DE PRIMAI U ECCLESIA ROMANE
Ecclesia Romana semper habuit primat um, Teneat autem et ^gyptwfy Lihyse et P enta polis ^ ita ut episcopus Alexandrise horum omnium haheat potestatem, quoniam et Romano episcopo hxc est consuetudo. Simihter autem et qui in Antiocka contitutus est, liaque et in ceteris provinciis privilesia salva sint Ecclesiarum
Dans les recensions gauloises on trouve nommées api»ès l'Kgypte (ainsi que dansToriginal) la Lybie et la Pentapole, et à ce trait de ressemblance
Li: s DIYKRSJ5S «KDAGTIONS DES CANONS DE NICEE 1153
avec le grec il faul en joindre un autre, le tour de la phrase finale qui rappelle le tour même de la phrase grecque : xat èv xatç aX^aiç èTrapxc'aiç rà Tcpeageta (TtiCêffÔai xatç èxxXT|<rtat;.
11 nous reste à démontrer que ces différences entre le ms. de Chieti, la version isidorienne et la recension gauloise viennent d'un remaniement postérieur.
Voici en quels termes le légat du pape, Paschasinus de Lilybée, énonça les 6* et 7* canons de Nicée, dans la xvi* session du concile de Chalcédoine ^.
Paschasinus vir reverentissimus épis- Paschasinus reverentissiinus episco^ eopus vicarias se dis apostolicx dixit : pus vicarius se dis apostolicx dixit : Trecentorum decem et octo sanctorum Tt ecentorum decem et octo sanciorum pat r um : Antiqua consuetudo servetur pair um canon sextuf ' Ecclesia Roner Egyptum lia ut inana semperhabuitprimatum; teneat
a Ute m et JEgyptus ut
episcopus Alexandrise omnium haheat potestatem quoniam et liomano episcopo hxc est consuetudo, Similiter autem et qui in Antiochia constitutus est. Et in ceteris provinciis prima tus haheant ecclesise civitatum aliarum *, Per omnia autem manifestum sit utj;-si quis praeter voJuntatem metropolitani episcopi fuerit ordinatus quia hune statuit hsec sancta synodus non de b ère esse episcopum, Sane si communionem ** consensu -{-f rationabiliter prohaio et sec un dum ecclesiasticam regulam statuta *** duo aliqui aut très conten tione sua contradicunt -^-fj;; illa opteneat sententia in qua plures fuerint numéro sacerdotes, Quoniam mos antiquus optenuit et vetus[ta\ traditio ut Heliae id est Illerosolymorum episcopo deferatur, habeat consequenter honorem suum, sed et **** metropolitano sua dignitas salya sit.
(*ampliorumy Maassen ; (-l* quody Maassen ; (** communi omnium^ Maassen ; (tt ^t (add.), Maassen ; (*** statuto, Maassen; (-[j^ per contentionem suam contradicant, Maassen ; {"*** et, cm. Maassen.
1, Maassen, op. cit,, p. 20, avait donné ce texte d'après Mansi, Conc. ampliss^ CO IL y t. VII, col. 443, en le comparant avec les va liantes de Baluze. Le texte grec, tel qu'on le trouve dans Mansi, col. 444, est fait sur une version latine. Nous donnons ici la version établie par C. 11. Turner, Eccles, occid. ^onum. juris antiquissima, 1904, t. i, p 148 : Appendix VII d'après 1» Syllo- S^n codicis nostrse Dominœ Parisiensis sive antiqaioreni ; 2» Rustici s)llogen ^ftno 550 evulgatam. On trou\era )es variantes dans Turner, op, cit,^ p. 148. Nous donnons à la suite du texte les variantes de celui que nous transcrivons ^vec celui de Maassen aûn de conserver 2»on sens à la discussion.
Jusqu'aux mots cwitatum ampliorum nous avons la rédaction d*aprèa le ras, de Ghieti, tout le reste d'après la rédaction primitive de la version isidorienne. La liaison dans un même canon de ces deux versions est d'une grande importaace pour l'histoire de la rédaction des canons de Nicée conservés dans les recueils gaulois. Un fait de cette nature nous conduit à admettre que le légat Paschasinus a fait usage d'une rédaction identique. Les dissemblances ci-dessus indiquées entre les recueils gaulois et le recueil du ms. de Ghieti dans la première partie du canon 6' et la rédaction primitive de la version isidorienne dans la deuxième partie de ce canon, Paschasinus les a ignorées. Bien plus, les deux formes se retrouvent sans altération dans la version dont il fait usage. Il suit de là que la liaison des deux versions, telle qu'.elle se trouve dans les recueils gau-« lois, est plus ancienne chronologiquement que leurs rédactions différant l'une de l'autre.
Il va de soi qu'une conclusion de cette nature ne se peut restreindre au seul canon 6* ; il faut donc admettre que la même main qui emprunta à la version du ms. de Ghieti la première partie du canon 6*, transporta de cette version dans la version isidorienne les rubriques et la division des canons, Ge it'est que plus tard que fut entrepris, à l'aide du texte grec original, un remaniement du texte intégral.
Avant d'aller plus loin il nous faut indiquer quelques modifications qui distinguent entre eux les divers recueils gaulois, c'est-à-dire: l^le recueil de Quesnel ^, 2° le recueil du ms. de Saint-Maur, 3» le recueil du ms. Hardy dont nous ne possédons plus, touchant les canons de Nicée, que le relevé des rubriques cité par Ph. Labbe ^.
La première différence regarde le dernier canon, qui manque dans le recueil de Quesnel et qu'on lit dans les deux autres recueils. Le ms. de Saint-Maur fait voir que ce canon est une addition postérieure. En effet, dans ce ms. le texte est précédé par un relevé des rubriques, relevé dans lequel le dernier canon est omis, d'où l'on peut induire que l'omission se représenterait dans le texte primitif. Dans le recueil du ms. Hardy le canon est mentionné — il est vrai qu'on peut se demander si les rubriques données par Labbe sont établies d'après un relevé mis en tête du texte ou bien, ce qui est plus probable, d'après le texte même 3.
La deuxième différence c'est que les dix-neuf canons se répartissent dans le recueil de Quesnel sous vingt-six numéros ^ et dans le recueil de
1. Les trois mss. d'EiusiedeIn Wo, de SainL-Gall 882 et de Paris 240Ö dans lesquels la même rédaction ne présente aucune trace de liaison avec une autre collection, concordent pleinement avec le recueil de Quesnel.