‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 330 sur 403 · AVANT · texte numérisé non relu

AVANT

Hefele n'a fait aucune mention d'un concile, d'ailleurs raal connu, qui ne doit pas être passé complètement sous silence. Les origines du christianisme dans l'Empire perse sont demeurées obscures, malgré les recherches plus étendues et une critique très ingénieuse ^. En l'état de nos connaissances, « tout nous porte à croire qu'avant Pavènement de la dynastie sassanide, l'Empire perse ne contenait pas de communautés chrétiennes organisées. Ce n'est guère qu'en 250 que le christianisme a catholique », issu des grandes luttes qui divisèrent au ii« siècle les Églises du monde gréco-romain, avec ses dogmes nettement définis, et sa hiérarchie rigoureusement constituée, put étendre ses conquêtes jusqu'aux rives du Tigre 2. » A partir de cette époque quelques noms de sièges épiscopaux se laissent entrevoir : Beit Lapât, aux environs de l'an 260 ; Beit Slack, Kaskar, Séleucie-Gtésiphon. Ce dernier siège étant occupé dans le dernier quart du m* siècle par Papa bar Aggaï 3. Ces Eglises naissantes n'étaient attachées les unes aux autres par aucun lien et le territoire de chacune d'elles semble n'avoir été que tardivement délimité. Une même ville pouvait posséder à la fois plusieurs évêques appartenant à la même communion *. Vers le milieu du iv* siècle on peut préciser l'existence d'un certain nombre d'évêchés ^ ; et cette situation marque certainement un progrès sur l'état des sièges épiscopaux au début du même siècle. A cette date nous savons que fut fondé,

1. J. Labourt, Le christianisme dans V empire perse sous la dynastie sassanide (22^-632), in-12, Paris, 1904.

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