CHRONOLOGIE DES CONCILES DE CARTHAGE
•jjrt prêtres hostiles ; 4^ série de canons fixant les conditions et la pro cédure de réconciliation des lapsL — A défaut de ces documents dont la disparition est irréparable, nous avons quinze lettres écrites en 251 ^, qui Dût rapport, les unes à Texcommunication de Félicissimus 2, les autres au concile de cette année 3.
Année 252. — Cette année fut marquée pour l'Afrique, et pour Carthage çn particulier, par le fléau de la peste. Elle fit d'effrayants ravages ^ et pendant ce temps la persécution ne laissait pas d'être menaçante. A Rome, yers la fin de cette année, le pape Corneille fut exilé à Centumcellae ^ où il mourut pendant Tété de 253 0. En Afrique on jouit d'une assez grande liberté pour rendre possible la réunion d'un concile.
Vers le moment des fêtes de Pâques, l'évêque Gyprien reçut une lettre collective signée de six collègues réunis à Capsa '^ et demandant une solution sur le cas de trois chrétiens d'abord confesseurs, devant le magistrat local, apostats devant le proconsul au milieu des tortures, et depuis lors, pénitents. Les évêques demandaient que la conduite à tenir à l'égard des trois malheureux leur fût marquée par le futur concile. Celui-ci se réunit le 15 mai 252 8^ à Carthage, et compta 42 évêques. Nous savons d'une manière assez complète ce qui s'y passa, quoiqu*il faille déplorer la perte d'un document d'un prix inestimable rédigé par ordre de l'assemblée. C'était une lettre adressée au pape Corneille, contenant la liste complète de tous les évêques catholiques africains, reconnus comme tels parle concile ^. En revanche, nous possédons une autre lettre sj^nodale du même concile adressée au même pape ; on y lit les noms des 42 évêques dont se composait l'assemblée. D'après la mention de leurs sièges on constate que la plupart d'entre eux venaient de la Proconsulaire, principalement des villes de la côte, de la banlieue de Carthage, de la vallée du Bagradas ou de ses affluents.
Le concile s'était réuni sous la menace d'une reprise imminente de la persécution que faisait pressentir la conduite de l'empereur Gallus. La décision des évêques relative aux lapsi se ressentit de cette circonstance. Un accordait l'absolution à tous les renégats qui se seraient soumis à la fccipline de la pénitence^o. On fit toutefois une exception pour les mem-