LE PAPE OAMASE ET SES CONCILES
'à sa mort, arrivée en 374 Le 2 mai 373, était mort saint
Il nâse^. Les ariens profitèrent de cette mort pour s'emparer du
•' d'Alexandrie, et pour commettre dans cette ville les attentats
^ les cruautés les plus épouvantables ; le successeur légitime de
. j ^thanase, Tévéque Pierre, dut prendre la fuite, et il se
va réduit à la mendicité ; les prêtres furent poursuivis et réduits
mêmes extrémités ; on fouetta les hommes et les femmes qui
'oitoyaient sur le sort de ces confesseurs ; enfin l'arien Lucius
f [élevé sur le siège d'Alexandrie ^.
Quelques mois après, le pape Damase tint, en 374, un second concile romain qui mérite d'être mentionné. Les évêques orientaux, «ar leur ambassadeur Dorothée, déterminèrent le pape à convoquer cette assemblée ; car ils avaient envoyé cet ambassîideur prier Damase défaire anathématiser par les latins Eustathe de Sébaste et Apollinaire de Laodicée. Le premier était tombé dans l'hérésie de Macédonius et le second avait soulevé de nouvelles erreurs en mettant en question toute l'humanité du Christ. Le concile romain renouvela la profession de foi de Nicée, condamna solonnellementles erreurs de Macédonius et d'Apollinaire, avec beaucoup f autres opinions hérétiques ^.
muni de lettres amicales. Saint Basile voulait plus. II ie dit dans une lettre
collective aux évêques d'Occident signée par trente-deux évêques orientaux.
Epistj xc, xcn, P. <?., t. XXXII, col. 471, 478. Le personnage et la doctrine
de Marcel d'Ancyre restaient une grande difficulté alors comme autrefois.
Tandis qu'à Rome on croyait Marcel sur parole et on refusait de le condam-
Mr, eu Orient on se montrait plus soupçonneux et saint Basile devait faire des
prodiges pour que cette divergence d'appréciation ne tournât pas à l'état aigu.
Atlianase partageait la bienveillance de l'Église de Rome et bien lui en prit,
puisque, vers 371, Marcel qui demeurait le chef d'un parti très dévoué groupé
Mn« son ancienne ville épiscopale d'Ancyre, envoya à Athanaseune députalion
portant une profession de foi dans laquelle il repoussait le sabellianisme avec
"01 moins de vigueur que l'arianisme, P C, t. xviii, col. 1296-1306. Le schisme
Antioche auquel se mêlait la question des trois hypostases avec les accusa-
m d'arîanisme ou de sabellianisme que se jetaient à la face pauliniens et
^ Wiens, créait entre Rome et Césarée une nouvelle source de difficultés: Basile
'S amis étaient tout dévoués au parti de Mélèce, tandis que Pierre d'A-
''öne, successeur d'Athanase, et les évêques occidentaux soutenaient Pau-
*• Ursow, Die Festalbriefe, p. 46.
^ Scböckh, Kirchengeschichte, t. xii, p. 41 sq,
^ '^î»ronius, Annales, &d ann. 373, n. 1-14 ; Pagi, Critica, n, 2-4 ; ColL reg., ^ col. 302 ; Labbe, Concilia, t. ii, col. 895-904 ; Coleti, Concilia, t. ii,
' "^'îMansi, Conc, ampliss, colL, t. m, col. 477 sq.
LIVRB V
90. Conciles de Valence en 374, en lUyrîe et àAncyre en 37t â Iconium et en Cappadoce.
En 374, des eveques des Gaules tinrent a Valence un «.. -i qui ne prit aucune pari aux discussions theologiques et se bor ^ décréter des mesures disciplinaires *.
Par contre un grand concile qui se tint en Illyrie, en 375, sepr l/ll nonça très énergiquement, dans une lettre adressée aux Orientaux et que nous possédons encore, contre les erreurs des pneumatistes Il chargea le prêtre Elpide de porter en Orient la lettre synodale d'étudier la foi des pays orientaux et de faire connaître partout la vérité. Le concile exposa les principes à suivre dans le choix des évêques, des prêtres et des diacres, recommanda de les prendre parmi les membres du clergé ou parmi les magistrats occupant une position supérieure et connus par leur probité ; et exclut les militaires et les fonctionnaires 2.
L'empereur Valentinien ne se contenta pas d'approuver ces décisions ; il les accompagna d'une lettre aux évêques de l'Asie, prescrivant l'enseignement général de la doctrine de Vb\iQoù(jioç, LW'
1« Ce concile se tint le 12 juillet 374; Barouius, Annale^y 1591, ad &im, 374, 11. 12 ; P agi, Cntica, 1689, n, 4 ; Sirmond, Concilia Gallia, 1630, t, i, col. 18 ; Conc. reg., 1644, t. m, col, 309; Labbe, Concilia^ 1671, t. ii, col. 9Ü4-908, 1807-1809 ; Hardouin, Concilia, 1700, t. i, col. 795 ; Coleti, Cûn^ cilia, 1728, t. xi, col. 1067 ; Mansi, ConciL ampiiss. colL, t, m, pol. 491; Herbit, Synode von ValencSy 374, dans Tub. theolog. Quartals. y 1827, t, ix, p, 665, Cf» M aas s en, Quellen^ il, p. 190. Ce concile figure dans un grand nombre de collections canoniques, notamment dan:» VHispana, Ses quatre canons diwipii" naires concernent : 1° l'irrégulanté des bigames ou maris de veuvep ; %^ 1* P^' niience des virgines lapsae ; 3<> h\ réception de ceux qui s'étaient laissé reW tiser; par les hé rétique s, 4" l'obligation d*écarter du clergé ceux qui auinomew do l'ordination affirment qu'ils sont coupables d'une faute grave, mêmeW^^"' accusation était fausse et avait pour but de se soustraire à l'ordiiiatiûB, ^** préciE>ément le cas que le concile avait aussi jiigé pour Acceptus, éveQ"^* Fréjus, d'après la lettre du concile à l'Église de Fréjus. — Noter dajas ce J"'*' eile l'expression de « sedit in synode » dans le sens de « decretum *
2. Mansi, Concil ampliss, coll., t. m, col. 386 ; Hardouin. CoU- conoih ' j coL 794 ; Théodoret, ffist. eccL, 1. IV, c. vii-vui, i>. (?., t. lxxxii, coL ^^^ '^'' Tillemont, Mém, kist. eccle^^^ t. vi, note lxxxvi, p. 791 sq. (H. Ï^-)
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