Walch, Ketzer hist., t ii, p
2. V. Duruy, Hist, des Homains, in-8, Paris, 1885, t. vu, p, 200, a raconté les atrocités sanglantes de Constantin. « L'homme qui avait fait tuer son beau-
682 LIVRE m, CHAPITRE I
Peu de temps avant sa mort Constantin décida le rappel de l'exil de saint Athanase *. Théodoret dit qu'il en donna Tordre en pré- [(^ sence d'Eusèbe de Nicomédie, et malgré les efforts de celui-ci ^. Constantin le jeune dit que son père avait résolu le rappel d' Athanase^ mais que prévenu par la mort c'était à lui, son héritier, d'obéir à la dernière pensée de son père ^.
Le retour d'Athanase ne put s'effectuer qu'un an après ; ce retard fut peut-être amené par les événements politiques. Constantin avait laissé un testament qu'en l'absence de ses fils il confia à un prêtre sûr. Ce prêtre devait le remettre à Constance, second fils de l'empereur, mandé aussitôt après la mort de son père. On ignore le motif du choix de Constance par l'empereur ; peut-être s'explique-t-il par ce fait que Constance se trouvait le plus à proximité de Nicomédie ; selon Julien l'Apostat *, Constantin avait en Constance une confiance ["
père, son neveu, le jeune fils de Maxence, le mari de sa sœur et les deux césars de Liciuius, » son propre enfant et sa femme un moment adorée, n'hésita pas à faire égorger un enfant de douze ans, Licinianus, fils d^une sœur qu'il aimait, Constantia, mais <jui paraissait pouvoir créer un jour quelque embarras aux enfants dont il allait faire mourir la mère, ses Bis du second lit. c En quelques jours, Couslantîn avait égalé Néron. 9 On se détournait de lui avec horreur, bien qu'il fût difficile d'épouvanter les hommes de ce temps. On afficha aux portes du palais impérial un distique qui faisait allusion à ces atrocités sanglantes et la parure efféminée de Constantin :
Saturni aurea secla quis requiret ?
Sunt hœc gemmea sed Neroniana, (H. L.)
1. Ce fait est rapporté par Sozomène, Hist, eccles,, 1. III, c. n, P, G., t. LxviijCol. 1036; Sozomène, d'ailleurs, insinue plus qu'il n'affirme. (H. L.)
2. Théodoret, Hist. eccles., 1. I, c. xxx, P, (?., t. lxxxu, col. 989.
3. S. Athanase, Apologia contra arianos, c. lxxxvii, P. C, t. xxv, col. 405. Constantin le jeune paraît avoir eu à un degré élevé le souci de la gloire paternelle. Il n'avait pas attendu le règlement de partage de l'empire pour rendre la liberté à Athanase, dès le 17 juin 337, moins d'un mois après la mort de Constantin. La chronologie de cet épisode a été refaite au cours des dernières années. C'est en 337 qu'aurait eu heu le retour du saint; cl. F, Larsow, Die Fest Briefe des heiL Athanasius, ii)-8, Leipzig, 1890, p. 29 ; Sievers, Athanasii vita acephala j p. 99 ; A. von Gulschmidt, Kleine Schriften ^ edit. F. Ruhl, in-8, Leipzig, 1890, t. 11, p. 430 ; Gwatkin, Studies of arianism^ in-8, Cambridge^ 1900, p. 140-142^ Athanase rentrait dans Alexandrie le 23 novembre 337. Sur Constantin le Jeune, cf. Baudot, Dissertation critique sur la famille de Constantin et en particulier sur Constantin le jeune f dans le Magasin encyclopédique, 1812, t. VI, p. 241-274. (H. L.)
4. Socrate, Hist, eccles., 1. 1, c. xxxix, P, G., t. lxvii^ col. 180; Sozomène, Hist, eccles,^ 1. II, c. xxxiv, P. G,, t. lxvii, col. 1032 ; Rufin, Hist, eccles^y 1, I, c. XI, p, L,, t. XXI, col. 482 sq.