Zoëga, Catalogua y^ p
2. Il appartient à la crilique des listes épiscopales coniparëes d'aborder ces questions de géographie aa sujet desquelles on peut consulter avec fruit : H Geiz er dans Beitrage zur alten Geschichte und Geographie y dans Festchrifty fur Heinrich Kiepert y in- 8, Berlin, 1898 ; F. Deimas, Les Pères de Nicée et Le Quien, dans les £chos d'Orient, 1900-1901, t. iv, p. 87-92.
3» M. £. Révîilout soutient i'ideatiiication des Fragments coptes au c Synodique » et l'identification du « Synodique » aux actes du concile de 362. Il invoque en faveur de cette hypothèse un passage de saint Grégoire de Nazianze, Epist,^ ci, ad Caledonium^ P, tf., t. xxxvii, col. 177 où il est dit que les apolUnarisles sont tenus de prouver par le tome synodique radhésion lue les légats d'Apollinaire donnèrent aux délibérations d'Alexandrie. iMgr Duchesne fait observer que dans le texte de saint Grégoire il ne s'agit pas du concile d'Alexandrie, mais du concile occidental, c'est-à-dire du concile romain.
de 362. « Le document lui-même, écrit Mgr Duchesne, ne dit rien d'un telle origine ; on n'y trouve pas la fameuse épître synodale du concil d'Alexandrie aux fidèles d'Antioche, ni les noms d'aucun des membres de l'assemblée, pas même celui de saint Athanase. Sans doute la lettre de Paulin d'Antioche est la même qui figure dans les manuscrits de saint Athanase, à la fin de Tépître synodale, mais on la trouve aussi ailleurs par exemple dans saint Epiphane {Haeres,^ lxxvii). La confession de foi de la seconde partie contient, à propos de la Trinité, la formule des trois hypostases, étrangère au langage courant d'Alexandrie 1. Enfin la glose qui suit le symbole de Nicée, dans la première partie du recueil, est conçue en de tels termes qu'elle n*a pu être rédigée ni à Nicée ni à Alexandrie. Citons ici M, Révillout : « Le symbole est suivi d'une glose officielle qui paraît également appartenir au concile de Nicée : « Ainsi il a plu aux « évêques assemblés en saint concile pour la foi... » Au commencement de son traité De synodis (c. in-v), écrit en 359, saint Athanase reproche vivement aux évêques anténicéens d'avoir mis une formule semblable en tête de leurs symboles. Il ajoute que le concile de Nicée a sans doute employé l'expression « il a plu, eSols », à propos de son décret sur la Pâque, mais que lorsqu'il en vint à la rédaction de la confession de foi, il se borna aux mots : c< ainsi croit l'Eglise catholique. » Il est difficile d'admettre qu'il se soit trompé sur un fait si important dans sa discussion, ou bien qu'après avoir répudié, en 359, une telle formule, il l'ait introduite ou laissé introduire en 362 dans un recueil ofliciel de documents nicéens 2. »
On voit, d'après Tensemble de ces remarques, que le catalogue épiscopal inséré dans les fragments coptes représente un document distinct dont l'insertion, parmi des pièces relatives à Nicée, ne permet en aucune façon de lui imputer une origine commune à celle de ces pièces et d'attribuer son élaboration au même milieu d'où ces pièces sont sorties.
Le catalogue épiscopal nicéen mis à part, reste à savoir la place qui revient aux indications contenues dans les fragments coptes parmi les monuments originaux et incontestables du premier concile œcuménique, et même si une place quelconque doit leur revenir parmi ces monuments.
Nous avons dit que l'identification des fragments coptes avec l'œuvre canonique du concile de 362 est sans aucun fondement. En ce qui concerne le symbole, une telle remarque est superflue. Si les évêques réunis en 362, à Alexandrie, sous la présidence de saint Athanase, s'étaient trouvés
1. Au concile d'Alexandrie, saint Athanase reconnut que les Orientaux poavaient donner un sens orthodoxe à cette formule ; mais il ne s'en est jamais servi pour son propre compte * ceux de ses écrits où on la trouve ont ete démontrés apocryphes. Même au temps de saint Cyrille cette expression n étai pas familière aux alexandrins. On sait que saint Jérôme la répudiait energiquement.