l'épiscopat. Les fidèles de Romp, comme on l'a justement remarqué (Liber pontificalis, édit. Duchesne, 1886, 1. 1, p. cxxii), étaient assez indifférents aux disputes des conciles, et ils le montrèrent bien par l'enthousiasme avec lequel ils saluèrent le retour de leurvieiii pontife. Mais les évêques, ceux-là même qui, à Rimîni, avaient lâché pH voyaient les choses sous un autre angle. Eux, savaient ce que signifiaient les signatures et les formules. Libère n'avait plus le prestige voulu pour rappel«' les prescriptions de la foi, pour remédier au désarroi général, pour remettre dans le droit chemin ceux qui, comme lui, s'étaient laissés dévoyer. En tous cas, avant de réhabiliter les autres, il avait besoin lui-même d'être réhabilite. U; eut un moment où le siège apostolique fut, en quelque sorte, vacant, et ou A ' nase seul eut qualité pour parler à l'Occident. Ajoutons que cette situa *ï anormale disparut de bonne heure. Au bout de quelques années les ^^**^* furent re nouée s entre Home et Alexandrie, Libère fit une rétractation qui acceptée, mais dont le texte ne nous est pas parvenu. Puis, relevé p amende honorable, il reprit dans l'Eglise la place qu'occupaient ses p fîesseurs. » (H. L.)
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