Epist,, Lx
^» Epist.^ Lxi, 3 ; Lxvii, 6 ; lxviii, 5.
'^'EpisUy Lvi, 1, 3.
^' Epist,, Lvi, 3 ; Lix, 10.
^^Epist., Lix, 9.
^^^Mpist., Lvii, 1, 5; cf. Lvi, 3.
bres du clergé; à tout apostat on interdit le sacerdoce ^. La lettre sv dale, adressée au pape Corneille, rappelle d'abord les résolutions arrêt' " Tannée précédente et explique radoucissement soudain des règles pos' par la menace d*une prochaine persécution. Vient alors la justificat' dans le détail des mesures adoptées en 252 : les chrétiens vont se tr ver exposés à de nouvelles épreuves, il importe de les fortifier dans but par la communion 2. Quelques faillis ne méritent pas celte indulo-en dont ils bénéficieront peut-être par surprise 3, mais les pécheurs repeutam ne doivent pas être privés du secours puissant qui leur permettra d affronter, victorieusement cette fois, le martyre. D'ailleurs, une fois la Der sécution déchaînée, est-on sûr de ne pas mourir avant Tépreuve suprême * ?Les évêques terminent la lettre en déclarantqu'ilsont agi suivant leur conscience et qu'ils souhaitent voir leurs collègues d'Italie dans les mêmes dispositions qu'eux-mêmes : quant à l'évêque qui refusera tout pardon, qu'il redoute le jour du jugement de Dieu 5.
Félicissimus et sa secte ne pouvaient être compris dans cette mesure d^indulgence, car depuis plus d'un an il avait organisé un schisme. En manière de représailles il tenta de réunirun concile à Carthage et battit toute l'Afrique pour recruter des adhérents dans l'épiscopat. Le résultat fut piteux 6. Félicissimus annonçait l'arrivée de vingt-cinq évêques ; tout compte fait ils se trouvèrent cinq, dont trois apostats et deux hérétiques. L'un de ces derniers était ce Privatus, deLambèse, condamné quelques années auparavant. 11 voulut profiter de son voyage à Carthage pour se faire admettre dans le concile des 42 évêques, y plaider sa cause et obtenir sa réhabilitation ; mais ce fut en vain, on refusa de l'entendre. Cette rigueur poussa le groupe schismatique aux extrémités. 11 déposa Cyprien et lui donna un successeur dans la personne deFortunatus, un des cinq prêtres hostiles que nous rencontrons à tous les moments troublés de cette histoire. A cette date, il y eut donc jusqu'à trois chaires épiscopales à Carthage, celle des catholiques, celle des novatiens et celle des infelicissimiy c'est le sobriquet qu'on donnait aux partisans de Flicissimus.
Celui-ci s'était rais en route pour Pltalie afin de notifier la nomination de Fortunatus. Corneille savait à quoi s'en tenir sur ce factieux et ses partisans, il les écarta donc de l'Eglise ; mais les entendant faire grand tapage il perdit contenance et, intimidé, permit la lecture publique d un document dans lequel les plus odieuses accusations étaient portées contre l'évêque Cyprien. Cette concession portait son remède avec elle à cause