‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 316 sur 403 · EpUl,^ Lxiv · texte numérisé non relu

EpUl,^ Lxiv

^. Epist,, Lxiv, 2.

^' Epist,y Lxi. Le concile adressa une première lettre, aujourdMiui perdue, pûur féliciter Lucius de son élection à l'épiscopat et de la sentence d*exil qui ^'vit celte élection presque immédiatement ; lorsqu'on ajiprit à Cartliage la J'^lela persécution en Italie et le retour presque triomphal du pape dnns ^^Qy le concile était encore réuni et ce fut Voceasion de la seconde letJre de •^icitation, celle que nous possédons.

APPËNDICK III

lettre synodale sont malheureusement perdus et leur nombre ne nous connu que par la suscription de la lettre. Leurs délibérations offr un certain intérêt. Au sujet de Tévêque Thérapius de Bulla, on s'éto qu'il ait cru devoir ignorer les dispositions du décret conciliaire rend Tannée précédente et qui exigeait avant tout pardon une pénitence règle. Le prêtre Victor qui a bénéficié de cette excessive indulgence se considéré néanmoins comme absous, mais Thérapius est blâmé. En qui concerne le baptême des nouveau-nés, que Fidus voulait faire retar der en invoquant les exemples de l'ancienne Loi, les évêques déclarent qu'à l'unanimité ils sont d'un avis opposé et proclament que Dieu n'im, pose aucune restriction, aucune condition d'âge, relativement au baptême '*. Ils justifient leur décision par des textes de l'Ecriture qui n'établit aucune différence entre la grâce départie aux adultes ou aux nouveaunés admis au baptême ^ ; nient que l'impureté de l'enfant et la circoncision puissent être encore pris en considération. Puisqu'on ne refuse pas le baptême aux adultes chargés de leurs propres péchés, quelle raison aurait-on de le refuser aux nouveau-nés qui ne sont chargés que du péché originel, le péché héréditaire ^ ? On ne devra donc écarter personne du baptême, les nouveau-nés moins encore que les autres *.

AxxÉE 254. — Le pape Lucius mourut le 5 mars de cette année. Au mois de septembre ou d'octobre, à l'automne, se réunit un concile de trente-sept évêques. Dans l'intervalle le clergé romain avait donné à Lucius un successeur dans la personne d'Etienne, élu le 12 mai 5, Un des premiers actes de celui-ci avait été d'accueillir la requête de deux évêques d'Espagne, Basiîide et Martial, qui, au moment de la pei*sécution deDèce, occupaient l'un le siège de Mérida, l'autre celui de Léon-Astorga ^. Tous deux avaient demandé ou accepté un certificat de sacrifice. Leur indignité ne s'était pas révélée que par ce seul fait, aussi avaient-ils été déposés par l'épiscopat espagnol et remplacés par Sabinus et Félix. Basiîide partit pour Rome, vit le nouveau pape, réussit à le convaincre de son innocence et se fit rétablir dans sa dignité. Les fidèles et surtout les successeurs n'acceptèrent pas une pareille solution et interjetèrent appel au concile d'Afrique devenu une institution régulière. La réponse du concile, vu sa récente décision à l'égard des prêtres lapsi à qui il interdisait le sacerdoce, n'était pas douteuse; mais il est bon de remarquer

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