CONCILES DE VALENCE, EN ILLYRIE, ETC
raioutaît, dans cette lettre, que personne (en Orient) ne devait P^ pour raison qu'il suivait la foi de son empereur (Valens) : rait ^^ abus de Tautorité impériale, un oubli de celui qui nous ^ A nné Ißs règles du salut, et enfin une désobéissance à ce pré- * jg la Bible : « Rendez à Tempereur ce qui appartient à Temyr et à Dieu ce qui appartient à Dieu ^ » Cette lettre, visikl ment dirigée contre Valens, porte cependant en tête le nom de V lens (^* ^^ Gratien) placé après celui de Valentinien ; car les em-
reurs romains avaient pour coutume de faire figurer dans tous 1 nrs actes les noms de leur collègue impérial. Dom Ceillier nie
araît avoir très bien prouvé, contre Man si, que ce concile d'illyrie « • ^ tenu en 375, et non avant. En efl'et, Théodoret classe ce concile après l'élévation de saint Ambroise sur le siège de Milan, et comme nous savons que Valentinien passa en Illyrie tout Tété et tout l'automne de 375, on s'explique très bien l'intérêt qu'il porta à ce concile par le fait qu'il se tint en sa présence. Valentinien étant mort [le 17 novembre 375], tous ces décrets, dont Texécution eût été si favorable aux orthodoxes, devinrent lettre morte, et les ariens, soutenus par l'empereur Valens, tinrent à leur tour, en 375, un concile à Ancyre, dans lequel plusieurs évéques orthodoxes, entre autres saint Grégoire de Nysse, furent déposés ^.
Saint Basile fait allusion à plusieurs conciles analogues tenus par les ariens, il mentionne aussi les conciles des orthodoxes, et il cite 61^ particulier celui d'iconium, tenu vers Tan 376 et prési- (ißpar Amphiloque, évêque de cette ville ^; d'après saint Basile, le concile définit la vraie doctrine orthodoxe au sujet de la Trinité, avec celle qui concernait le Saint-Esprit, et il le fit en termes tout à fait semblables à ceux dont saint Basile s'était servi dans son ouvrage siir le Saint-Esprit. Ce même écrit de saint Basile fut lormellement ^pprquvé et confirmé, vers la même époque, par un concile de Cappâdoce *.
l.Mansi, ConoiL ampliss. coli^ t. m, col. 90. l Mansi, Concil. ampUss, coll., t. m, col. 499» % Colçti, CottciUa, t. ii, col. 1075 ; Mans i, Conc. atnptiss, colL, t. m, col. 502-
• A cette même data de 376, les prêtres Dorothée et Sanctissime furent
&€^ d'une deuxième ambasbade à Rome d*où ils rapportèrent une pièce
^Oûbidérée par Rade, Damasus, Bischof von Rom, in-8, Freiburg, 1882, p. 108,
^ uae décretale du pape Daiudse: c'est le fragment^'« gratia, P, i., t. xni,
«Wüsq.j djujg lequel se tiouvent ailîrmées la cunsubstantialîlé etladistinc-
P^Haite des trois personnes divines. (H. L.)
91. Troisième et quatrième conciles romains sous DaniasG^ conciles d^Antioche, de Milan et de Saragosse,
Vers la même époque, les erreurs d'Apollinaire furent de n veau anathématisées dans le III* concile romain, tenu en 376 i c« le pape Damase, auprès de qui était venu se réfugier, pour expos sa défense, Pierre, Tévêque exilé d'Alexandrie ; Apollinaire et se deux disciples Timothée et Vital, élevés sur les sièges d'Alexandrie et d'Antioche par les apollinaristes, furent solennellement déposés 2 Peu de temps après, l'empereur Valens perdit, en 378 ^, le trôneet la vie dans la bataille d'Adrianopolis livrée contre les Goths, et le i/r jeune Gratien, l'aîné des fils de Valentinien, qui jusqu'alors n'avait régné que sur l'Occident, gouverna l'empire entier. Gratien appartenait à l'Eglise orthodoxe. Dès son avènement en 378, il accorda à tous ses sujets la liberté des cultes, sauf aux manichéens, auxphotiniens, aux eunomiens, et il rappela dans leurs diocèses tous les
1. Coll. reg., t. m, col. 419; Labbe, Concilia, t. m, col. 1001-1006 ; Sirmood, Oper, var.y 1696, t. i, col. 746-754 ; Hardouin, Coll. conciL, 1. 1, col, 839; Coleti, Concilia, i. 11, col« 1061 ; Mausig Conc, antpliss. coll.y t. m, col. 485,
2. Pendant leur séjour à Rome, Dorothée et Sanctissîme recueillirent le plus grand nombre possible de signatures. En 377, ils revinrent accomplir une troisième ambassade. Ils étaient porteurs d'une longue lettre dans laquelle les Orientaux sollicitaient la condamnation d'Eustathe de Sébaste, retombé, dès 375, dans Thérésie macédonienne et dans l'apoUinarisme. Â la fin de cette lettre on accusait Paulin d'Autioche de pencher vers la doctrine de Marcel d'Ancyre et de favoriser ses partisans. S. Basile, Epist., cclxui, A ß-j t. XXXII, col. 975 sq. Ce n'était pas la première fois à Rome qu'on entendait parler de l'apoUinarisme. Le pape Damase avait confié à Paulin d'Autioche 1* conduite de l'enquête relative à i'accu;»ation d apollinarisme portée contre le prêtre Vital. P, L.^ t. xiir, col. 356. En 3; 6, Apollinaire se sépara de l'Eglise et établit Vital évêque d'Antioclie. Dès 377, Damase assembla un synode. Pierre d'Alexandrie y attaqua vivement Mélèce que Dorothée défendit avecuo égale vivacité. Sur les autres points on prît en considération les demandes évêques orientaux. L'apoUinarisme fut réprouvé dans les fragments JUuo'S miramur et Non no bis , P. Z., t. xiii, col. 352 sq. ; Kade, op. cit., p« *^*'
3. Le 9 août 378. Cette bataille lut un immense désastre. L'empereur, pr« que tons les génér.iux, trente-cinq tiibuus, les deux tiers de l'armée péri. <H. L.)
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